Archives quotidiennes : 16/02/2013

Plus de 10 000 Kurdes manifestent à Strasbourg pour la libération d’Öcalan

De 10 000 à 45 000 Kurdes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé samedi à Strasbourg pour réclamer la libération en Turquie du leader du PKK emprisonné Abdullah Öcalan et pour demander «justice» après l’assassinat à Paris de trois militantes kurdes.

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Les manifestants, venus de plusieurs pays d’Europe (notamment d’Allemagne, de France et du Bénélux), portaient des banderoles proclamant «Kurdistan libre» et de grands portraits d’Abdullah Öcalan.

En tête du cortège, des dizaines de femmes arboraient sur des T-shirts blancs les portraits des trois militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier dans les locaux du Centre d’information kurde (CIK), surmontés de l’inscription «Sans femme, pas de paix». «Nous exigeons la justice, nous demandons des comptes», proclamait une banderole.

«Nous sommes ici pour demander justice pour ces trois camarades», a expliqué à l’AFP Mahmoud Erol, de l’Association culturelle de Mésopotamie. «Nous n’avons plus confiance dans les autorités françaises car, un mois et demi après ces meurtres, on ne connaît toujours pas les commanditaires, on ne sait rien», a-t-il ajouté.

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Protestation des travailleurs du pétrole à Bassorah

Solidarité Irak, 16 février:

Plus de 500 travailleurs se sont rassemblés mercredi 13 février devant le siège de la South Oil Company à Bassorah (Irak) pour la défense de leurs droits, en demandant la démission du directeur général Jaffar Dhia et le paiement de deux ans de primes impayées.

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Manifestation contre l’extrême droite samedi à Lyon

Entre 1800 manifestants, selon la police, et 3000, selon les organisateurs, ont défilé contre l’extrême droite samedi dans les rues de Lyon, en marge du forum de la nation.

Ce rassemblement visait notamment à demander la fermeture du local des identitaires lyonnais, La Traboule, dans le Vieux Lyon. Au même moment, un «forum de la nation», convoqué par les Jeunesses nationalistes et réunissant des militants d’extrême droite, devait se tenir près de Lyon, dans un lieu tenu secret. Le cortège affichait des slogans comme «La nation, c’est l’arme des patrons», ou «Ils nous divisent pour mieux nous exploiter, Français, immigrés, solidarité».

Source : Le Progrès, 16 février 2013

Dresde : La marche néo-nazie bloquée

Le 13 février, les néo-nazis voulaient manifester à Dresde, ville complètement détruite par les bombardements pendant la deuxième guerre mondiale entre le 13 et le 15 février 1945, pour soi-disant, commémorer les « victimes allemandes ». Mais en fait, il s’agissait avant tout de réhabiliter les criminels du IIIème Reich.

Cette année, les néo-nazis, venus de toute l’Allemagne, ont dû faire face à la détermination de la population de la ville face à la peste brune. 10.000 habitant(e)s se sont rassemblés au centre-ville pour une immense chaîne humaine contre le racisme et le néo-fascisme. Comme l’a dit une manifestante,  “Je suis ici en mémoire des victimes de la guerre et pour donner un exemple contre le racisme”. Devant la gare, dans le même temps, ce sont rapidement 5.000 antifascistes qui ont bloqué la route, empêchant 300 néo-nazis de quitter la gare tandis que 400 autres fachos se retrouvaient à proximité du zoo.

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Allemagne : Conditions de travail chez Amazon

Reportage de ARD sur les conditions de travail chez Amazon en Allemagne (en allemand) :

Autour de Noël, Amazon recrute des travailleurs intérimaires à travers l’Europe (Roumanie, Espagne, Pologne, etc.) pour préparer les colis en Allemagne. Bien des travailleurs n’apprennent qu’une fois en Allemagne qu’ils ne sont pas embauchés par Amazon, mais par une boîte d’intérim avec un salaire horaire de 8,52 euros bruts. En plus du mépris des règles de sécurité, des horaires flexibles, des licenciements des intérimaires dès que l’on en a plus besoin, de conditions d’hébergement précaires, etc… une particularité chez Amazon c’est la présence, tant sur le lieu de travail que sur les lieux d’hébergement, de vigiles recrutés dans les milieux néo-nazis pour contrôler et intimider les travailleurs intérimaires.

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L’affaire Anene Booysen, le viol qui révolte l’Afrique du Sud

Le viol et le meurtre d’une jeune fille soulèvent une vague de protestation inédite dans un pays où les violences sexuelles atteignent des niveaux record. Les manifestants espèrent une mobilisation aussi forte que celle des Indiens dans un cas similaire.

LE CAP - Le viol et le meurtre d'Anene Booysen, 17 ans, a soulevé une vague d'émotion sans précédent en Afrique du Sud.

LE CAP – Le viol et le meurtre d’Anene Booysen, 17 ans, a soulevé une vague d’émotion sans précédent en Afrique du Sud.

Les faits sont quasiment identiques jusque dans les plus sordides détails: le viol collectif suivi du meurtre d’une jeune sud-africaine, début février, rappelle en plus d’un point celui de l’étudiante de New Delhi dont la mort a provoqué, fin décembre, une émotion inédite.

Le 2 février, des agents de sécurité découvrent sur un site de construction de Bredasdorp, bourgade située à 130 kilomètres du Cap, une jeune fille de 17 ans agonisante. Laissée pour morte par ses agresseurs, Anene Booysen, violée la veille en sortant d’une boîte de nuit, éventrée, décèdera à l’hôpital dans la soirée.

Après une enquête rapide -la victime a identifié l’un de ses agresseurs avant de mourir- deux suspects ont comparu brièvement mardi devant le tribunal de la ville : son ex-petit ami, âgé de 22 ans, ainsi qu’un autre homme de 21 ans. Un troisième a d’abord été interpellé avant d’être relâché faute de preuves.

Les deux accusés se sont présentés la tête cachée par des serviettes, la Cour ayant demandé aux médias de ne pas rendre publics leurs visages. Signe de la tension soulevée, des centaines de manifestants étaient rassemblés devant le palais de justice pour réclamer une peine exemplaire: des membres d’associations de défense des droits des femmes, mais aussi des jeunes de l’ANC, ainsi que de l’Alliance démocratique, le parti d’opposition.

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Luttes sociales en Centrafrique

Afrik.com, 16 février 2013 :

La ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été vivement secouée par une série de grèves ces trois derniers jours. Les manifestants n’ont pas attendu des jours après l’installation des nouveaux membres du gouvernement pour leur soumettre leurs revendications.

A peine élu, le gouvernement de Nicolas Tiangaye est confronté à une série de manifestations. En plus de la situation sécuritaire qui reste incontrôlée puisque les chefs de la Séléka n’arrivent pas à soumettre leurs hommes sur le terrain, les grognes sociales ont repris de plus belle dans la capitale centrafricaine. En l’espace de 72 heures, l’on a assisté à quatre manifestations dont la première a été celle des enseignants vacataires du supérieur qui ont plombé prématurément la reprise des cours sur le campus. C’était pour réclamer du gouvernement le payement de leur émolument qu’ils n’ont pas perçu depuis 24 mois. Les professeurs du fondamental 1 en instance d’intégration se sont joints aux premiers grévistes le lundi dernier pour demander leur intégration dans la fonction publique.

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