Smectom du Plantaurel : la grève s’est achevée hier

La Dépêche, 28 octobre 2014 :

Au douzième jour de grève, les négociations ont abouti. Le conflit social au Smectom du Plantaurel s’est achevé hier. Les agents ont notamment obtenu une revalorisation du pouvoir d’achat et la mise en place d’un comité de pilotage au sein du syndicat mixte.

D’un coup, tous lèvent la main. Il est un peu plus de midi, hier, et devant le centre de tri de Varilhes, les agents du Smectom du Plantaurel en grève votent pour la reprise du travail. La dernière journée de négociations entre direction du syndicat mixte chargé de la collecte des déchets dans quelque 150 communes de l’Ariège et les représentants de l’intersyndicale CGT-FO-UNSA, vient de s’achever. Au micro, Alain Gomes, le secrétaire général de la CGT-Smectom, rembobine. Il revient sur cette grève de douze jours, et les avancées obtenues par les salariés. «Après le premier mouvement de mai, on avait recommencé la grève pour être sûr que tout le monde soit compris. C’est clair qu’il y a eu des avancées. Les tickets restaurants, l’hygiène et la sécurité, des avancées d’urgence comme les vestiaires…» Restait un dernier point, qui a été négocié dans la matinée d’hier : le pouvoir d’achat. Une nouvelle proposition a été faite hier aux salariés : 250 euros bruts par an -16 euros nets par mois- d’avance en attendant une refonte du régime indemnitaire.

Reprise du travail hier après-midi

«Avec la participation de l’employeur à la prévoyance, les tickets restaurants… cela fait un gain d’environ 700 euros par an», précise Carmelo Garcia, le secrétaire-adjoint de la CGT-Smectom. Autre avancée, la mise en place d’un comité de pilotage chargé de mettre le doigt sur certains «dysfonctionnements» au sein du Smectom.

Ces dernières propositions, les salariés les jugent suffisantes. Et comme l’accord prévoit une reprise du travail ce lundi, les agents doivent recommencer dans l’après-midi. «Au boulot» lance une voix dans la foule.

«L’impression qu’on va vers du mieux»

En attendant de reprendre, les agents restent un peu devant la déchetterie. «Je suis fatigué, oui», glisse Éric Coneim, de l’Unsa, assis à côté des grilles. Douze jours de grève, c’est long. Et rare. Mais «les agents ont l’impression d’avoir œuvré pour le bien public, poursuit Éric Coneim. On a l’impression qu’on va vers du mieux, vu la façon dont on a abordé le problème de la gouvernance».

Sur ces douze jours de grève, sept ne seront pas payés aux agents. Il y aura trois jours de congé en plus, pour compenser le surcroît de travail lié aux jours sans ramassage qu’il faudra rattraper. Parce que pendant douze jours, le Smectom n’a pas fonctionné : 160 des 180 agents en grève, sites de Varilhes ou Villeneuve-d’Olmes bloqués… ce qui a conduit des poubelles de différentes communes à déborder. «Les usagers en pâtissent, reprend Alain Gomes. On va tout faire pour remettre les choses en ordre».

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