Etupes : Grève pour les salaires à la Snop

L’Est Républicain, 28 juin 2016 :

« ON NE VEUT PAS moins que l’an passé. » Et c’est d’autant plus légitime, aux yeux de la représentante de la CGT, Rachel Dorcy, que son employeur enregistre toujours de meilleurs résultats.

À la Snop (Société noiséenne outillage presse), du nom d’une importante usine spécialisée dans la découpe-emboutissage pour l’industrie automobile implantée depuis la fin des années 90 sur Technoland Étupes, les débuts d’été se suivent et se ressemblent. Dans la mesure où, cette année comme l’an passé, les négociations salariales annuelles obligatoires achoppent de façon à précipiter un mouvement social.

La grève, en juin 2015, n’avait duré qu’une journée. Les salariés avaient obtenu une augmentation générale des salaires de l’ordre de 2 %, avec un plancher fixé à 80€. Ainsi qu’une prime vacances de 150 €. Si la direction propose, cette fois, que cette dernière progresse de 200€, elle fixe, en revanche, le seuil minimal de la revalorisation des salaires à 50€. Et, manifestement, c’est ce qui ne passe pas. « Les salariés veulent avant tout un plancher plus haut, parce que ceci a un impact sur le 13e mois, sur les primes d’équipe ou d’ancienneté », insiste la déléguée CGT, dont le syndicat réclame 110€ d’augmentation de salaire.
Un chiffre d’affaires et des dividendes en pleine progression

Ici, dans les rangs ouvriers, qui représentent l’écrasante majorité des effectifs, on accepte d’autant moins l’abaissement du plancher de 80 à 50€ que la Snop a vu son chiffre d’affaires bondir de 540 à 714 millions d’euros entre 2010 et 2015. Il n’y a guère qu’en 2013, où l’activité avait brusquement chuté, que les syndicats, particulièrement la CFDT, ne s’étaient pas associés au mouvement de grève conduit, à l’époque, par la seule CGT. Mais, depuis, tous sont à l’unisson. D’autant que le groupe FSD, dont la Snop est une filiale, distribue toujours plus de dividendes à ses actionnaires : « 5 millions d’euros en 2015-2016 contre 2 millions l’exercice précédent », fustige la CGT. Laquelle appelle donc à une « redistribution des richesses ».

Hier soir, les négociations avec la direction, laquelle n’était pas disponible pour répondre à nos sollicitations, étaient toujours dans l’impasse. L’usine PSA Sochaux toute voisine, livrée par le site d’Étupes, n’était pas (encore) impactée.

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