Archives de Tag: BTP

Besançon : les salariés de « Sol-Pose » en grève totale

Dans les petites entreprises aussi on peut lutter ! Article de l’Est Républicain daté du 13 septembre (et à paraître demain)… d’ores et déjà des discussions sont en cours sur les salaires et les autres revendications.

Ils travaillent dans l’entreprise depuis 6 à 15 ans, pour le plus ancien et sont en grève pour la première fois, depuis lundi. Les huit employés de Sol-Pose chemin de l’Espérance en ont marre d’être pris pour les vaches à lait, si l’on en croit la mascotte qui les accompagne dans leur piquet (voir photo).

Hier (mardi 13), ils ont rencontré la CGT pour confirmer ce qu’ils supputaient. Tout n’est pas clair dans leurs contrats. « C’est simple on est embauché comme aides poseurs de sol mais en fait ont réalisé tout ce qu’il y a à faire dans le bâtiment, intérieur comme extérieur et ce en toute autonomie » explique leur porte-parole. « Certains d’entre nous ont un coefficient de 170 sur leur contrat et sont payés au 150. En fait on touche le salaire minimum »

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À Paris, des sans-papiers sur le chantier de la grève

L’Humanité, 12 septembre 2016 :

Vingt-cinq Maliens employés par un sous-traitant du BTP ont cessé le travail mercredi. Ils exigent des papiers et leurs fiches de paie. Un grave accident a déclenché leur lutte.

Avenue de Breteuil, dans le chic 7e arrondissement parisien, à quelques kilomètres à pied de la tour Eiffel et de l’esplanade des Invalides. Au no 47, des drapeaux CGT sont suspendus sur le grillage d’un bâtiment. « Traite des êtres humains, travail dissimulé, exploitation, ça suffit ! » peut-on lire sur une banderole. En grève, vingt-cinq travailleurs maliens occupent nuit et jour, depuis mercredi matin, la cour d’entrée du chantier de l’entreprise de bâtiment sous-traitante MT Bat-Immeubles. Avec le soutien de la CGT, ils réclament un contrat de travail, des fiches de paie rétroactives et une régularisation de leur situation.

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Grève sur un chantier parisien : après un accident, la colère de travailleurs sans papiers

Libération, 8 septembre 2016 :

Selon la CGT, des ouvriers maliens reprochent à leur employeur de ne pas avoir appelé les secours, réclament leur régularisation administrative et des conditions moins dangereuses. Silence de leurs patrons.

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La semaine dernière, déjà, il y avait eu ce collègue blessé à l’œil par un débris de chantier, raconte la CGT. Mais les 25 travailleurs maliens en charge du démontage de l’ancien siège du groupe Michelin, avenue de Breteuil, dans le VIIe arrondissement de Paris, avaient tout de même continué le travail. Jusqu’à ce qu’ils décident de se mettre en grève, mercredi. La veille, l’un d’eux a été victime «d’un gros accident du travail», raconte Marilyne Poulain de l’union départementale de la CGT de Paris. «Il est tombé d’un échafaudage non adapté aux travaux en hauteur et s’est cassé le bras, avec fracture ouverte. Ses collègues ont alors voulu appeler les pompiers, mais l’employeur ne voulait pas. Ce sont donc eux qui ont finalement alerté les secours.»

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À Sainte-Croix, six ouvriers polonais poursuivent leur grève

Le Courrier, 6 septembre 2016 :

Le dialogue entre le syndicat Unia et Alpen Peak est rompu. Des plaintes ont été déposées.

Les six ouvriers polonais en grève ont passé leur septième nuit sur le chantier de Sainte-Croix où ils étaient payés entre 8 et 9 euros de l’heure. Unia appelle leur employeur Alpen Peak à payer 100 000 francs d’arriérés de salaires. L’entreprise basée à Neuchâtel refuse tout dialogue tant que le chantier est occupé par les grévistes.

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La grève se poursuit à Sainte-Croix

Arc Info, 31 août 2016 :

Les six ouvriers polonais, accompagnés de quatre syndicalistes d’Unia, s’apprêtent à passer une deuxième nuit sur le chantier d’Alpen Peak. Ils poursuivent la grève contre l’entreprise neuchâteloise.

Unia déclare avoir la preuve irréfutable de l’exploitation des Polonais, qui auraient travaillé pour 9 francs de l’heure. Le syndicat tient une conférence de presse demain à Sainte-Croix.

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Ouvriers en grève à Saint-Sulpice et à Sainte-Croix

Arc Info, 30 août 2016 :

La grève entamée ce matin par six ouvriers polonais sur des chantiers de Sainte-Croix (VD) et de Saint-Sulpice continue. La direction de l’entreprise qui les exploiterait a refusé de fournir des fiches de salaire, selon le syndicat Unia.

Les six travailleurs polonais, soutenus par le syndicat Unia, poursuivent leur grève pour obtenir de leur employeur Alpen Peak international le paiement du rétroactif des sommes qui leur sont dues. Selon Unia, les ouvriers polonais sont payés 12 francs de l’heure, ils dorment sur les chantiers des bâtiments qu’ils rénovent « pour un loyer exorbitant ».

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Ces enfants, exploités par les entrepreneurs des travaux publics à Tizi Wezzu

Tamurt, 28 août 2016 :

Le phénomène de l’exploitation des enfants dans le domaine des travaux forcés prend de l’ampleur à Tizi Wezzu. Les entrepreneurs des travaux publics sont les premiers à exploiter cette main d’œuvre à bas prix.

Des jeunes collégiens et lycéens, dont l’âge ne dépasse pas, dans la plupart des cas, les 15 ans, travaillent plus de 10 heures par jour dans des chantiers à travers plusieurs localités de la wilaya de Tizi Wezzu et à Tizi ville aussi.Non seulement, ces enfants ouvriers ne sont jamais déclarés à la sécurité sociale et ne sont couverts par aucun organisme, leur rémunération frise l’esclavagisme. Si les autorités locales ne se sont jamais souciées de ce phénomène, les partis politiques et les élus locaux n’ont jamais évoqué ces exploitations.

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