Manifestation contre le plan social des papeteries Condat

Sud Ouest, 7 juillet 2013 :

Près de 500 personnes ont manifesté hier contre le plan social aux papeteries de Condat et l’arrêt de la ligne 6.

L’incertitude mais aussi la volonté de se battre. C’est ce qu’ont exprimé hier les salariés des papeteries de Condat qui ont répondu à l’appel de la CGT, mais aussi leurs femmes et mères. Devant près de 500 manifestants, quelques-unes ont pris la parole pour lire la lettre envoyée au président de la République et signé par 100 femmes de papetiers de Condat. À la fin du défilé dans le centre-ville du Lardin, elles ont ensuite, accompagnées de leurs enfants, procédé à un lâcher de ballons.

Parmi elles, Sabine Dumontet, 39 ans, mère de deux enfants de 12 et 3 ans. C’est elle qui a pris la parole en public, avant le début de la manifestation. Très émue, elle a lu le courrier adressé à François Hollande lui demandant de stopper « la politique financière des fonds de pension comme Lecta » (le groupe espagnol auquel appartient Condat). Et pour demander que l’emploi dans l’une des plus grosses usines de la Dordogne soit préservé. « J’ai mon mari et beaucoup d’amis qui travaillent à Condat » expliquait, après sa prise de parole, cette Périgourdine qui travaille de son côté à l’usine Fermiers du Périgord à Terrasson.

« C’est trop dur »

« Il est trop malheureux mon mari ! Il pense à l’avenir des enfants. Lui comme les autres ne savent pas ce qu’ils vont devenir, qui va être gardé, qui va être licencié. C’est trop dur pour eux ».

Ayant un crédit sur la maison et travaillant à Terrasson, le couple n’envisage pas de déménager. « Mais s’il est licencié, il devra aller travailler ailleurs. Peut-être partir et revenir une fois par mois par exemple… ». Sabine parle des discussions qu’elle a en ce moment avec son conjoint. « Je lui dis, t’es pas un faignant tu trouveras du travail !’ Mais où ? » interroge-t-elle.

Dans le défilé, elle et d’autres regrettaient hier l’absence de soutien populaire, en dehors des familles de salariés. « Si on se bat encore, c’est pour Terrasson, les commerçants, et tous ceux qui vivent ici ! » insistait-elle.

Le représentant CGT de l’entreprise, Guy Bretout, a appelé à « continuer la lutte », malgré l’arrêt de la ligne 6 en début de semaine, « pour que Condat vive au pays de l’Homme ».

Le plan social prévoit 139 licenciements sur les près de 600 salariés que compte le site. Les premières lettres de licenciements devraient être envoyées autour du 20 juillet.

Les salariés et leurs familles présents hier craignent que ce plan social ait pour conséquence, à terme, la fermeture des papeteries.

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