L’usine FVM Technologies bloquée depuis hier matin à Villers-la-Montagne

Le Républicain Lorrain, 13 septembre 2016 :

L’usine FVM Technologies de Villers-la-Montagne est bloquée depuis hier matin, 6h. La quasi-totalité des employés (plus de 200) est en grève pour réclamer des garanties à l’unique client, Renault.

La situation se tend à FVM Technologies, Villers-la-Montagne. L’usine, qui produit des carters d’huile pour automobiles, est en pleine période de redressement judiciaire. Et pointe aujourd’hui du doigt son unique client, Renault, « dont on ne sait pas s’il va nous lâcher, puisqu’on entend qu’il chercherait à trouver des solutions d’approvisionnement en Turquie », expliquent les représentants FO-CGT-CFE-CGC. « On demande donc depuis cet hiver un rendez-vous, pour avoir des engagements concrets, qu’on n’obtient pas. Ils sont là quand il s’agit de prendre l’argent du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi Ndlr), c’est-à-dire nos impôts, mais pas pour nous rassurer quant à notre futur. On commence à être à bout. »

Jean-Louis Jullien, Artur Jorge Ferreira, Benoit Melnyk et leurs collègues ont donc décidé de bloquer le site. Depuis hier matin, 6h, l’entrée est fermée. Et près de 100 % de ceux qui devaient travailler (moins les intérimaires) renforcent le piquet de grève.

Rendez-vous à Metz ce matin

Cadres et ouvriers parlent d’une seule voix. « Il n’y aurait plus qu’un seul repreneur, mais la plupart disent qu’il faudrait une séparation avec le groupe Arche pour que ça se concrétise. Dans tous les cas, il y aurait un plan social. Mais ça, ce sera un autre combat qu’on mènera de front, plus tard. Place d’abord à Renault. »

La direction du constructeur automobile, « qui peut nous proposer un chiffre d’affaires de 18 à 20 M€ par an, ce qui est insuffisant », n’a pas tardé à réagir, puisqu’elle a proposé une réunion aux délégués syndicaux, aux responsables de FVM, aux avocats, etc. Rendez-vous ce matin à 11h30 à l’hôtel Mercure de Metz.

« La balle est dans leur camp. On veut des garanties, car sans eux, aucune reprise ne se fera. Et si on ne les obtient pas, il se pourrait qu’il y ait un conflit beaucoup plus sérieux. Les employés de l’usine n’ont plus rien à perdre. Et il n’y a rien de pire que des gens qui n’ont plus rien à perdre », prévenait Ralph Blindauer, l’avocat du comité d’entreprise.

Dans l’attente du résultat de ces très attendus échanges, les salariés ont sorti le ballon de foot, le barbecue, les braseros et les tentes. « On est en fin de période de redressement judiciaire. Il faut que les choses s’accélèrent », soulignaient les salariés après la visite de quelques rares élus locaux, dont le député-maire de Longwy Jean-Marc Fournel.

« Mais bon, on ne croit plus trop aux belles paroles de nos hommes politiques nationaux, qui nous répètent sans cesse qu’ils n’y peuvent rien. »

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