Archives de Tag: souffrance au travail

Suicides à France Télécom : des dirigeants menacés de poursuites pour harcèlement moral

Le Monde, 7 juillet 2016 :

La réunion des cadres de France Télécom organisée à la Maison de la chimie, à Paris, le 20 octobre 2006, se voulait sans détour. Une opération de motivation des troupes comme les grandes entreprises savent le faire. Les objectifs étaient clairs, et le PDG Didier Lombard n’a pas pris de gants pour les annoncer.

D’ici trois ans, 22 000 salariés devront avoir quitté l’entreprise, 14 000 autres auront changé de poste. Soit une personne sur trois. « Ce sera un peu plus dirigiste que par le passé », a admis Didier Lombard ce jour-là, mais « je ferai [ces départs] d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte ». En contrepartie, 6 000 personnes seront recrutées.

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Après Toulouse, Le Havre : les véritables casseurs de l’hôpital public sont aussi des assassins !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Ah, ils en ont eu des trémolos dans la voix tous ces politiciens quand il s’agissait d’instrumentaliser une poignée d’idiots qui avaient brisé des vitres d’isolation de l’hôpital Necker de Paris le 14 juin !

Mais la casse de l’hôpital, cela fait des années et des années qu’elle dure, et ce ne sont pas que des vitres, ce sont des êtres humains qui sont brisés par les suppressions de postes successives et les conditions de travail de plus en plus insupportables. De moins en moins de personnel, un sous-effectif chronique, de plus en plus de boulot, des jours de RTT supprimés, le harcèlement téléphonique et les pressions pour faire revenir au travail sur les jours de repos, des heures supplémentaires jamais payées ni récupérées qui s’accumulent, l’impossibilité de faire correctement son boulot,… voilà ce que signifient les dizaines de milliers de postes supprimés à l’hôpital public pour les ASH, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers.

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Toulouse : Suicide d’un infirmier du CHU sur son poste de travail, trop c’est trop

Tract SUD et CGT CHU Toulouse, 16 juin 2016 :

Suicide d’un infirmier du CHU sur son poste de travail, trop c’est trop – Rassemblement lundi 20 juin – 17h – Hôtel Dieu

Nous avons appris le suicide d’un de nos collègues à Rangueil sur son poste de travail. Nous avons été tous choqués par la violence de cet acte et nous avons une pensée pour sa famille, ses proches et ses collègues. La délégation de nos syndicats au CHSCT a débuté une enquête concernant les circonstances professionnelles de ce geste qui par le fait d’être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU.

Un suicide au travail, qu’est ce que ça veut dire ?

Il faut savoir que le phénomène des suicides au travail est très récent, Christophe Dejours, un psychiatre reconnu y a consacré un livre ou il indique : « à partir des années 1980, le privilège accordé à la gestion au détriment du travail s’est traduit par un ensemble de logiques d’action : les centres de profit, la gestion par objectifs, la mise à l’écart des gens de métier, la primauté de l’organisation, la flexibilité et la sous-traitance… La production de valeur est recherchée dans la rentabilité et dans l’organisation du travail plutôt que dans le travail lui-même, les résultats priment sur les moyens. Cette évolution a eu pour effet de disqualifier les métiers, avec des conséquences «dramatiques» sur la santé mentale des salariés et sur le climat social de l’entreprise. En deuxième lieu, l’introduction de l’évaluation individualisée des performances, censée rendre compte de façon objective de la production de travail, s’est révélée contre-productive. » Tout est là chez nous.

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Rhône: Un salarié de Jtekt se suicide sur son lieu de travail

20 Minutes, 30 octobre 2015 :

Un homme de 45 ans, travaillant depuis près d’une vingtaine d’années pour la société Jtekt à Irigny (Rhône) s’est donné la mort jeudi matin sur son lieu de travail, en se jetant du toit situé au cinquième étage.

« Il ne s’agit pas d’un accident du travail dans le cadre de ses activités professionnelles sur le site. Tout laisse à penser qu’Eric s’est suicidé en lien avec sa situation de salarié », estime le syndicat CGT dans un communiqué.

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Besançon : les salariés du LP Condé en lutte contre la souffrance au travail

Depuis le 1er septembre, le personnel du Lycée Professionnel Condé de Besançon est en grève illimitée contre la souffrance au travail, les conditions de travail dégradées et des méthodes de management assimilable à du harcèlement moral. Enseignants dépendants de l’éducation nationale et agents dépendants de la fonction publique territoriale sont unis dans la lutte. Ce lundi 7 septembre, les salariés du LP, des lycéens et des travailleurs d’autres secteurs solidaires se sont retrouvés près de 150 devant les grilles du LP avant de partir en manifestation vers le rectorat aux cris de « A Condé comme ailleurs, respect des salariés ».

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Le personnel de la mairie de Rouen dépose un préavis de grève

Normandie Actu, 12 juin 2015 :

Cinq syndicats s’unissent pour préparer une grève à la mairie de Rouen (Seine-Maritime), du 20 au 23 juin 2015. Le personnel est en colère ! Explications.

L’orage couve au sein du personnel de la mairie de Rouen (Seine-Maritime). Cinq syndicats (CFDT-CGC-CGT-FO-SUD), dans une démarche commune inédite, ont décidé de déposer une préavis de grève, courant du samedi 20 juin 2015 à minuit au mardi 23 juin à minuit. Un préavis d’ores-et-déjà annoncé comme étant reconductible.

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« De plus en plus de souffrance au travail chez les salariés des associations »

Marianne, 5 juin 2015 :

Frédéric Amiel est membre du syndicat Asso, une structure qui créée en 2010 et qui regroupe des salariés du secteur associatif. Il réagit après la révélation des entorses faites par la Croix-Rouge au droit du travail.

Marianne : La Croix Rouge a été récemment épinglée par l’Inspection du travail pour son « organisation du travail illégale, dangereuse et pathogène ». Fin 2013, c’était Emmaüs qui se faisait taper sur les doigts. En 2010, les salariés du Samu social de Paris se mettaient en grève pour que soit respecté le Code du travail. Que se passe-t-il dans le secteur associatif ?

Frédéric Amiel : Depuis quelques années, nous constatons de plus en plus de situations de souffrance au travail chez les salariés des associations. Quelle que soit l’association, il y a, de la part de l’employeur, une méconnaissance du droit du travail et une difficulté, pour le salarié souvent militant, de faire valoir ses droits. La pression est de plus en plus forte sur le secteur associatif. L’Etat a procédé à des coupes budgétaires qui ont eu deux conséquences : les subventions publiques aux associations ont été impactées, ainsi que celles des collectivités locales. Ces dernières ont donc arrêté de fournir certains services et ce sont les associations qui ont pris le relais. On demande beaucoup aux associations et donc aux salariés. Il n’est pas rare, par exemple, qu’un employeur fasse du « chantage affectif » à ses salariés. On fait comprendre aux personnes qu’elles sont dans une association et qu’elles n’ont donc pas à compter leurs heures. Et les salariés n’osent pas dire non… Ce n’est pas normal ! Nous avons monté le syndicat Asso en 2010 pour que les salariés défendent leurs droits et soient conscients que c’est une démarche légitime.

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