Tchad : De la colère après le viol de Zouhoura à la révolte contre le régime

Dès que le viol de Zouhoura est connu, les violeurs ayant publié une vidéo de la jeune fille en larmes sur les réseaux sociaux, des manifestations s’organisent à N’Djamena. Lycéennes et lycéens surtout veulent à la fois témoigner de leur solidarité avec Zouhoura et exiger que les coupables soient condamnés. Les coupables, en effet, sont les fils d’un ministre et de quatre généraux, les fils de hauts dignitaires du clan Idriss Déby au pouvoir depuis 25 ans, et le crime pourrait très bien resté impuni.

Premières manifestations à N’Djamena le 15 février :

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Les forces de police répriment violemment les manifestations qui se dirigent vers le palais de justice. Au moins un lycéen (certaines sources parlent de deux morts), Abbachou (17 ans) est tué par les forces de répression.

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Reportage de France 24 :

Si, sous la pression populaire, Idriss Déby a condamné le crime immonde dont a été victime Zouhoura, si les coupables ont été arrêtés, on entend encore parler ce 27 février de pression du régime auprès de la famille de la victime pour que Zouhoura retire sa plainte et éviter un procès public. Les protestations continuent donc, dans un contexte où Idriss Déby vient en plus d’annoncer sa candidature (sous-entendant sa réélection) comme président après 25 ans où son pouvoir a fait subir à la population misère, arbitraire, répression et corruption.

Exemple de la réalité du régime tchadien : violences policières et torture de lycéens après une manifestation en mars 2015.

Le 24 février, une journée ville morte était organisée avec succès à l’appel d’organisation des droits humains, de syndicats et de partis d’opposition à N’Djamena, Mao, Abéché et autres grandes villes du pays. Regroupé au sein d’un collectif « ça suffit ! », ces organisations revendiquent le départ de Déby (voir ici des images de N’Djamena le 24 février).

Marché de N'Djamena le 24 février

Marché central de N’Djamena le 24 février

Vendredi 26 janvier, des manifestations importantes ont eu lieu à Abéché et à Faya-Largeau. La population du Tchad semble bien décidée à faire dégager Idriss Déby, soutenu depuis 25 ans, y compris militairement, par l’impérialisme français pour se maintenir au pouvoir.

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2 réponses à “Tchad : De la colère après le viol de Zouhoura à la révolte contre le régime

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