Archives de Tag: Suez

Vidéos : Lutte de la classe ouvrière aux quatre coins du monde

Quelques vidéos de luttes ouvrières cette semaine à travers le monde. Dans des contextes, des climats et des continents différents, des revendications similaires pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail. Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Afrique du Sud :

Mobilisation des ouvriers agricoles à Parys après le meurtre de deux ouvriers agricoles par des propriétaires blancs (20 février).

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Luttes ouvrières en Egypte

Al Ahram, 30 avril 2014 :

Après deux ans de progrès relatif, les salariés égyptiens ont de plus en plus de mal à faire entendre leurs voix.

Tareq est un membre élu du syn­dicat indépendant des tra­vailleurs à l’Université améri­caine du Caire, un syndicat qu’il a créé avec ses collègues en 2012. Aujourd’hui, il n’est plus le leader enthou­siaste qu’il était deux ans auparavant. A ce moment, il avait réussi à doubler les salaires des travailleurs, après deux grèves réussies et des négociations difficiles, mais toutes les négociations qu’il a menées récemment pour augmenter le salaire minimum ont échoué. « Le vent ne tourne plus à notre avantage », regrette-t-il.

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Egypte, 3 mars 2014 : des grèves, des grèves, des grèves…

Pour la seule journée du 2 mars, la presse relève que la grève des postes pour le salaire minimum à 1200 LE et le limogeage des dirigeants s’est étendue à tout le pays. Par exemple, dans le seul gouvernorat de Beni Souef, 42 bureaux de poste étaient en grève sur un total de 106. C’est semble-t-il la déclaration d’un directeur accusant les grévistes de « voyous » qui a mis tout le monde en colère et qui a incité un grand nombre de postiers à entrer en grève. A Minya les postiers ont manifesté en ville. A Kafr el-Sheikh, les postiers ont repris le travail un jour, après 6 jours de grève, parce que de nombreux retraités qui ne pouvaient pas toucher leur pension, stationnaient jour et nuit devant le bureau de poste.

Toujours le 2 mars et pour le salaire minimum et aussi très souvent pour virer les responsables, grève des travailleurs temporaires du ministère de la santé à Qena, grève illimitée des personnels infirmiers, techniciens, ouvriers, administratifs, sécurité à l’hôpital universitaire de Tanta, 5ème jour de grève à l’usine chimique Kima d’Assouan, 2ème semaine de grève à l’usine Shebin el Koum de Menoufya, grève à l’usine des huiles et savons d’Alexandrie, 8ème jour de grève des ouvriers et employés de l’université de Kafr el-Sheikh, grève dans une usine de matériel de Nouvelle Vallée, poursuite de la grève des employés au semences à Kafr el-Sheikh, grève des services d’irrigation à Nag Hammadi comme à Sharqiya où c’est la 3ème semaine de grève, grève à l’usine de verre pharmaceutique de Suez…

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Égypte : note sur le succès historique de la grève des médecins et professions de santé

Le comité de grève central des médecins, pharmaciens et dentistes, animé par la frange la plus jeune de la profession et appuyé par le syndicat des médecins qui vient de renouveler sa confiance à sa secrétaire Mona Mina connue pour sa détermination, a appelé à une grève des trois professions le mercredi 26 février pour la hausse du salaire minimum salaires à 3 000 LE (alors que le gouvernement leur propose 1800 LE et qu’ils en gagnent en majorité entre 1200 et 1500), l’augmentation du budget de la santé publique tout à la fois pour améliorer les conditions de soin des patients et les conditions de travail des professionnels de la santé, des investissements dans la production de médicaments génériques en Égypte afin de baisser leur coût pour les malades et le système de santé publique et la libération de 200 médecins emprisonnés pour leurs idées.

Cette grève a été suivie a un niveau jamais atteint dans l’histoire de ces professions, puisqu’il est de 87% à l’échelle du pays selon les organisateurs. Le comité de grève l’estime pour les médecins à 100% dans les gouvernorats Suez et Nouvelle Vallée, 95% à Port Saïd, 90% à Daqalyia, 100% dans de nombreux hôpitaux du Caire, d’Alexandrie et des principales villes du pays.  Il est de 90% pour les pharmaciens des hôpitaux publics et 75% pour ceux du privé et de 85% pour les dentistes.  Les vétérinaires, pour leur part n’ont pas participé à ce mouvement mais annoncent qu’ils en sont solidaires et qu’ils appellent d’ores et déjà à se joindre à l’appel des médecins pour une grève illimitée de toutes les professions de santé à partir du 8 mars si le gouvernement n’a pas répondu positivement d’ici là à leurs revendications. Des étudiants en médecins ont également marqué la journée par un mouvement de solidarité à l’égard des professionnels de santé.

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Ce qui est en train de mûrir en Égypte : une révolution encore plus fantastique

Après l’hiver islamique, un hiver militaire ?

Après le soulèvement populaire des 30 juin et les 4 jours de manifestations massives qui suivirent pour renverser Morsi, le coup d’État militaire du 3 juillet puis la répression sanglante des Frères Musulmans, notamment le 14 août, l’espace politique égyptien semble avoir été accaparé par l’affrontement entre l’armée et les Frères Musulmans. Après l’hiver islamiste, on semble assister à un hiver militaire.

Et bien des éléments peuvent sembler corroborer cette vision journalistique des choses.

Le 24 novembre par exemple, le président par intérim, Adly Mansour, a signé un projet de loi qui, visant à réglementer les grèves et manifestations, revient à quasi supprimer le droit de grève et interdire toute manifestation. Une loi qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle que voulait faire passer Morsi lorsqu’il était encore au pouvoir. De même, le comité chargé de revoir la constitution, vient de confirmer le jugement de civils par les tribunaux militaires lorsque les intérêts militaires sont en jeu. C’est-à-dire presque tout le temps. Des grèves comme celles des aciéristes de Suez en juillet ou du textile de Samanour en novembre ont été réprimés par les forces armées au prétexte de la lutte contre le terrorisme islamiste alors que les ouvriers en grève disaient à juste titre aux militaires : « que faites-vous là ? Nous ne sommes pas des terroristes. Pourquoi n’allez-vous pas vous battre dans le Sinaï là où ont principalement lieu les attentats ? »

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Egypte, 14.08.2013, 20 H: Ce qui devait arriver, arriva…

egypte

Le pouvoir vient de disperser par la force et une violence extrême les places que les Frères Musulmans occupaient depuis plus d’un mois. Il y aurait à cette heure d’après le ministère de la santé, 149 morts ( les Frères Musulmans disent 2 000). Le pouvoir décrète couvre feu et état d’urgence pour un mois. Le vie président El Baradei du FSN démissionne pour protester contre les violences.  Dans le même temps de très nombreuses églises et locaux de chrétiens ont été brûlés ou saccagés par les Frères Musulmans et autres islamistes dispersés et chassés des places qu’ils occupaient.

Hier l’armée était intervenue violemment pour briser la grève des ouvriers  de l’acier de Suez faisant de nombreux blessés et procédant à des arrestations.
C’est évidemment le but : à travers la répression contre les Frères Musulmans, qui eux tentent de détourner la colère contre les chrétiens et sèment la confusion, l’armée tente de s’attaquer à la révolution en imposant l’Etat d’urgence et le couvre feu, au nom desquels elle essaiera d’interdire toute grève ou manifestation et imposer sa dictature. Et elle utilise le FSN, les libéraux, les nassériens, les démocrates et les syndicats au gouvernement ou qui le soutiennent pour essayer de faire passer son attaque.

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Egypte. Manifestation des ouvriers de l’usine Suez Steel Company

En Egypte, la population fait tomber les gouvernements, mais les nouveaux dirigeants continuent la même politique de répression de la classe ouvrière. Le 12 août, Amr Yusif et Abd-al-Ra’uf, deux dirigeants ouvriers de l’usine métallurgique Suez Steel Company, ont été arrêtés par les forces de répression alors que l’armée est intervenu dans l’usine contre les travailleurs en grève.

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Ce 13 août, les ouvriers de l’usine ont organisé une manifestation devant le siège de la direction, scandant des slogans pour la libération de leurs deux camarades arrêtés.

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