Archives de Tag: Suzuki

Luttes des ouvriers de l’automobile en Inde

Le Monde, 22 avril 2014 :

Les ouvriers de deux usines Toyota de l’Etat du Karnataka, dans le sud de l’Inde, ont repris le travail, mardi 22 avril, après un mois de grève.

Plus de 4 200 d’entre eux, sur les 6 400 que comptent les sites, avaient cessé le travail pour réclamer une augmentation mensuelle de 4 000 roupies (48 euros), alors que la direction ne leur proposait que 3 050 roupies (36,5 euros).

Les deux parties ont accepté de porter leurs différends devant un tribunal. Syndicats et direction doivent poursuivre les négociations sur la réintégration des ouvriers licenciés pendant le conflit.

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Inde. Soutenons les grévistes de la faim, obtenons la libération des 157 ouvriers injustement emprisonnés

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Les ouvriers des usines d’automobiles Maruti-Suzuki ont décidé une escalade dans leur lutte pour la justice en lançant une protestation assise (sit-in) et grève de la faim à durée indéterminée à compter du 18 juillet 2013.
Ils protestent contre l’emprisonnement depuis une année et sans signe de libération, de 157 de leurs camarades, de mandats d’arrêt contre 66 autres et le licenciement par la compagnie, de 2 300 d’entre eux au prétexte de cette grève.

Pour les ouvriers de l’usine Maruti Suzuki en Inde, le 18 juillet marque un anniversaire indésirable, chargé d’anti-syndicalisme manifeste de la part de la police et des autorités locales. Une grève de la faim est prévue pour tenter de mettre fin à la répression.

Pour les ouvriers de l’usine Maruti Suzuki en Inde, le 18 juillet marque un anniversaire indésirable, chargé d’anti-syndicalisme manifeste de la part de la police et des autorités locales. Une grève de la faim est prévue pour tenter de mettre fin à la répression.

Lors des violences du 18 juillet dernier, un directeur de l’usine Manesar de Maruti Suzuki India Limited (MSIL) est décédé. 157 travailleurs sont détenus en prison depuis cette date sans pouvoir bénéficier d’une libération sous caution. Un mandat d’arrêt sans caution possible a été délivré contre 66 autres. En tout, 2 300 travailleurs et travailleuses ont perdu leurs emplois, et cela fait un an que des milliers de familles se trouvent dans une situation désespérée au plan économique comme au plan affectif.
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Inde. Des syndicalistes de Maruti-Suzuki croupissent en prison

suzukiUne vingtaine de syndicats ont appelé à la manifestation, mardi dernier (5 février), à Jantar Mantar (New Delhi) pour réclamer la libération de 149 ouvriers des usines Maruti Suzuki à Gurgaon et la réintégration de 500 ouvriers suspendus.

Arrêtés par la police lors des manifestations du 18 juillet 2012, accusés d’implication dans les violences durant lesquelles un cadre supérieur a trouvé la mort, ils sont emprisonnés depuis six mois. Parmi eux, des dirigeants du syndicat indépendant des travailleurs de Maruti-Suzuki (1) que l’employeur refusait de reconnaître. Les syndicats tiennent la compagnie responsable des violences qui trouvent leur origine dans l’exploitation des travailleurs.

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Un mort et dix blessés lors de heurts entre ouvriers et contremaîtres en Inde

Le directeur du personnel d’une usine indienne du constructeur automobile Maruti Suzuki a été brûlé vif et des dizaines de personnes ont été blessées lors de violents heurts entre des ouvriers et des responsables du site.

Le corps calciné de ce responsable, Avnish Kumar Dev, a été identifié jeudi 19 juillet après avoir été retrouvé dans la salle de conférence de l’usine de Manesar, située à environ 50 km de la capitale, a indiqué le groupe.

Selon le groupe, les troubles ont démarré mercredi matin lorsqu’un salarié a violemment frappé un contremaître. Le groupe accuse le syndicat ouvrier d’avoirrefusé que des sanctions soient prises et d’avoir empêché les cadres de sortir de l’usine. Mais selon le syndicat c’est le contremaître qui a « maltraité » un ouvrier qui se plaignait et qui a été remercié.

88 OUVRIERS ARRÊTÉS

Toujours selon Maruti, les ouvriers, munis de barres de fer, ont frappé des responsables « à la tête, sur les jambes et le dos, provoquant des hémorragies et des pertes de conscience ». Au total, environ 90 contremaîtres ont été blessés et 50 d’entre eux ont été hospitalisés, notamment pour des fractures et des blessures à la tête, selon l’un des responsables de Maruti. Certains ont été admis en soins intensifs. Deux cadres japonais ont été blessés et admis dans un établissement privé, a déclaré un autre responsable, sous le couvert de l’anonymat.

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Manesar : Lutte des ouvriers de Maruti Suzuki pour la liberté syndicale

Le Courrier International, 25 octobre 2011 :

A l’usine de Manesar, les ouvriers de Maruti Suzuki, premier constructeur automobile indien, ont fait grève pendant deux semaines en octobre. (…)

Manifestation des ouvriers de Maruti Suzuki, le 13 octobre à Manesar

Naresh, 25 ans, est ouvrier à l’usine Maruti Suzuki de Gurgaon (à environ 18 km au nord de Manesar) qui a également participé au mouvement social. Cet après-midi, il évoque avec nous le film de Charlie Chaplin, Les Temps modernes. Dans ce film de 1936, Chaplin incarne un ouvrier employé sur une chaîne de fabrication. Même lorsqu’il va aux toilettes, ses mains continuent d’exécuter le même geste, dans une sorte de réflexe pavlovien, et il va jusqu’à le reproduire sur les boutons de la jupe d’une dame, qu’il serre comme des boulons.

Cela ne fait pas rire Naresh. « Oui, j’ai vu le film, et oui, il pointe bien les choses : nous travaillons sur des machines, mais nous ne sommes pas des machines. » Naresh insiste : il ne veut pas se laisser déshumaniser. En avril 2010, Naresh avait été élu employé du mois de Maruti Suzuki. En juin dernier, il [a participé à un mouvement de grève] et s’est fait renvoyer. Puis il a fait partie des employés réintégrés après la grève de septembre. Mais quelques jours plus tard, il a été de nouveau suspendu. En octobre, les ouvriers se sont de nouveau mis en grève, pour réclamer la réintégration de leurs collègues.

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Inde : Lutte et répression dans les usines Suzuki de Manesar

FIOM (Fédération Internationale des Organisations de travailleurs de la Métallurgie), 12 octobre 2011 :

Inde : Une fois de plus, les salariés de Maruti Suzuki à Manesar se sont mis en grève, le 7 octobre, à partir de 16 heures, pour exiger la réintégration du personnel contractuel. La grève a été provoquée par la poursuite du lock-out de l’entreprise et par les agressions des hommes de main embauchés par l’entreprise pour s’attaquer au personnel contractuel. Un coup de feu a été tiré le 9 octobre.

Le 30 septembre, un accord a été conclu entre Maruti Suzuki et les grévistes. Les travailleurs ont accepté de reprendre le travail et la direction a accepté de son côté à ne pas se livrer à des actes de vengeance envers les salariés. Les parties ont également convenu de régler leurs différends par la négociation et de respecter les droits fondamentaux de chacune des parties.

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Inde : Suzuki fait ouvrir le feu sur les ouvriers

En Inde, après un mois de lutte intense et parfois violente, sept mille travailleurs chez Suzuki ont finalement conclu un accord avec l’employeur à la fin du mois de Septembre. Mais lorsqu’ils ont repris le travail, Suzuki a changé d’avis et n’a pas voulu respecter l’accord signé.

Le résultat a été une reprise de la grève, avec une violente réaction de la direction : des coups de feu ont été tirés sur les grévistes. Le gouvernement s’est rangé de son côté, déclarant la grève « illégal ».

Les travailleurs, avec le soutien de la Fédération Internationale des Ouvriers Métallurgistes, nous demandent d’envoyer des messages – des milliers de messages – à la société en exigeant qu’elle arrête la violence et respecte l’accord signé.

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