Quatrième jour de grève chez T.W. Electronic

L’Avenir, 14 février 2014 :

PETIT-RECHAIN – Depuis mardi, la centaine d’employés de T.W. Electronic est en grève. Les syndicats ont présenté une contre-proposition à la direction qui doit encore l’analyser.

Une réunion entre la direction de TW Electronic, société spécialisée dans l’assemblage d’appareils auditifs, et les syndicats s’est déroulée dans un climat social tendu, hier, suite au licenciement d’une ouvrière en début de semaine. L’entreprise de Petit-Rechain est à l’arrêt depuis mardi, et la grève se poursuit en ce vendredi.

La direction de l’entreprise, qui a annoncé en mai 2013 son intention de fermer le site dans les années à venir, a licencié en début de semaine une des 110 ouvrières pour des motifs de distraction et ce après lui avoir envoyé deux courriers, explique-t-on de source syndicale.

Le personnel a réagi en se croisant les bras craignant des licenciements individuels alors que la phase 1 de la loi Renault a été enclenchée. Direction et syndicats devaient d’ailleurs se rencontrer à ce sujet début de semaine prochaine. Mais, pour des raisons d’agenda, cette réunion a été avancée à ce jeudi après-midi.

Les syndicats ont mis sur la table des contre-propositions afin d’éviter les licenciements secs. «Au cours de ce conseil d’entreprise extraordinaire, nous avons présenté ces contre-propositions à la direction, explique Stéphane Bréda, secrétaire régional FGTB Métal. Celles-ci seront présentées demain (lisez aujourd’hui) au personnel. La direction va les analyser et les faire remonter vers la maison mère danoise. J’espère ensuite pouvoir débattre de celles-ci dans les jours où les semaines qui arrivent.»

« Les craintes du personnel sont légitimes »

Comme annoncé en mai dernier, l’entreprise sera définitivement délocalisée en Estonie entre juin 2016 et juin 2017 ce qui rend la tâche des représentants du personnel un peu plus difficile encore. En attendant cette fermeture définitive, les syndicats veulent cependant continuer à se battre pour qu’un maximum d’employés garde son travail jusqu’au bout.

«D’ici à la fermeture, il y aura de moins en moins de travail sur le site, poursuit Stéphane Bréda. Des lignes d’assemblage sont en train d’être mises sur pied en Estonie par le groupe danois. Pour le personnel de Petit-Rechain, c’est difficile de travailler durant trois ans dans ces conditions. Les craintes sont légitimes. Les sentiments se mélangent parmi le personnel et le licenciement du début de semaine n’arrange rien.»

Cent vingt personnes sont toujours en activité sur le site de T.W. Electronics qui compte, outre les 110 ouvrières, une petite dizaine d’employés et cadres. L’entreprise est installée dans le zoning de Petit-Rechain depuis 40 ans.

La maison-mère a décidé de délocaliser l’entreprise de Petit-Rechain d’ici 2017 au plus tard malgré les bons résultats. La direction avait expliqué en mai dernier qu’elle devait s’adapter aux actuels coûts de fabrication des produits essentiellement en Asie, pour préserver ses marges.

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