Vitrolles : les employés de Mc Do poursuivent le mouvement

La Provence, 31 août 2014 :

Inquiets pour l’avenir, ils étaient une quarantaine hier à protester contre le retrait du franchisé.

Chaque jour, ils reçoivent de nouveaux soutiens. Hier, les employés des différents McDonald’s des Bouches-du-Rhône s’étaient donné rendez-vous dans le restaurant vitrollais, en grève depuis une quinzaine de jours pour protester contre le changement d’actionnariat, un changement qui touche également les sites marseillais de la porte d’Aix et de Sainte-Marthe. Et pour les soutenir dans leurs démarches, deux jeunes femmes avaient même fait le déplacement depuis Fréjus, car pour elles, c’est bel et bien l’avenir qui est en jeu. « Il y a deux ans, nous avons connu le même scénario que celui qui est en train de se dessiner aujourd’hui dans la région marseillaise. Un franchisé a repris l’enseigne de Fréjus et de nombreux acquis ont été supprimés. Il y a eu beaucoup de licenciements, dont certains abusifs, certaines primes ont disparu, tout comme le 13e mois. Sans parler des discriminations syndicales », témoignent-elles. L’une d’entre elles a d’ailleurs été récemment licenciée et a décidé de porter l’affaire devant les Prud’hommes.

Une situation complexe

En grève depuis quinze jours, la situation des différents Mc Do n’est visiblement pas près de trouver une issue positive. Hier, à Vitrolles, les différents représentants syndicaux, soutenus par des employés des Mc Do Vieux-Port, Saint-Ferréol, Blancarde, Chave, Aix sud et Aix-les-Milles, avaient toujours les mêmes craintes : celles de voir de nouveaux franchisés arriver à la tête des différents restaurants et de perdre des acquis sociaux. « Mc Do casse une grosse structure qui était gérée par le franchisé Francesco Brescia pour installer davantage de franchisés à qui l’on n’impose rien en termes de garanties sociales. On vend les mêmes produits, mais d’un Mc Do à l’autre, les différences sociales peuvent être impressionnantes », s’insurge Kamel Guemari, délégué FO.

Les grévistes, constitués en intersyndicale CGT-FO-Unsa, ne souhaitent qu’une seule chose : rencontrer les responsables et obtenir des garanties pour l’avenir. « Mc Do détient 90 % des parts et la franchise LC Horizon 10 %. Mais les responsables régionaux disent qu’ils ne peuvent rien faire et que l’on doit se tourner vers le franchisé qui, avec seulement 10 % des parts, ne peut pas vraiment prendre de décisions seul », déplore les grévistes. Faute d’une réunion et d’un hypothétique accord, les restaurants concernés étaient encore fermés au public hier. À l’intérieur, le personnel non-gréviste s’attelait à nettoyer le site pendant que leurs collègues jouaient aux cartes ou lisaient la presse.

Quant aux clients, la plupart ont rebroussé chemin sans même rechigner. « Tout le monde connaît quelqu’un qui a travaillé à McDo et tout le monde sait que les conditions y sont très difficiles. Ceux qui y sont encore, c’est qu’ils n’ont pas le choix », jure pour sa part le syndicaliste Fabrice Ribeiro. « On ne demande pas d’augmentation ou autre, juste conserver nos acquis et lutter contre les disparités sociales. Il faut une unité de gestion au niveau de la politique sociale », concluent les salariés grévistes ou solidaires du mouvement.

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