Archives de Tag: Zenica

Le capitalisme a encore tué cette nuit en Bosnie

Le capitalisme n’arrache pas les chemises, lui il arrache les vies. Les capitalistes ont encore tué cette nuit.

Au moins 4 ouvriers sont morts, et au moins deux gravement blessés, cette nuit dans une mine en Bosnie.

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Zenica : Les ouvriers d’ArcelorMittal annoncent des protestations

Le Conseil du syndicat des travailleurs de l’usine ArcelorMittal de Zenica (Bosnie-Herzégovine) a annoncé des protestations à partir du 12 mars et jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Le syndicat dénonce « l’attitude indolente » de la direction par rapport aux revendications ouvrières et son refus de se mettre en conformité avec le droit du travail.

Bosnie-Herzégovine : Une révolte prolétarienne au cœur de l’Europe

Article publié dans « Communisme-Ouvrier« , numéro spécial (supplément à Communisme-Ouvrier n°41), bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le mouvement en Bosnie-Herzégovine a commencé à Tuzla, ville industrielle avec une forte et longue tradition de luttes ouvrières, avec des manifestations d’ouvriers licenciés et de travailleurs privés de salaires, manifestations auxquelles se sont joints à partir du 5 février des jeunes chômeurs, pour arriver à l’explosion le 7 février où dans plusieurs villes des manifestants ont attaqué et incendiés des bâtiments officiels, comme le siège du gouvernement local à Tuzla et à Zenica, la présidence à Sarajevo, ou les locaux des deux partis nationalistes, le HDZ (parti nationaliste croate) et le SDA (parti nationaliste bosniaque) à Mostar.

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Dès ses origines, il s’agit incontestablement d’un mouvement prolétarien. C’est une révolte d’ouvriers licenciés, de travailleurs privés de salaires et de prolétaires sans-emploi auxquels se sont joints d’autres catégories de la population touchée par les politiques anti-sociales et l’austérité, comme les retraités, les anciens combattants ou les victimes de guerre. La colère est dirigée essentiellement contre le chômage, les privatisations, les salaires et pensions insuffisants pour vivre (quand ils sont payés!) et aussi contre la corruption et le luxe insolents des politiciens, des hauts-fonctionnaires et autres bourgeois maffieux qui se sont enrichis sur le dos de la population avec les privatisations.

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Nouvelles du soulèvement en Bosnie-Herzégovine

En Bosnie-Herzégovine, la lutte continue contre le chômage, les politiques anti-sociales et la corruption des politiciens. Le 12 février, plusieurs villes ont organisés des plénums pour discuter de la situation, des revendications et des actions à mener.

Manifestation ouvrière à Tuzla, 11 février

Manifestation ouvrière à Tuzla, 11 février

A Tuzla, il apparaît que le théâtre national de la ville n’est plus assez grand pour accueillir toutes les personnes intéressées pour participer au plénum quotidien des habitantes et habitants. Mardi et mercredi des manifestations ont continué dans la ville, en particulier celles des travailleurs des usines Tuzlakvarca et Tuzlaputevi. Ils revendiquent une décision rapide de la cour des comptes afin de remettre en route la production sans risque d’être déclarés en faillite. En attendant la remise en route de la production, les ouvriers exigent que les droits à l’assurance-maladie et les salaires soient garantis aux ouvriers. Le 11 février, le plénum avait déjà acté comme exigence la remise en route de la production dans les usines qui ont été fermées.

Réunion du Plénum de Tuzla, 11 février

Réunion du Plénum de Tuzla, 11 février

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Bosnie: les manifestations contre le pouvoir continuent

La Presse, 11 février 2014 :

Rassemblés devant le siège du gouvernement à Sarajevo, des manifestants ont réclamé la démission du premier ministre de l’entité croato-musulmane Nermin Niksic qui refuse de partir.

«Je respecte le droit des citoyens de manifester, voire même de réclamer la démission du gouvernement. Mais nous estimons que mon départ et celui des ministres conduiraient à une paralysie au sein de l’entité» croato-musulmane, a déclaré M. Niksic.

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Nouvelles manifestations à travers la Bosnie-Herzégovine

Alors que dans de nombreuses villes, habitants et travailleurs font connaître leurs revendications, de nouvelles manifestations ont lieu ce lundi 10 février à travers la Bosnie-Herzégovine.

Quelques photos de manifestations ce lundi 10 février :

– Kalesija :

Kalesija

« Entreprises privés esclavagistes / Travailleurs esclaves »

Livno :

Livno

« Plus de luxe au détriment du peuple »

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En Bosnie comme ailleurs : « Ostavke svi ! Smrt nacionalizmu ! »

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

La colère des ouvriers licenciés, des travailleurs sans salaire et des jeunes chômeurs de Tuzla s’est étendue depuis le 6 février à l’ensemble de la Bosnie-Herzégovine. Partout, tant dans la Fédération Croato-Musulmane qu’en Republika Srbska, la population descend dans les rues pour protester contre le chômage, les fermetures d’usines, les politiques anti-sociales et la corruption des politiciens au service de la bourgeoisie maffieuse. Le 7 février, à Tuzla, Zenica et Sarajevo, la population a attaqué et incendié plusieurs bâtiments symboles du pouvoir en place.

Bâtiment du gouvernement à Tuzla, 7 février. Sur le mur on peut lire "Ostavke svi ! Smrt nacionalizmu !" (Qu'ils dégagent tous ! Mort au nationalisme !)

Bâtiment du gouvernement à Tuzla, 7 février. Sur le mur on peut lire « Ostavke svi !
Smrt nacionalizmu ! »
(Qu’ils dégagent tous ! Mort au nationalisme !)

Nous affirmons notre solidarité aux ouvriers et chômeurs de Bosnie-Herzégovine. Mais au-delà de notre solidarité avec nos sœurs et frères de classe des Balkans, la colère qui s’exprime en Bosnie-Herzégovine doit aussi nous servir d’exemple à nous, les prolétaires qui vivent en France. Certes la Bosnie-Herzégovine est un des pays d’Europe les plus touchés par le chômage, mais c’est partout en Europe, et même dans le monde, que la bourgeoisie augmente ses profits alors que nous galérons au chômage, que nous sommes soumis au terrorisme patronal des licenciements, et que nous voyons nos conditions de travail se dégrader pour un salaire qui ne nous permet pas de boucler les fins de mois.

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