Journaliers d’EDL : la contestation se poursuit

L’Orient le Jour, 14 août 2014 :

Les journaliers d’Électricité du Liban (EDL) ont organisé un nouveau sit-in, hier matin, devant le siège de l’office à Beyrouth, bloquant ainsi l’accès du bâtiment à la plupart des employés. Les protestataires contestent avec la même fermeté la décision du fournisseur d’électricité d’inscrire un nombre limité de journaliers au cadre (897, selon EDL). Les responsables du mouvement ont par ailleurs donné des assurances en début de matinée sur le caractère pacifique de la démonstration, prenant ainsi leurs distances avec les incidents qui avaient éclaté la veille. Rappelons en effet qu’à l’occasion de la journée de mobilisation de mardi dernier, des protestataires avaient soudé certaines portes de l’office, brûlé des pneus sur la voie publique et bloqué la circulation au niveau de l’avenue Charles Hélou, à Beyrouth.

Présent sur place, le chef du comité des journaliers Lebnan Makhoul est monté au créneau pour accuser EDL, ainsi que les entreprises liées au fournisseur depuis 2012 pour sous-traiter une partie de la distribution d’électricité, de « gaspiller les fonds publics ». Il a ainsi annoncé avoir transmis aux médias un document corroborant ses propos. Il a également assuré « ne plus aspirer personnellement à entrer au cadre d’EDL », considérant que « répondre de ses accusations devant la justice sera pour lui une question d’honneur ». M. Makhoul a enfin fait état de pressions qui auraient été exercées à l’encontre des journaliers.

Même son de cloche chez l’un des représentants des grévistes, Bilal Bajouk, qui évoque de son côté « une campagne d’intimidation » destinée à dissuader les journaliers de faire valoir leurs droits et appelle les parlementaires à intervenir sur le volet législatif de ce bras de fer.

Réunis jusque dans l’après-midi, les journaliers ont finalement décidé de poursuivre le mouvement de grève, après l’échec de la tentative de médiation du président de la commission parlementaire de l’Énergie et de l’Eau, le député Mohammad Kabbani. Soucieux d’obtenir de la part d’EDL un accord qui ne laisserait aucun journalier sur le carreau, les responsables du mouvement de contestation ne se déclarent pas moins « ouverts au dialogue », malgré les échecs successifs dans leurs tentatives de rencontrer le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Arthur Nazarian, ou le PDG d’EDL, Kamal Hayek.

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