Archives de Catégorie: Croatie

Huitième jour de grève à Croatia Airlines

Extraits d’Air Journal, 21 mai 2013 :

Les pilotes et PNC de la compagnie aérienne Croatia Airlines entament mardi leur huitième jour de grève, une trentaine de vols étant annulés et vingt autres assurés par différents transporteurs. (…)

La compagnie de Star Alliance estime à un million de dollar par jour les pertes causées par la grève, lancée le 14 mai pour protester contre les baisses de salaires et les licenciements prévus par son plan de restructuration. (…)

Grève à Croatia Airlines pour l’emploi et les salaires

Euronews, 15 mai 2013 :

Mardi, des pilotes et des agents de bords de la compagnie aérienne nationale croate ont réclamé de nouvelles conditions de travail. Celles-ci concernent des salaires revalorisés et l’arrêt du plan de licenciements.

Tour d’horizon des mobilisations du 1er Mai 2013

Le 1er Mai est cette journée où, aux quatre coins du monde, la classe ouvrière se mobilise et manifeste pour ses revendications. C’est une journée où la conclusion du Manifeste Communiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » prend tout son sens, et faire un petit tour d’horizon des manifestations du 1er Mai permet de donner un aperçu des forces et des revendications principales de notre classe sociale. Bien sûr, les contextes sont différents, dans plusieurs pays le 1er Mai n’est pas un jour férié et il y a aussi des pays où toute manifestation ouvrière est violemment réprimée. Par contre, dans le contexte de la crise du capitalisme, ce 1er Mai a été dans bien des pays à la fois par les revendications ouvrières contre le chômage et l’austérité, comme en Europe du Sud, au Chili ou au Maghreb, mais aussi de la lutte contre le racisme et autres divisions et discriminations comme en Allemagne, aux Etats-Unis, à Tunis ou à Hong-Kong.

Athènes

1er Mai à Athènes

Commençons ce tour d’horizon par la France. La police a annoncé 97.300 manifestants et la CGT 160.000 manifestants pour ce 1er Mai. Certes ce n’était pas un 1er Mai historique, mais, surtout dans les villes où le temps était favorable, on a pu voir de belles manifestations comme à Caen avec 2.000 manifestants, à Bordeaux avec 8.000 manifestants ou à Besançon avec 1.400 manifestants. Ceci est d’autant plus à souligner que la CFDT, qui reste le deuxième syndicat en France, appelait à ne pas manifester. Partout, les manifestants ont souligné leur dégoût de la politique du PS qui est la même que celle de l’UMP, leur refus de l’application de l’ANI, et de la lutte contre les licenciements comme à Paris avec les ouvriers de PSA Aulnay ou à Florange avec les travailleurs d’ArcelorMittal. Surtout, ce qu’il convient de souligner c’est que si la presse a mis en avant le rassemblement parisien de Marine Le Pen, les manifestations syndicales ont rassemblé au moins dix fois plus de monde que l’extrême-droite. En France comme ailleurs, le 1er Mai appartient aux travailleurs, français ou immigrés, avec ou sans-papiers, pas à une fille de millionnaire raciste ! A noter qu’à Paris, des nervis de l’extrême-droite ont agressé des militants anti-racistes qui rendaient hommage à Brahim Bouarram, jeune marocain assassiné le 1er Mai 1995 par des sympathisants du Front National. Cette violence des brutes d’extrême-droite, la bourgeoisie saura l’utiliser demain, si elle en a besoin, contre le mouvement ouvrier organisé.

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Sixième série de photos du 1er Mai 2013

Sixième  série de photos du 1er Mai 2013 à travers le monde (voir ici lapremière, la deuxième, la troisième, la quatrième et la cinquième séries de photos).

Asunción (Paraguay) :

Asuncion

Bangkok (Thaïlande) :

Thai workers march on International Labor Day in Bangkok

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Luttes pour le paiement des salaires dans le BTP en Serbie et en Croatie

Ce 16 novembre, l’IBB (Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois) publie deux appels à la solidarité concernant deux luttes de travailleurs du BTP, l’une en Croatie et l’autre en Serbie, pour une revendication similaire : le paiement des salaires.

Croatie : Une entreprise de construction refuse de payer les salaires des travailleurs.

Le Syndicat de l’Industrie de la Construction de la Croatie rapporte que l’entreprise Konstruktor-Inženjering Split, a refusé de payer aux travailleurs leurs salaires des six derniers mois. Les travailleurs n’avaient d’autre choix que d’aller en grève le 6 Novembre 2012.

Les travailleurs sont actuellement en grève sur quatre grands chantiers en Croatie où ils construisent une autoroute. En certains endroits le syndicat signale que les travailleurs ont même été privés d’électricité, de chauffage ou d’eau.

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La 5ème marche de la solidarité ouvrière à Zagreb (Croatie)

Le collectif des jeunes antifascistes de Zagreb (Croatie) organise la 5ème marche de solidarité ouvrière, le 17/11/2012
Communiqué :

OCCUPE , DÉFENDS, PRODUIS !

La privatisation de la propriété collective a mené jusqu’à la désindustrialisation sur tout le territoire de Zagreb, et notamment à Pescenica, le cœur industriel de la ville qui employait plus de 60 000 de personnes. Le processus du vol des moyens de production a été suivi par la disparition des emplois et la hausse du chômage. Soit l’industrie a fait faillite (Prvomajska, Jedinstvo, Naprijed, Zagrepcanka, Savric, TDZ…) soit elle a continué avec des capacités largement diminuées (Koncar, Tesla, RIZ…). Ce processus a été dévastateur, et dans la plupart des entreprises privatisées ou nouvellement créées, les droits des travailleurs et leur influence dans la politique gestionnaire ont été ramené à un strict minimum.  Néanmoins il y a eu de la résistance organisée : signalons les employé(e)s de « Komercijalna banka » qui ont, en 1999, tenu pendant un mois le contrôle sur le siège de la banque, ou encore les travailleuses et les travailleurs de « TDZ » qui ont, en 2006, résisté pendant quatre mois contre la délocalisation de leur usine. N’oublions pas la résistance  des ouvriers de « Kamenski » en 2010, et plus récemment des ouvriers de « Diokija »,  « RIZ », « Gredelj »,etc.

Cependant, même après 20 années, la privatisation n’est pas terminée. Maintenant, on s’attaque au secteur énergétique sans oublier la spéculation sur les terrains.  Pendant ce temps là, le statut social des travailleurs est négligé, le tissu social formé autour des usines détruit d’une manière planifiée, et la solidarité ouvrière affaiblie systématiquement.

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Croatie : la longue agonie des salariés des raffineries de pétrole

Le Courrier des Balkans, 31 août 2012 :

Manifestations, grèves de la faim des travailleurs… Le groupe Dioki, avec ses raffineries de Zagreb et d’Omišalj, sur l’île de Krk, flirte depuis un an avec la faillite : alors que les salaires des employés ne sont pas payés depuis septembre 2011, les repreneurs potentiels se succèdent. Dernier en date : le groupe turc Çalışkan, qui s’est engagé à verser les salaires impayés…

La raffinerie d’Omišalj

Tout l’été, le bureau du Premier ministre Zoran Milanović a répété que le gouvernement était déterminé à résoudre le dossier de la raffinerie Dina-Petrokemija, située sur l’île de Krk, et de l’ensemble du groupe pétrochimique Dioki, deux entreprises en énorme difficulté économique, en assurant que « le gouvernement était très actif pour défendre les emplois ».

La vérité est pourtant sensiblement différente. Jusqu’à présent, les travailleurs des deux entreprises n’ont reçu que des promesses jamais tenues. Depuis le mois de décembre et la victoire de la gauche, les ministres Mirando Mrsić, Radimir Čačić et Slavko Linić ont continué à répéter que « les salaires seront payés la semaine prochaine », et que « la production reprendra demain ». Pourtant, au début de l’été, les retards de salaires s’élevaient à six mois pour la seule année écoulée.

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Un 1er mai aux couleurs du printemps et du réveil ouvrier dans les Balkans

Article publié dans "Communisme-Ouvrier" n°20, numéro spécial 1er Mai :

Des manifestations et des affrontements au mois de janvier en Roumanie qui sont allés jusqu’à renverser le pouvoir en place, des milliers de travailleurs protestant contre le gouvernement à Zagreb et à Split (Croatie) au mois de février, 15000 personnes dans les rues de Podgorica (Monténégro) contre l’austérité le 18 mars, plusieurs milliers de personnes devant les bureaux de gouvernement serbe à Belgrade (Serbie) malgré une forte répression policière le 17 avril, 120 000 personnes battant le pavé à Ljubljana (Slovénie) le 18 avril contre les nouvelles mesures d’austérité, la Grèce où une quantité innombrable de manifestations et d’actions sont constatées chaque jour depuis plusieurs mois…

Une grande victoire pour les mineurs bulgares cette année après une grève générale de deux semaines, les grèves dans l’éducation du mois de mars et celles annoncées pour les semaines à venir dans le reste de la fonction publique en Bosnie et Herzégovine, la grève générale des employés de l’éducation et ensuite de la santé et du social en Serbie alors que la Croatie et la Macédoine sont secouées par des ouvriers mécontents allant, pour certains, jusqu’à la grève de la faim, des services et des entreprises occupés par des travailleurs en Grèce…

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Zagreb a dit "NON" aux fascistes !

Après une mobilisation de plusieurs jours et deux jours de manifestations intenses dans les rues de Zagreb, le collectif « Ujedinjeni protiv fasizma » (« uni-e-s contre le fascisme ») a prouvé pourquoi Zagreb porte le nom de « la ville invaincue » en virant encore une fois les organisations fascistes hors de la ville.

Le parti néo-nazi croate « HCSP » (le parti de droit et de purification croate) a organisé, samedi le 14 avril 2012, une conférence internationale des organisations de l’extrême droite européenne en invitant à Zagreb, la capitale de Croatie, entre autres : VMRO bulgare, NDP allemand, VOORPOSTEN belge, JOBBIK hongrois et le FN français. Cette conférence devait être suivie d’une marche à travers  Zagreb en soutien à des « Généraux croates » qui sont à extrader ou actuellement jugés pour des crimes de guerre au TPI pour l’ex-Yougoslavie.

Même si la conférence et la marche fasciste avaient été d’abord autorisées par le gouvernement croate et la préfecture de  police, face à une forte mobilisation des organisations antifascistes croates organisées en collectif  « Uni(e)s contre le fascisme », le pouvoir croate a été finalement obligé d’interdire, vendredi matin, cet événement ainsi que les contre-manifestations antifascistes.

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Zagreb : Rassemblement contre l’extrême-droite

Face au rassemblement, du HČSP (Parti néo-fasciste) et d’autres groupuscules néo-nazis d’Europe, qui, malgré l’interdiction, a regroupé une petite trentaine de néo-fascistes, 150 personnes se sont mobilisées hier, 13 avril, à Zagreb.

Un militant d’extrême droite et deux antifascistes été arrêtés. Un photojournaliste a été blessé.