Archives quotidiennes : 28/10/2014

Vers une grève du ramassage des ordures ménagères dans la Porte du Hainaut ?

Début 2015, la COVED ne sera plus en charge de la collecte des déchets de la Porte du Hainaut. SEPUR a remporté le récent appel d’offres de la CAPH. Sauf que les salariés, transférables, craignent pour leurs acquis et conditions de travail. Le début d’un bras de fer qui se solde déjà par l’arrêt, depuis ce lundi, de ramassages d’ordures.

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Manifestations étudiantes à Téhéran et à Babol contre les agressions misogynes

Samedi 26 octobre, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes d’Iran suite aux agressions de jeunes femmes à l’acide par des fanatiques religieux (voir les rapports et le communiqué du PCOI).

Manifestation à l’Université Polytechnique de Téhéran le 26 octobre 2014 :

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Contre Daesh, des combattantes kurdes kalachnikov en main

Le Courrier International, 28 octobre 2014 :

« J’ai eu des camarades qui sont mortes en martyres »

Elles ne s’appellent pas par leur nom, mais par le mot hafal, qui signifie “camarade” en kurde. Je m’approche de l’une d’entre elles. Au début, elle se montre timide et me dit que je devrais plutôt parler à une autre, mais j’insiste. Finalement, elle accepte. “Je m’appelle Botan Berkhodan. J’ai 24 ans. J’ai participé à des combats. J’ai eu des camarades qui sont mortes en martyres. J’ai juré que je les vengerais. Nous n’aimons pas la vengeance mais, quand je me rappelle leurs yeux, je sens une lourde responsabilité sur mes épaules.”

Selon elle, ses amies rêvaient “avant toute chose de la liberté de la femme, pas seulement de la femme kurde, mais des femmes de partout”. Et elle me raconte un des affrontements avec Daech : “Nous étions en train de nous approcher d’eux à quelques mètres. Nous entendions leur voix. Ils étaient très en colère quand ils ont compris qu’ils se trouvaient face à des femmes. Ils disaient à leurs camarades, par talkie-walkie : ‘Venez, il y a des garces !’ Pour eux, nous sommes des garces. Mais on leur a appris de quel bois on se chauffe. Parfois ils nous fuient, effrayés, sans s’occuper des morts et en abandonnant leurs blessés. — C’est vrai qu’il y aurait une fatwa disant que celui qui se fait tuer par une femme n’entre pas au paradis ? — De toute façon, ils n’iront pas au paradis. C’est ailleurs que nous les expédions. Mais c’est vrai que cette fatwa existe. D’après ce que disent nos prisonniers, ils pensent vraiment que celui qui se fait tuer par une femme n’aura droit ni au paradis ni aux houris.”

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Smectom du Plantaurel : la grève s’est achevée hier

La Dépêche, 28 octobre 2014 :

Au douzième jour de grève, les négociations ont abouti. Le conflit social au Smectom du Plantaurel s’est achevé hier. Les agents ont notamment obtenu une revalorisation du pouvoir d’achat et la mise en place d’un comité de pilotage au sein du syndicat mixte.

D’un coup, tous lèvent la main. Il est un peu plus de midi, hier, et devant le centre de tri de Varilhes, les agents du Smectom du Plantaurel en grève votent pour la reprise du travail. La dernière journée de négociations entre direction du syndicat mixte chargé de la collecte des déchets dans quelque 150 communes de l’Ariège et les représentants de l’intersyndicale CGT-FO-UNSA, vient de s’achever. Au micro, Alain Gomes, le secrétaire général de la CGT-Smectom, rembobine. Il revient sur cette grève de douze jours, et les avancées obtenues par les salariés. «Après le premier mouvement de mai, on avait recommencé la grève pour être sûr que tout le monde soit compris. C’est clair qu’il y a eu des avancées. Les tickets restaurants, l’hygiène et la sécurité, des avancées d’urgence comme les vestiaires…» Restait un dernier point, qui a été négocié dans la matinée d’hier : le pouvoir d’achat. Une nouvelle proposition a été faite hier aux salariés : 250 euros bruts par an -16 euros nets par mois- d’avance en attendant une refonte du régime indemnitaire.

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Engis: Grève à l’usine Prayon

RTBF, 28 octobre 2014 :

La société chimique Prayon, à Engis, en région hutoise, est en grève ce mardi. Le mot d’ordre a été lancé en front commun. Les travailleurs souhaitent, par cet arrêt de travail, manifester leur opposition au nouveau gouvernement et à ses projets en matière de fin de carrière.

Ce n’est pas un coup de colère, ce n’est pas une protestation émotionnelle, ce n’est pas de l’opposition à tout crin: c’est au contraire un mouvement réfléchi. Une usine chimique classée à risque comme la société Prayon, ça ne s’arrête pas de façon improvisée ou désordonnée. Les syndicats ont tenu un assemblée vendredi dernier, et cette entreprise de 800 travailleurs a décrété 24 heures de grève pour ce mardi. La direction a été prévenue, de façon à programmer l’arrêt de travail.

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Daesh assassine des travailleurs à Tikrit

La première semaine d’août dernier, les gangs d’ISIS (Daesh) dans la ville de Tikrit ont commis un crime scandaleux contre des employés municipaux. Ces voyous ont enlevé huit travailleurs qui avaient protesté contre l’arbitraire à leur égard, les emmenant les yeux bandés vers un endroit inconnu. Après plus d’un mois de recherche, leurs familles ont trouvé huit cadavres décomposés cachés dans un puits qu’il a été difficile d’identifier.

Les agents municipaux de l’assainissement et du ramassage des ordures avaient commencé à s’opposer à ISIS en refusant de travailler car ils n’étaient plus payés depuis deux mois, et en protestant quand une mine dissimulée avait tué l’un des leurs. ISIS, qui ne fait aucun effort pour démanteler les mines dans les rues de la ville, les a obligé à travailler sans salaire, les rassemblant pour les sermonner dans le parc principal de Tikrit. Huit travailleurs ont alors quitté ce rassemblement en exprimant leur colère: ce sont eux qu’un groupe d’ISIS a alors arrêtés et emmenés. Les noms des huit victimes sont: Riadh Mohammed Hasan, Abdullah Wasmi Abbas, Nadhim Abdul Khaliq Saad, Ali Khalifa Sa’adan, Murad Yousef Abd Rabbeh, Ahmed Khalaf Jessam, Waleed Jasim Rameedh, et Tariq Abdul Jabbar Ahmed.

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Manifestations en série contre « les violences policières »

Le Point, 28 octobre 2014 :

Un peu partout en France, plus d’une dizaine de manifestations ont eu lieu lundi 27 octobre pour dénoncer les « violences policières » après le décès dimanche de Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. À Nantes, où les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont plusieurs fois violemment opposés aux forces de l’ordre depuis 2012, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture pour « exprimer leur colère face à la violence d’État ».

Ils ont allumé des bougies et déployé des banderoles, proclamant « Vos armes non létales tuent. On n’oubliera pas. Résistance », ou « Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières ». Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues derrière la banderole : « Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB » (all cops are bastards, tous les flics sont des salauds, NDLR). Plusieurs vitrines de banque ont été abîmées ou brisées et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

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