Archives quotidiennes : 14/02/2013

Discriminée à cause de sa grossesse, elle obtient 90.000 euros

Une salariée d’un fabricant de cosmétiques licenciée à cause de sa grossesse a obtenu en appel 90 000 euros d’indemnités, dont 40 000 pour préjudice moral.

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Le fabricant de cosmétiques Caudalie a été condamné par la cour d’appel de Paris à verser plus de 90 000 euros à une ex-salariée licenciée après sa grossesse, selon l’arrêt consulté jeudi par l’Agence France-Presse. L’arrêt de la cour d’appel de Paris daté du 7 février indique que « les faits de discrimination sont établis » et déclare la nullité du licenciement de la salariée, dont le dossier était soutenu par le Défenseur des droits.

Selon l’avocate de la salariée, Valérie Benchetrit, la spécificité de ce dossier réside dans le fait que les dommages et intérêts pour préjudice moral lié à la discrimination sont de 40 000 euros, soit plus que la somme liée à la nullité du licenciement, un élément qui montre que le caractère discriminatoire a clairement été reconnu. La plaignante avait été engagée par Caudalie en septembre 2005 en tant que « chef de produit junior à l’international ». Elle a été promue « responsable export » en 2006.

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Ces salariés prêts à faire sauter leur usine

Faute de repreneur, les salariés de la fonderie de Vaux ont installé des explosifs.

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Alors que des milliers de salariés victimes de plans sociaux manifestent mardi, d’autres ont opté pour un mode de protestation plus virulent. Les employés de la fonderie DMI, en redressement judiciaire, empêchent depuis le 18 janvier toute expédition de pièces vers les clients de l’entreprise située à Vaux, dans l’Allier. Les salariés menacent surtout de faire sauter leur usine si aucun repreneur n’est trouvé.

« Si on doit mourir, l’usine mourra avec nous ». Un fil rouge, un fil bleu, quelques grammes d’explosif, un détonateur et une télécommande. Une simple pression sur l’interrupteur et tout expose. C’est du moins ce qu’assure Gabriel, un salarié de l’entreprise que ses confrères surnomment l’artificier. « On va dire que je connais les explosifs. J’ai endossé le rôle du méchant. Je vais vous montrer. Il y a des bouteilles de gaz qui alimentent toute l’usine. Tout peut péter. Si ça ne pète pas, on passe de l’électrique au manuel », explique-t-il.

Dans le hall central, Gabriel montre une grosse bombonne de propane et quatre pneus. « C’est une bombe, hein. Il y a du gaz, on allume les pneus, la bouteille de gaz, elle va bouger. Si on doit mourir, l’usine mourra avec nous », promet le salarié.

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Uunité urbaine de Valenciennes : Action contre l’accord dit de «sécurisation de l’emploi»

La Voix du Nord, 14 février 2013 :

Jeudi matin, les unions locales CGT de Valenciennes, Saint-Amand et Onnaing ont organisé une opération escargot pour rejoindre celle de Denain. Les syndicalistes ont opté pour le réseau secondaire « pour éviter tout risque de sur-accident » sur l’autoroute.

La quinzaine de véhicules a rallié le parvis de la mairie de Denain peu après 11 heures. Les représentants des quatre Unions locales ont été reçus une heure par la députée-maire Anne-Lise Dufour-Tonini qu’ils ont interpellée au sujet de l’accord sur «la sécurisation de l’emploi» signé le 11 janvier par trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) et les organisations patronales.

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PSA : Les ouvriers d’Aulnay manifestent près de l’Elysée

Ouest France, 14 février 2013 :

Une centaine de salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay ont manifesté jeudi à Paris à proximité de l’Elysée pour dénoncer l’accord sur le plan de sauvegarde de l’emploi et réclamer un médiateur.

Regroupés derrière une banderole « Non à la fermeture d’Aulnay », les salariés ont crié « Le changement c’est maintenant, il y en a marre des promesses ! » ou « Interdiction des licenciements ».

La rue était barrée par plusieurs cars de CRS et d’autres véhicules de police étaient positionnés dans les rues alentour.

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L’accord de sécurisation de l’emploi décripté

Tout savoir sur les pièges et ruses de l’accord dit de sécurisation de l’emploi, signé par le Medef et trois organisations syndicales le 11 janvier dernier. Sous couvert de droits nouveaux, ce texte, qui détricotte le code du travail, arrive devant le Parlement en avril.

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Il y a longtemps que les conquêtes sociales ne sont plus vraiment au programme des accords interprofessionnels. Or, dans l’accord conclu le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC), on nous parle de «généralisation de la couverture complémentaire de frais de santé» (art. 1), de «droits rechargeables à l’assurance chômage» (art. 3), d’un «compte personnel de formation» (art. 5) ou encore d’un «droit à une période de mobilité volontaire sécurisée» (art. 7). Dans le même temps, deux mesures sont conçues pour dissuader les employeurs d’abuser du CDD (art. 4) et du temps partiel (art. 11), deux facteurs importants de précarité. On applaudit!

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Bolivie : manifestation contre les violences faites aux femmes

JSS News, 14 février 2013 :

Un rassemblement et une marche ont eu lieu le 13 février à La Paz après le meurtre de Hanali Hanovre Huaycho, une journaliste de la chaîne nationale de télévision PAT.

Cela s’est passé le 11 février et depuis, son mari, lieutenant de police et principal suspect, est toujours en fuite. L’affaire a déclenché l’indignation et le ras-le bol des organisations féministes. Elles dénoncent l’impunité des crimes commis contre les femmes en Bolivie.

Mauritanie : Grève des agents de MSS

Alhakbar, 14 février 2013 :

Ce soir à minuit devra débuter une grève de 72 heures des agents de la société mauritanienne de gardiennage, MSS, mauritano Suisse sécurité (rebaptisée Mauritano sécurité service) pour réclamer le payement d’heures supplémentaires.

Les agents ont organisé le dimanche 10 février dernier à Nouakchott, une marche de protestation à partir du siège de la centrale syndicale CGTM jusqu’à la Présidence de la République. À l’occasion, leurs délégués, Bal Mamadou et Ly Moussa, ont déclaré à Alakhbar: «Nous étions engagés pour travailler 40 heures par semaines mais nous faisons actuellement 60 heures soit 20 heures supplémentaires que la MSS ne paye pas».

Selon les délégués, ces heures supplémentaires ont été évaluées à plus de 486 millions d’ouguiyas suite à une expertise menée sur demande de la Justice. Mais la MSS a jugée la somme exagérée et engagé une contre-expertise « qui tarde toujours à révéler ses résultats ».

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