Archives quotidiennes : 10/02/2013

Collectif de solidarité aux travailleurs en grève de l’Erenav : rassemblement aujourd’hui à 10h00.

10/02/2013.

DECLARATION :

personnelApres plus de deux mois de grève que les travailleurs de l’ERENAV n’ont cessé de se battre pour la préservation de leur outil de travail, l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnels et leurs permanisations. Malgré la disponibilité des travailleurs à ouvrir une perspective d’avenir à l’entreprise, la tutelle a usé par des méthodes juridiques afin d’empirer la situation et d’approfondir le pourrissement dont l’usage a été matérialiser par la violence à l’encontre des travailleurs grévistes par les forces de répression, en date du 06/02/2013 au sein même de leurs lieu de travail.

Nous condamnons énergiquement la répression des travailleurs par les forces de l’ordre !

Cette situation résulte d’un processus de la remise en cause du droit à l’exercice syndicale en procédant, après 8 mois de reprise du travail suite à la grève de 22 jours du mois d’avril 2012, au licenciement arbitraire de 03 syndicalistes.
A cet effet, le collectif de solidarité aux travailleurs de l’ERENAV appel à un soutien indéfectible au rassemblement de l’ERENAV devant le siège de la wilaya le lundi 11/02/2013 à 10h00 pour exiger :

• La réintégration de tous les travailleurs sans conditions
• Le respect de l’exercice du droit syndical
• La réintégration des syndicalistes licenciés en violation des dispositions de la loi 90/14.

Vive la solidarité des travailleurs !

Vive la lutte des travailleurs !

Béjaïa : la crise s’amplifie à l’ERENAV

Pourtant, l’annonce d’une réunion entres les deux parties le 17 janvier dernier avait redonné une lueur d’espoir aux grévistes.

Le conflit qui oppose les salariés de l’unité de l’ERENAV, entreprise de réparation navale, de Béjaïa à leur direction ne semble pas près de s’arrêter.

bejaia_1414322Dans une déclaration rendue publique en début de la semaine dernière, les employés en grève depuis deux mois ont encore appelé à un rassemblement devant le siège de la wilaya mercredi passé. Cet énième appel au rassemblement dans un lieu public a failli dégénérer suite à l’intervention des agents de la police qui ont empêché les grévistes de quitter le siège de leur direction. Certains d’entre eux ont été interpellés et conduits au commissariat, selon les déclarations des employés qui précisent que les forces de police ont agi sur une décision de justice.

La police empêche leur sit-in prévu devant la wilaya

Pourtant, l’annonce d’une réunion entres les deux parties le 17 janvier dernier avait redonné une lueur d’espoir aux grévistes. La réunion qui a rassemblé la direction de l’ERENAV, la direction de la SGP Gestramar, la FNTT et les sections syndicales locales de l’UGTA ainsi que le Collectif des travailleurs de l’ERENAV a abouti à l’engagement de la section syndicale des travailleurs et de la FNTT à œuvrer au retour au travail des grévistes. De son côté, le PDG avait donné son accord de principe pour la réintégration de deux des trois syndicalistes licenciés.

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L’autre combat des Goodyear: changer la loi sur les licenciements

Depuis 2009, la CGT Goodyear d’Amiens Nord et son avocat Fiodor Rilov attaquent, sur la forme, les procédures de licenciement lancées par la direction. Faute de mieux, car sur le fond, ils estiment que le groupe n’a pas de motif économique valable. Un argument aujourd’hui insuffisant pour faire annuler un licenciement. C’est l’autre combat des Goodyear : faire changer la loi.

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«On ne se bat pas pour que les salariés partent avec des chèques, mais pour qu’ils gardent leur emploi». Ces propos du délégué CGT Goodyear, Mickaël Wamen, recueillis lors de la manifestation contre les licenciements boursiers du 29 janvier dernier à Paris, sont symboliques du combat mené par la CGT sur le site industriel Goodyear d’Amiens nord.

Parallèlement aux négociations en cours avec la direction concernant un plan de départ volontaires (PDV), les Goodyear continuent de vouloir changer la loi. À Paris, les camarades de Mickaël Wamen manifestent régulièrement devant le ministère du Travail pour convaincre le gouvernement de faire passer une loi permettant d’annuler les licenciements pour absence de motif économique.Une loi qui pourrait, selon eux, sauver leurs emplois.

Et ils avaient raison d’espérer, après les promesses faites par le candidat François Hollande en octobre 2011, sur le parking de l’usine Goodyear: «Là où il y a la recherche d’un licenciement dans un seul but boursier, il faut qu’il y ait saisine d’un tribunal et qu’il puisse suspendre ce plan.» Mais jusqu’à aujourd’hui, le président Hollande n’a pas tenu promesse. En attendant, le syndicat essaie de repousser l’échéance des plans sociaux annoncés par la direction. Un combat sur la corde raide mené devant les tribunaux.

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Coupe du Monde 2022 : «Le Qatar est un Etat esclavagiste du XXIe siècle»

L’Equipe, 10 février 2012 :

La Confédération syndicale internationale a lancé dimanche une nouvelle salve de critiques contre les conditions de travail sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar. «La façon dont le Qatar profite de la situation des travailleurs immigrés est une honte pour le football.»

Signal d’alarme. La secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI) Sharan Burrow a estimé dimanche que de nombreux ouvriers immigrés risquent la mort en raison des conditions de travail difficiles sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar. «Plus de travailleurs vont mourir pendant la construction (des stades) que de footballeurs fouleront les terrains», a déclaré la responsable syndicale australienne dans une interview au quotidien grec Avgi. «Le Qatar est un Etat esclavagiste du XXIe siècle», a-t-elle ajouté.

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Manifestations en France en hommage à Chokri Belaïd

Près d’un millier de personnes ont manifesté samedi dans les rues de Paris, Marseille, Lyon et Toulouse pour rendre hommage à l’opposant tunisien assassiné mercredi devant son domicile à Tunis, Chokri Belaïd, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Manifestation à Marseille, le 9 février 2013, en mémoire du Tunisien Chokri Belaïd

Manifestation à Marseille, le 9 février 2013, en mémoire du Tunisien Chokri Belaïd

Les 400 manifestant parisiens ont défilé au rythme de slogans tels que « Liberté, démocratie, à bas la terreur, à bas la barbarie », ou encore « Ghannouchi assassin », à l’intention du chef d’Ennahda, le parti islamiste au pouvoir à Tunis, Rached Ghannouchi.

Une grande banderole blanche, sur laquelle on pouvait lire en français et en arabe « nous sommes tous Chokri Belaïd, non aux assassinats politiques », ouvrait le cortège qui s’est rendu de Barbès à la place de Clichy (18e).

A Marseille, Toulouse et Lyon, des cortèges de 150 à 200 personnes ont défilé, brandissant drapeaux tunisiens, photos et pancartes sur lesquelles on pouvait lire « vive la Tunisie laïque » ou encore « en deuil pour ma Tunisie ».

Scandant « Non à l’intégrisme » et « Tunisiens debout, jamais à genoux », les quelque 200 manifestants marseillais se sont regroupés derrière deux banderoles clamant « tous unis pour une Tunisie libre démocratique » et « le peuple tunisien n’abdiquera pas ».

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Manifestation de protestation contre l’assassinat de Chokri Belaid, Bruxelles 09/02/13.

Publiée le 10 févr. 2013 :

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Rassemblement, à l’appel du Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie, de la communauté tunisienne suite à l’assassinat du militant Chokri Belaïd. Le rendez-vous a été fixé samedi midi devant l’ambassade de Tunisie.

Vidéo : Manifestation de protestation contre l’assassinat de Chokri Belaïd à Bruxelles le 9 février.

Communique de Presse, 9/02/2013 :
Nous apprenons avec une profonde tristesse et une grande colère l’assassinat d’une grande figure de la gauche tunisienne, d’un militant politique et de la société civile et de la lutte contre la dictature, Chokri BELAID.
Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses camarades et frères de lutte et à tout notre peuple.
Nous dénonçons avec énergie et avec la plus grande fermeté cet acte criminel et toutes les formes de violences qui veulent déstabiliser notre pays et semer la division dans les rangs de notre peuple.
Nous imputons la responsabilité politique de l’ampleur de cette violence au gouvernement et plus particulièrement au Ministre de l’Intérieur qui a la sécurité du pays et des citoyens dans ses attributions, et pour cette raison, nous exigeons sa démission immédiate.

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Locaux d’Ennahda incendiés près de Sidi Bouzid

Des manifestants ont incendié dans la nuit de vendredi à samedi les locaux de mouvements islamistes près de Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011. Les manifestants ont mis le feu au siège du parti au pouvoir Ennahda et à celui d’une ONG islamiste dans la ville de Souk Jedid à 17 km de Sidi Bouzid. Ils ont aussi incendié trois bureaux du siège de l’administration du district, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Par ailleurs, par mesure de précaution, Ennahda a évacué les locaux du parti à Sidi Bouzid. Des heurts opposent régulièrement policiers et manifestants en Tunisie depuis l’assassinat mercredi de Chokri Belaïd. Près d’une dizaine de locaux d’Ennahda ont été saccagés ces derniers jours.

Source AFP

Fonderie DMI de Vaux : Vers une action commune avec les ouvriers de PSA ?

Zinfo 974, 5 février 2013 : 168 salariés de la fonderie DMI, située à Vaux dans l’Allier, menacent de faire sauter leur usine avec des bouteilles de gaz placés sous tensions si le groupe américain Platinum ne revient pas à la table des négociations. Le repreneur potentiel du site a annoncé qu’il ne ferait pas d’offre de reprise. Ils affirment n’avoir « rien à perdre » et qu’ils ne discuteront pas « à moins de 50.000 euros par personne ». Le tribunal de commerce de Montluçon doit statuer sur le sort de l’entreprise le 21 février prochain.

La Montagne, 6 février 2013 : Le blocage de la fonderie DMI de Vaux se poursuit. Les salariés menacent toujours de faire sauter l’usine, avec une dizaine de bouteilles de propane entreposées à l’entrée du site.

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Plus de 1.000 usines fermées depuis 2009

Un article publié par La Tribune le 5 février 2012 dresse le terrible bilan des licenciements et des suppressions d’emploi :

« Depuis 2009, plus d’un millier d’usines ont dû mettre la clef sous la porte. C’est le bilan inquiétant dressé par le cabinet de veille économique Trendeo. En 2012, quelque 266 usines auraient disparu quand seulement 166 auraient été créées, selon la société de veille économique Trendeo. Au total, le rythme de fermeture se serait ainsi accéléré de 42%. Ce n’est pas loin de la triste performance enregistrée au plus fort de la crise en 2009 avec quelque 379 usines fermées. Résultat : ce sont 1.087 usines qui ont mis la clef sous la porte depuis 2009. »

C’est dans l’industrie automobile que le bilan est le plus catastrophique « (- 41.994 emplois depuis 2009), suivie de l’industrie pharmaceutique (-8.648 emplois). Au total 23.897 emplois ont été supprimés en 2012, soit 121.946 postes depuis 2009. Viennent ensuite les secteurs des Transports et de la logistiques et celui de l’Administration publique avec respectivement 60.854 et 57.790 emplois supprimés depuis 2009. »

Sidérurgie – Un mouvement de grève couve chez ArcelorMittal Annaba

Le courant ne passe plus entre la direction de l’Entreprise ArcelorMittal Annaba et le partenaire social. Le syndicat de l’Entreprise a procédé à la saisine de l’inspection du travail d’El-Hadjar en date 04 février dernier pour demander « une conciliation entre les deux parties ». Un acte annonciateur d’une grève au complexe sidérurgique d’El Hadjar surtout que le dialogue est rompu entre les deux parties.

Les travailleurs réclament le respect des engagements de l'employeur.

Les travailleurs réclament le respect des engagements de l’employeur.

Le syndicat de l’Entreprise ArcelorMittal Annaba a demandé une conciliation en date du 04 février dernier auprès de l’Inspection du travail d’El Hadjar avec la Direction de l’Entreprise. Cette action intervient après que le Syndicat eut demandé « l’application effective des engagements contractés (par l’employeur) avec le partenaire syndical lors de réunions officielles sanctionnées par des procès-verbaux et par la signature d’un accord collectif entre les deux parties », selon les motivations de la saisine. « Notre demande faite à l’employeur et qui consiste à l’amener à respecter ses obligations légales, n’ont pas abouti puisque la Direction Générale refuse de se conformer à ses engagements vis-à-vis du partenaire syndical et des travailleurs qu’il représente », se justifie le Syndicat.

Dialogue rompu

Par cet acte « légal » du syndicat, c’est le processus de grève qui est enclenché. Mais avant d’en arriver là, le syndicat dit puiser toutes les voies possibles pour amorcer un dialogue constructif avec l’employeur, notamment à travers plusieurs correspondances l’appelant à respecter ses engagements. Après plusieurs réunions du conseil syndical élargi aux délégués du Comité de participations (CP), il en est ressorti une « absence de pouvoir décisionnel des directeurs d’unités » ainsi que celle de « prise en charge des problèmes socio-professionnels des travailleurs ». « En date du 29/01/2013, une séance de travail regroupant la Direction Générale et le syndicat a eu lieu dans le but de traiter les problèmes posés et trouver les solutions qu’espèrent les travailleurs en toute légitimité. Après plus de trois heures de discussion, le syndicat est arrivé à la conclusion que la Direction générale n’avait pas affiché une réelle volonté, ni une franche disponibilité pour trouver des solutions aux revendications des travailleurs », soutient un communiqué du Syndicat.

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