Archives quotidiennes : 05/02/2013

La Providence : Colère des 22 grévistes licenciés

ATS, 5 février 2013 :

Les 22 employés de l’Hôpital de La Providence licenciés avec effet immédiat lundi ont clamé mardi leur colère devant la presse à Neuchâtel. Ils jugent leur licenciement abusif et ne comptent pas se laisser faire. Ils déposeront un recours alors que Travail.Suisse en appelle au Conseil fédéral.

« Etre licenciés en exerçant un droit constitutionnel est une première en Suisse, et cela se passe ‘encore’ dans le canton de Neuchâtel », ont indiqué les grévistes dans un communiqué. « Il ne devrait pas être possible en Suisse, et d’ailleurs ce n’est pas admis sur le plan juridique, de faire subir un licenciement à effet immédiat à des employés, qui, sur la base du droit constitutionnel, s’engagent pour le partenariat social », renchérit Travail.Suisse.

Et l’organisation syndicale de s’inquiéter du précédent que de tels procédés pourraient créer. Si l’Hôpital La Providence a du succès en procédant ainsi, cela pourrait conduire à un dommage irréversible pour le partenariat social et, par là-même, pour l’un des plus grands atouts de l’économie suisse, écrit Travail.Suisse dans un communiqué.

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PSA Aulnay : Plusieurs centaines de personnes rassemblées devant l’usine

Le Parisien, 5 février 2013 :

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce mardi en début d’après-midi à l’entrée du site PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), gardée par de nombreux vigile. Marie-George Buffet, Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Nathalie Artaud (LO), Martine Billard (PG), de nombreux élus de gauche de Seine-Saint-Denis et des délégués d’autres sites industriels comme Renault ou Michelin, sont venus soutenir les grévistes, et notamment les quatre délégués CGT de l’usine convoqués à un entretien préalable à licenciement, suite à la plainte d’un huissier pour «coups et blessures».

Les manifestants ont vivement critiqué le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui a jugé, ce matin sur RTL, que la fermeture du site d’Aulnay, prévue pour 2014, était inéluctable.

La production d’automobiles à Aulnay-sous-Bois est paralysée depuis le 16 janvier par une grève.

Les ouvriers en grève de PSA Aulnay s’adressent à vous

Tract du comité de grève soutenu par CGT, CFDT, SUD
05/02/2013

Les ouvriers en grève de PSA Aulnay s’adressent à vous

Aulnay, le 05 février 2013

Nous, ouvriers de PSA Aulnay, sommes en grève reconductible depuis le 16 janvier 2013. Nous refusons de grossir les rangs de Pôle emploi, car c’est l’avenir que nous prépare la famille Peugeot.

Comme vous le savez, le plan de PSA, c’est non seulement la fermeture de l’usine d’Aulnay, mais aussi plus de 10 000 salariés jetés sur le carreau. A quelques jours de la fin de pseudo négociations, on en est toujours au même point : aucune garantie sérieuse quant à l’avenir des salariés menacés de licenciement ! Voilà pourquoi, après maintenant deux ans de lutte, marquées par des journées de grève et de manifestation, nous avons décidé la grève reconductible.

Depuis le début du mouvement, PSA fait tout pour nous démolir : calomnies répandues dans la presse, armée de vigiles et de cadres qui quadrillent l’usine. Et maintenant des sanctions :

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Tunisie : Grève de la faim des ouvriers intérimaires de la STEG

Tunivision, 5 février 2013 :

Plusieurs agents intérimaires exerçant au sein de la Société Tunisienne d’Electricité et du Gaz, ont décidé d’observer à partir d’aujourd’hui, mardi 5 février, une grève de la faim, revendiquant leur titularisation.

Hassan Kanzari, secrétaire général-adjoint de l’Union des Travailleurs Tunisiens  »UTT », a laissé entendre que le dialogue est rompu avec la direction, indiquant qu’il n’arrive plus à négocier les revendications de ces intérimaires. Le secrétaire général-adjoint de l’organisation syndicale UTT, a également souligné que depuis le 11 avril 2011 une loi avait aboli le travail par intérim. ”

Gabon : Début d’une grève illimitée des enseignants

Afriquinfos, 5 février 2013 :

Les enseignants regroupés au sein du Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC) du Gabon ont déclenché lundi un mouvement de grève illimité.

Les enseignants et les chercheurs ont dit avoir constaté qu’aucune évolution n’avait, jusqu’alors, été apportée au préavis déposé sur la table du gouvernement il y a deux semaines.

« Nous avons constaté que malgré les efforts des enseignants et chercheurs, qui ont interpelllé le Premier ministre depuis septembre 2012, puis déposé un préavis de grève, aucune négociation n’a été ouverte », a déclaré Jean Remy Yama, président du SNEC.

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Côte d’Ivoire : Grève largement suivie dans la santé et l’éducation

Xinhua, 5 février 2013 :

La grève pour des revendications salariales de cinq et dix jours décrétée respectivement par des syndicats du corps médical et d’ enseignants du primaire, du secondaire et de l’enseignement technique est très largement suivie lundi au premier jour à Yamoussoukro, capitale politique et administrative, située à 230 km d’Abidjan, a constaté un journaliste de Xinhua sur place.

Au Centre hospitalier régional (CHR), « seul un service minimum est assuré, le médecin qui se hasardera de faire une césarienne en portera tout seul la charge », a prévenu Dr Désiré Olivier Damaud, secrétaire général local du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (Synacasci), coordonnateur de la grève à laquelle participent médecins, sages- femmes, infirmiers et infirmières, filles et garçons de salle.

« S’il n’y a rien pour le personnel soignant, il n’y aura rien à l’hôpital », dit le slogan de cette grève des personnels de la santé.

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Les appels à la grève se multiplient chez Renault

Caradisiac, 5 février 2013 :

Chez Renault, les dernières séances de négociations qui doivent aboutir à la signature d’un accord sur la compétitivité se font sous tension. En effet, depuis l’annonce par la direction de sa volonté de supprimer plus de 8000 postes et de conditionner l’attribution de nouveaux programmes (et donc du maintien de l’emploi) à la signature de l’accord, les syndicats se sont braqués estimant que le compte n’y était pas. Depuis ce matin, le site de Flins a débrayé, une grève qui fait suite à de nombreux autres mouvements de protestation sur tous les sites du constructeur.

Il n’y a pas que chez PSA que les syndicalistes montent en pression. Chez Renault, plus on avance dans le processus de négociation sur la compétitivité, moins les syndicats acceptent les propositions/injonctions de la direction qui a conditionné l’attribution de nouveaux programmes de production à la signature de l’accord. Les syndicats y voient du chantage quand la direction parle de négociations, bref, le dialogue de sourd s’instaure doucement.

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