Archives quotidiennes : 22/02/2014

Résumé de la 24ème journée de grève des postiers du 92 et du 78 (vendredi 21 février)

Infos envoyées par un camarade :

Malgré toutes les tentatives de mauvais coups, la grève tient

Jeudi la direction nationale de La Poste a fait une tentative d’écraser la grève. Au vu du taux de grévistes ce vendredi et des discussions menées dans les bureaux et en AG, la manœuvre a clairement échoué.

« Baisse des volumes » ? Hausse des profits !

La direction offre elle-même des armes pour la combattre. La communication actuelle de la direction de La Poste est en effet contradictoire : d’un côté, la DOTC 92 placarde partout des affiches accusant les grévistes de refuser la discussion et, à l’image de la direction nationale du Groupe, envoie les Directeurs de groupement dans les bureaux exhorter les postiers à accepter les réorganisations car « la baisse des volumes, la baisse du trafic courrier nous contraignent à adapter les organisations du travail aux flux pour pérenniser l’emploi ». En somme, « Postiers, pour sauver vos emplois, il faut… accepter la destruction de milliers d’emplois » (!!!).

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La Réunion : Échec des négociations à la SIB

Clicanoo, 22 février 2014 :

C’était une rencontre de la plus haute importance, réunissant les syndicalistes, les experts indépendants et la direction de la SIB. Alors que le plan de cessation d’activité de cette filiale du groupe Colgate-Palmolive doit débuter le 28 février, les salariés espéraient de leurs interlocuteurs que leurs requêtes soit mieux prises en compte. Depuis plusieurs mois, ils ne croient pas au plan d’accompagnement proposé, craignant de finir “à la rue » Jocelyn Rivière et les siens exigent de cette entreprise florissante un nouvel emploi.

La progression des débats entamés hier matin a tout d’abord été jugée intéressante. “Ça avait pris une tournure positive. On a pu essayer de négocier au niveau des mesures d’accompagnement. On s’est même dit qu’on était sur la bonne voie ?, raconte Philippe Duverger, délégué du personnel. L’intervention du directeur des ressources humaines de la SIB, François Cassain a visiblement mis un coup d’arrêt au déroulement correct des négociations. ?Il a tout cassé. Maintenant, on est obligé de tout reprendre à zéro ?, regrette Philippe Duverger.

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Emploi en Grèce : bienvenue dans l’enfer du servage ultralibéral

Le Courrier des Balkans, 20 février 2014 :

350 euros par mois à temps plein, « à prendre ou à laisser ». Qu’il semble loin, déjà, le temps de la « génération 700 euros » de 2006… Avec la crise, trouver un emploi est devenu une mission quasi-impossible en Grèce. Les employeurs en profitent pour imposer des conditions de travail toujours plus dures. Plongée dans les eaux troubles du servage néolibéral.

Dimitris n’arrivait même pas à entendre ses propres pensées à cause des cris. Le responsable de la tournée hurlait : « Des Abonnements ! Je veux des abonnements ! ». Personne n’osait lever la tête pour le regarder. Une fois, Dimitris a marmonné « j’essaie ». « Ce mot n’existe pas ! », lui avait alors crié son responsable. « La réponse est : Je ferai des abonnements ! ».

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Grève chez St Dupont à Faverges

France 3, 22 février 2014 :

Depuis le mercredi 19 février, 70% des 130 salariés de St Dupont à Faverges sont en grève et occupent leur entreprise pour dénoncer notamment la suppression d’acquis sociaux. Mesure assez rare, le préfet de Haute-Savoie a décidé de nommer un médiateur.

Acquis sociaux, conditions d’embauches des nouveaux salariés, relation avec la direction des ressources humaines. Les sujets de mécontentement des salariés de ST Dupont sont multiples et leur mobilisation importante : près de 90 des 130 salariés du site de Faverges sont en grève depuis mercredi.

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À Budapest, les travailleurs de la chimie d’EVM réclament leurs salaires

IndustriALL :

Une centaine de travailleurs de la firme EVM, spécialisée dans la chimie, ont manifesté le 12 février pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaires et de prestations. Cette manifestation était organisée par la Fédération des travailleurs de la chimie de Hongrie, VDSZ, devant le cabinet d’avocats qui représente le propriétaire d’EVM.

Les travailleurs ont entamé une grève avec occupation des locaux de l’usine le 3 février.

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Déclaration sur la situation en Ukraine du Syndicat Autonome des Travailleurs

Au delà des divergences, il nous semble intéressant de publier ce que peuvent écrire des groupes d’extrême-gauche, marxistes ou anarchistes, sur la situation qu’ils vivent dans leurs pays. Aussi, nous publions ici une déclaration du groupe de Kiev du Syndicat Autonome des Travailleurs, organisation anarcho-syndicaliste, sur les récents événements en Ukraine. Sans forcément en partager tous les points, ce texte nous semble intéressant pour tenter de comprendre la situation politique en Ukraine, alors qu’une bonne partie de l’extrême-gauche occidentale soit développe des théories dignes de celles des staliniens pendant la guerre froide, favorables au régime ukrainien actuel et à Poutine, soit fait preuve d’un optimisme démesuré en saluant une « révolution démocratique » alors qu’on ne voit aucune intervention de la classe ouvrière en tant que telle (voir à ce propos l’interview, en anglais, d’un syndicaliste révolutionnaire ukrainien).

Déclaration sur la situation en Ukraine du Syndicat Autonome des Travailleurs, 19 février 2014 :

La guerre civile a commencé hier en Ukraine. Une manifestation pas si pacifique s’est confrontée aux forces de défense de l’Etat et à des divisions formées par les partisans de l’actuel gouvernement à côté de la  Vekhovna Rada (Parlement).Le 18 février, la police, ainsi que des paramilitaires, ont commis un bain de sang dans le quartier gouvernemental au cours duquel de nombreux manifestants ont été tués. Les bouchers des divisions spéciales ont achevé des personnes arrêtées. Les députés du parti au pouvoir, le Parti des Régions, et leurs laquais bourgeois du Parti « Communiste » d’Ukraine ont fuit le parlement par un tunnel sous-terrain. Le vote d’amendements constitutionnels, dont le but était de limiter le pouvoir présidentiel, n’a pas pu avoir lieu. Après leur défaite, les manifestants se sont retirés à Maidan. A 18 heures, le ministère des affaires intérieures et le Bureau de la Sécurité Interne (BSI) ont déclaré un ultimatum aux manifestants, leur demandant de se disperser. A 20 heures, les forces de police spéciales et les paramilitaires, équipés de canons à eau et de véhicules blindées, ont commencé leur raid contre les barricades. La police, les divisions spéciale du BSI, ainsi que les troupes pro-gouvernementales, ont utilisé leurs armes à feu. Cependant, les manifestants ont réussi à incendier un véhicule blindé de la police, et on s’est rendu compte que les forces gouvernementales n’étaient pas les seules à avoir des armes. Selon le communiqué publié par la police (le 19 février à 16 heures), 24 personnes ont été tuées : 14 manifestants et 10 policiers. 31 policiers ont été blessés par balles. Même si leur estimation du nombre de pertes du côté de la police est réel, celui des victimes parmi les manifestants est clairement minimisé. Les soignants de Maidan cite au minimum 30 tués.

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Groupe FERRO ATLANTICA : Grosses menaces de délocalisation des usines Européennes

Article d’un correspondant de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Une délégation de cadres de FERROPEM a été auditionné par la commission de développement durable de l’assemblée nationale.

Le directeur du groupe FERROPEM a indiqué que l’augmentation du prix de l’énergie consécutive à la fin des tarifs publics et à libre concurrence fin 2015, mettait en péril les industries dites « électro-intensives » comme l’électro-métallurgie.

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