Archives quotidiennes : 24/02/2014

Les ouvriers de la biscuiterie Jeannette bloquent leurs machines

Depuis quatre jours, plus de 30 anciens salariés, licenciés en janvier, occupent leur usine à Caen. Ils entendent ainsi bloquer la vente aux enchères des machines.

Un travailleur pose lundi à Caen devant l'usine Jeannette, dans le cadre de l'occupation des lieux par les anciens salariés qui s'opposent à la vente des machines. (Photo Charly Triballeau. AFP)

Un travailleur pose lundi à Caen devant l’usine Jeannette, dans le cadre de l’occupation des lieux par les anciens salariés qui s’opposent à la vente des machines. (Photo Charly Triballeau. AFP)

Les salariés des madeleines Jeannette tous licenciés en janvier, occupent jour et nuit depuis quatre jours leur usine à Caen, empêchant la vente aux enchères de leurs machines, a-t-on appris lundi de source policière. «Prime de misère, blocage de l’usine», «non au pillage de l’outil industriel», ont écrit les salariés sur les murs extérieur de ce site de 5 000 m2, où ils ont symboliquement érigé une bouteille de gaz.

«On va pas se laisser faire comme ça et laisser nos machines aux rapaces», a dit Françoise Bacon, 36 ans de maison, ex-déléguée CGT de cette entreprise de 36 salariés fondée en 1850 et liquidée en décembre. Lire la suite

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Arrêt des travaux sur un chantier de ZARA

UNIA, 24 février 2014 :

Vendredi dernier, Unia a rendu public un cas grave de dumping salarial survenu sur le chantier de ZARA à la Bahnhofstrasse de Zurich, où les rémunérations versées se situent entre 900 et 2000 euros/mois. Le syndicat a par ailleurs invité PSP Swiss Property SA, société propriétaire de l’immeuble, et ZARA à s’assurer sans tarder du versement de salaires corrects. Or, au lieu de contribuer à la recherche de solutions, chacun rejette la responsabilité sur l’autre et joue ainsi la montre. D’où une interruption, dès aujourd’hui, des travaux sur ce chantier.

Le groupe mondial ZARA est en train d’aménager sa nouvelle boutique phare à la Bahnhofstrasse à Zurich. Comme Unia l’a fait savoir vendredi dernier, les conditions de travail y sont nettement moins prestigieuses. Selon les témoignages recueillis sur place et les documents mis à la disposition d’Unia, les salaires versés oscillent entre 900 et 2000 euros seulement. En contrepartie, les 30 à 40 ouvriers du gros œuvre et du second œuvre effectuent jusqu’à 60 heures de travail par semaine, au mépris de toutes les conventions collectives de travail en vigueur.

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Tunisie : Grève des enseignants intérimaires de Jendouba

African Manager, 24 février 2014 :

Les enseignants intérimaires et contractuels à Jendouba ont décidé d’entamer une grève générale à partir de ce lundi, 24 février 2014, et ce en signe de protestation contre le silence des autorités et la non régularisation de leur situation comme convenu avec le ministère de l’Education.

Les enseignants intérimaires et contractuels à Jendouba ont menacé de boycotter les examens au cas où ils ne trouveront pas de réponse à leurs demandes.

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Un salon de coiffure occupé et autogéré par ses travailleuses chinoises sans papiers

Une devanture de salon de coiffure décorée d’une affiche singulière. Photo de Valentina Camozza

Une devanture de salon de coiffure décorée d’une affiche singulière. Photo de Valentina Camozza

Article mis à jour le 23 février,

Des travailleuses et un travailleur chinois(e)s sans-papiers occupent depuis le 3 février le salon de coiffure où elles travaillent au 50 boulevard de Strasbourg, à Paris.

Jeudi 20, vendredi 21 et samedi 22 février, le salon sera ouvert de 10 h à 19h pour que les travailleuses puissent se payer ! Venez nombreux et nombreuses !
Petit récit et photos de camarades passés les soutenir.

Elles sont quatre travailleuses sans-papiers chinoises et un travailleur du salon de coiffure du 50 boulevard de Strasbourg (entre Château d’eau et la gare de l’Est), à Paris, qui n’ont pas été payées depuis décembre. Le patron est parti, sans laisser de trace. Mais Fao-Lin, Feng Zhen, Shuqin et les autres ne comptent pas se laisser faire ! Elles font grève depuis le 3 février et occupent le salon tous les jours de 10 h à 20 h jusqu’à ce qu’elles soient payées. Lire la suite

SIB: Les deux salariés interrompent leur grève de la faim

Zinfos 974, 24 février 2014 :

Les négociations du plan d’accompagnement reprennent ce lundi à la société industrielle de bourbon. Les dirigeants de la SIB, Yves Raynal (président de la SIB) et François Cassin (DRH) ont eu droit à un accueil chahuté. Des pneus brûlés ont été disposés devant la clôture de l’usine.

Vendredi dernier, le délégué du personnel, Jocelyn Rivière, avait clairement mis en cause le directeur des ressources humaines, l’accusant de vouloir faire échouer les maigres avancées obtenues. Le syndicaliste en était même venu à demander son départ de la table des négociations.

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