Archives quotidiennes : 14/06/2015

Émoi à l’agglo de Châtellerault après une tentative de suicide

Il y a dix jours, un agent de l’agglo de Châtellerault a tenté de se jeter par la fenêtre du bureau du directeur général. Une enquête interne a été diligentée.

1.200 agents travaillent au sein de la collectivité de Châtellerault (Ville, agglo, CCAS).

1.200 agents travaillent au sein de la collectivité de Châtellerault (Ville, agglo, CCAS).

Dans un premier temps, l’histoire était restée assez confidentielle. Elle a été mise sur la place publique par deux syndicats de la collectivité châtelleraudaise, la CGT et Sud.

Les faits. Mercredi 3 juin, en début d’après-midi, un agent du service financier de la communauté d’agglomération du Pays châtelleraudais est reçu en mairie dans le bureau du directeur général des services, Olivier Roussarie. Lire la suite

Education : La « révolte des sardines » en Israël

IsraPresse, 14 juin 2015 :

La « révolte des sardines », nom donné à la vague générale de protestation contre la promiscuité dans les classes de l’éducation nationale vient d’atteindre son paroxysme. La proche banlieue de Tel Aviv, Ramat Gan, est totalement en grève depuis ce matin dimanche et les parents défilent en ce moment, accompagnés du maire de la ville, Israel Zinger. Parallèlement, de nombreuses autres villes dans tout le pays ont rejoint le mouvement de grève.

Cette « révolte des sardines » était montée d’un cran au début de la semaine dernière alors que les parents d’élèves avaient rencontré la directrice du ministère de l’Education nationale, Michal Cohen, pour savoir comment elle comptait résoudre le problème du surplus d’élèves dans les classes. Selon Shay Weiss, un des parents d’élèves, non seulement le problème n’est pas prêt d’être résolu, mais Mme Cohen aurait même donné le feu vert aux directeurs d’écoles pour agrandir encore plus le nombre d’élèves, au-delà du nombre de 40, qui soulevait déjà la polémique.

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Neuruppin : La population bloque la marche des néo-nazis

Le 6 juin 2015, le NDP ainsi que divers groupes néo-nazis du nord de l’Allemagne et de Hollande voulaient organiser une marche à travers Neuruppin dans le Brandebourg. C’est ainsi que 500 à 600 néo-nazis se sont rassemblés pour marcher dans les rues de la petite ville et crier leurs appels à la haine raciste.

La population de Neuruppin, de son côté, a tenu une fois encore de montrer que néo-nazis et racistes ne sont pas les bienvenues. Ainsi ce sont au moins 1400 habitantes et habitants qui se sont mobilisés contre l’extrême-droite. En plus d’une grande manifestation et d’un concert au centre de Neuruppin, et malgré d’impressionnantes forces de police mobilisées pour protéger les néo-nazis, habitantes et habitants se sont organisés pour bloquer la marche de l’extrême-droite. Par des sit-ins à plusieurs endroits de la ville, la route que devaient emprunter les nostalgiques des chemises brunes a été barrée, si bien que la « grande marche » des néo-nazis a dû être interrompue au bout de 30 minutes. Pour la population de Neuruppin, c’est une nouvelle victoire : une fois encore elle a montré qu’elle ne veut pas des néo-nazis et autres racistes.

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Prostitution : « Je ne suis personne. Je suis déjà morte 20 fois, 30 fois »

Le Nouvel Observateur, 13 juin 2015 :

La journaliste Sophie Bouillon, prix Albert-Londres, publie un document choc sur le sexe tarifé. Partie sur le terrain sans préjugés, elle en revient avec un impressionnant voyage au bout de la nausée. Extraits.

Dans un livre coup de poing, « Elles. Les prostituées et nous » (éd. Premier Parallèle), la journaliste Sophie Bouillon, prix Albert-Londres en 2009, donne la parole à celles qui la pratiquent, à celles que la société ignore ou méprise, aux « survivantes » qui s’en sont sorties, mais aussi aux clients qui la consomment.

Une enquête de longue haleine menée du Nigeria aux fourrés du bois de Boulogne, des salons au décor colonial de Genève aux bars à néons de Pigalle, qui jette une lumière crue sur le business du sexe : « Quoi qu’en disent les grands défenseurs de la libéralisation sexuelle, les habitués des hôtels de luxe et des soirées libertines, la prostitution est rarement heureuse. »

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Hayange : Parents et salariées du multi-accueil dans la rue

Le Républicain Lorrain, 14 juin 2015 :

« Pas d’économies sur le dos des enfants ! » Le slogan, scandé hier matin par le collectif hayangeois pour le bien-être des doudous a résonné dans le centre-ville. Les manifestants exigent la titularisation des emplois précaires.

Info complémentaire du blog Communisme Fensch :

Derrière l’image proprette, la réalité du front national est toute autre. Il agit comme tous les partis bourgeois, voire parfois n’hésite pas à se mettre à la limite de la légalité. A Hayange, par exemple, il pratique la préférence communale, pendant de la préférence nationale chère aux Le Pen de toute génération. Ainsi, Rachida, 55 ans, mise à l’écart parce qu’habitant Nilvange. Sans doute aussi, connaissant Engelmann, à cause de ses origines…

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La Halle : trois cents manifestants à Châteauroux

La Nouvelle République, 14 juin 2015 :

Les salariés de l’enseigne La Halle, dont 1.500 emplois pourraient être supprimés en France, ont manifesté leur colère, hier, dans les rues de Châteauroux. Dans l’Indre, plusieurs dizaines de postes sont menacés.

Sur les pancartes, des slogans amers : « La Halle nous déshabille », « 2015, grande démarque, 1.400 employés licenciés ». Sur les poitrines, des stickers « -50 % », destinés à orner les articles soldés dans les magasins du groupe Vivarte.

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Plafonnement aux prud’hommes : une « destruction du droit du travail » ?

Arrêt sur image, 13 juin 2015 :

« Quand le plancher devient le plafond, c’est qu’on marche sur la tête ! » Sur son blog, l’avocat en droit du travail David Van der Vlist, membre du Syndicat des avocats de France (fondé par des avocats de gauche) et ancien responsable du syndicat étudiant Unef (proche du PS), décortique l’annonce de réforme du gouvernement sur le plafonnement des dommages et intérêts qu’un salarié peut toucher après un licenciement abusif devant les prud’hommes. Une réforme éclipsée cette semaine dans les medias par l’affaire du vol Poiriers-Berlin du Premier ministre.

Les deux premières colonnes représentent 81 % des salariés, "les plus durement touchés" selon van der Vlist. Certains cas de licenciement sont exclus du plafonnement : harcèlement moral ou sexuel, discrimination, corruption, droit de grève etc.

Les deux premières colonnes représentent 81 % des salariés, « les plus durement touchés » selon van der Vlist. Certains cas de licenciement sont exclus du plafonnement : harcèlement moral ou sexuel, discrimination, corruption, droit de grève etc.

Jusque là, le code du travail fixait un plancher de réparation de 6 mois de salaire pour tout licenciement abusif (sauf dans le cas d’un salarié ayant moins de 2 ans d’ancienneté ou travaillant dans une entreprise de moins de 11 salariés). Pour Van der Vlist, ce plancher est indispensable : « si l’on veut que l’obligation de fonder le licenciement sur une cause réelle et sérieuse soit respectée, il est indispensable que les conséquences d’un licenciement injustifié soient véritablement dissuasives. […] Or si un salarié ne peut espérer obtenir que 3 mois de SMIC (3300 € net environ), il aura peu intérêt à saisir un conseil de prud’hommes, a fortiori s’il doit prendre un avocat qu’il devra payer une somme similaire (sans certitude de victoire). A partir de là, l’employeur a un faible risque contentieux puisque peu de salariés risquent de l’attaquer […] L’employeur peut alors licencier sans véritable motif et le droit du travail est réduit à une déclaration de bonnes intentions. »

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