Vers une grève du ramassage des ordures ménagères dans la Porte du Hainaut ?

Début 2015, la COVED ne sera plus en charge de la collecte des déchets de la Porte du Hainaut. SEPUR a remporté le récent appel d’offres de la CAPH. Sauf que les salariés, transférables, craignent pour leurs acquis et conditions de travail. Le début d’un bras de fer qui se solde déjà par l’arrêt, depuis ce lundi, de ramassages d’ordures.

Dans le viseur, les conditions de reprise des personnels affectés à la collecte des déchets de la CAPH. Jusqu’au 31 décembre, c’est la COVED – deux dépôts à Raismes et Douchy-les-Mines, pour vingt camions – qui est en charge du ramassage pour la Porte du Hainaut. Le contrat prenant fin, un appel d’offres a été lancé mi-juillet. Remporté par la SEPUR, pour trois ans (renouvelable deux fois pour un an) devant la COVED.

Une offre « séduisante »

Il faut dire que la société victorieuse, installée en région parisienne et proche province, demandait 650 000 euros de moins à l’année qu’une COVED implantée sur le secteur depuis quinze ans. Cette dernière ne garderait plus que cinq camions pour les déchets des communes du Cœur d’Ostrevent. « De tels écarts d’offres, en France, ça ne s’est jamais vu », assure Patrice Duquesnoy. Le président du syndicat national des employés du déchet CFTC Transports craint que cette économie, séduisante pour la CAPH, ne soit rattrapée sur le dos des rippeurs et chauffeurs. Des salariés affectés à la CAPH et non à l’entreprise, qui passeraient sous l’étendard SEPUR.

Sauf que, pour le collectif, « SEPUR veut faire du discount, c’est-à-dire qu’on ne touche pas au produit mais à la main-d’œuvre qui l’entoure ». Temps d’habillage et de douche, heures supplémentaires, Saint-Éloi, primes, treizième mois, affectation… Des acquis sur des années de négociations qu’ils ne souhaitent pas troquer contre un régime SEPUR estimé beaucoup moins avantageux : entre autres, la perte sur les salaires à venir se chiffrerait, selon eux, à 20 %. « Et c’est une moyenne basse. »

Pour que ce ne soit pas le cas, ils exigent des assurances à la CAPH et à SEPUR. Pour l’instant, après deux des quatre rencontres programmées avec la direction de la société (*), rien n’a abouti : « On demande que l’appel d’offres soit relancé ou que SEPUR paye à l’euro près ce qui était acquis et préserve notre affectation à la CAPH. »

(*) Contacté, le président de SEPUR n’a pas donné suite à notre appel.

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