Archives de Tag: socialisme

Législatives : L’essentiel n’est pas de voter mais de lutter !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 8 juin 2012 :

Après les présidentielles, la population de nationalité française est appelée à voter dimanche 10 juin 2012 pour les législatives. Encore une fois, nous savons déjà que, quelque soit la couleur de la prochaine assemblée nationale, le véritable pouvoir restera aux mains de classe qui détient le pouvoir économique, celle qui possède les usines, les banques, les magasins et autres bureaux, c’est-à-dire la bourgeoisie. Nous, travailleuses et travailleurs, continuerons à subir dans nos entreprises la dictature patronale, dictature qui s’exerce aussi sur l’ensemble de la société lorsqu’une poignée d’actionnaires peuvent décider de fermer une usine et de réduire ainsi une région entière à la misère et au chômage.

Comme pour les présidentielles et autres élections, derrière la façade démocratique, se trouve une véritable farce. Ceux dont nous subissons la dictature au travail, actionnaires et directions, nous ne les avons jamais élus. Et pour ce qui est des députés, une fois élus, ils n’ont, pendant cinq ans, aucun compte à nous rendre, ils décident, votent et font ce qu’ils veulent au sein de l’Assemblée Nationale. Le fait qu’un grand nombre d’entre nous, qui, dans les usines, chantiers et services, participent à la production de richesses, sont exclus du droit de vote, sous prétexte qu’ils n’ont pas la bonne carte d’identité, renforce encore ce caractère de farce que sont ces élections.

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Taxer les riches ? Quatre propositions communistes

Initiative Communiste-Ouvrière :

Ces dernières semaines, les candidats à l’élection présidentielle en France ont rivalisé en propositions fiscales pour les plus grandes fortunes. Nous n’avons rien contre le fait de taxer les riches, mais il faut dénoncer vigoureusement la démagogie de ces propositions et de ceux qui les soumettent.

Nouvelle tranche d’imposition à gauche, impôt sur les exilés à droite, sans jamais poser la question fondamentale : pourquoi y a-t-il des riches ? Ce n’est, bien évidemment, pas leur problème, puisqu’ils représentent les intérêts du capitalisme dans son ensemble, quitte à contraindre les capitalistes individuels à renflouer l’Etat pour permettre au système de se ressourcer.

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18 mars 1871 : Proclamation de la Commune de Paris

Le 18 mars 1871, les ouvriers de Paris prennent le pouvoir et proclament « La Commune », elle durera jusqu’au 28 mai, succombant sous les coups de la répression. Plus qu’une des nombreuses pages héroïques des luttes révolutionnaires de la classe ouvrière, La Commune de Paris est la première réponse, non pas théorique mais dans les faits, de ce qu’est la réalité du pouvoir ouvrier, non pas la vieille machine d’Etat de la bourgeoisie repeinte en rouge, mais sa destruction et la mise en place de nouveaux organes de pouvoir, la révocabilité des élu(e)s, l’abolition de l’armée permanente, le versement à tout mandaté politique d’un revenu équivalent au salaire moyen d’un ouvrier, etc.

A l’heure où, de l’Afrique à l’Amérique, en passant par le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe, des millions et des millions de gens cherchent une alternative pour en finir avec le capitalisme, ses crises et ses souffrances, l’expérience de la Commune de Paris reste d’une brûlante actualité. La révolution, pour vaincre, pour apporter le pain, la liberté et la dignité humaine, ne peut se contenter de mettre les Frères Musulmans et des militaires sur le siège de Moubarak, les islamistes sur celui de Ben Ali, ou tout autre force bourgeoise à la place d’une autre. C’est bien la machine d’Etat de la bourgeoisie qu’il faut briser, la remplacer par le pouvoir des conseils de travailleuses et de travailleurs, bref construire une forme nouvelle de pouvoir, un Etat du type de celui de la Commune.

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Dans l’asile de nuit (Rosa Luxembourg)

Alors qu’on apprend ce 3 février 2012 à la fois qu’au moins 220 personnes sont mortes de misère, d’absence de logement ou de chauffage, en Europe et qu’un SDF a tenté de s’immoler par le feu en France, ce texte de Rosa Luxembourg paru dans le journal des femmes socialistes Die Gleichheit (L’égalité) en 1912, apparaît, un siècle plus tard d’une brûlante actualité.

Dans l’asile de nuit

L’atmosphère de fête dans laquelle baignait la capitale du Reich vient d’être cruellement troublée. A peine des âmes pieuses avaient-elles entonné le vieux et beau cantique  » O gai Noël, jours pleins de grâce et de félicité  » qu’une nouvelle se répandait : les pensionnaires de l’asile de nuit municipal avaient été victimes d’une intoxication massive. Les vieux tout autant que les jeunes : l’employé de commerce Joseph Geihe, vingt et un ans ; l’ouvrier Karl Melchior, quarante-sept ans ; Lucian Szczyptierowski, soixante-cinq ans. Chaque jour s’allongeait la liste des sans-abri victimes de cet empoisonnement. La mort les a frappés partout : à l’asile de nuit, dans la prison, dans le chauffoir public, tout simplement dans la rue ou recroquevillés dans quelque grange. Juste avant que le carillon des cloches n’annonçât le commencement de l’an nouveau, cent cinquante sans-abri se tordaient dans les affres de la mort, soixante-dix avaient quitté ce monde.

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La socialisation de la société (Rosa Luxembourg)

Le 15 janvier 1919, la grande révolutionnaire Rosa Luxembourg était assassinée à Berlin avec Karl Liebknecht. En hommage à cette date anniversaire, cet article publié le 4 décembre 1918 dans « Die Junge Garde » et qui conserve aujourd’hui toute son actualité en dressant les grande ligne de la nécessaire construction d’une société socialiste.

La socialisation de la société

La révolution prolétarienne commencée aujourd’hui ne peut avoir d’autre but et d’autre résultat que la réalisation du socialisme. La classe ouvrière doit avant tout essayer de s’emparer de toute la puissance politique de l’Etat. Pour nous, socialistes, ce pouvoir politique n’est qu’un moyen. Le but pour lequel nous devons employer ce pouvoir, c’est la transformation fondamentale de tous les rapports sociaux.

Aujourd’hui, toutes les richesses, les plus grandes et les meilleures terres, les mines, les machines, les fabriques, appartiennent à quelques grands propriétaires et grands capitalistes. La grande masse des travailleurs ne reçoit d’eux qu’un misérable salaire pour les empêcher de mourir de faim, en échange d’un pénible travail. La société actuelle a pour but l’enrichissement d’un petit nombre d’oisifs.

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« Qui a du fer a du pain » : Le toast de Londres

Alors que, en Egypte par exemple, l’armée au pouvoir réprime, torture et tente d’interdire les grèves, montrant que le départ de Moubarak ne suffit pas à offrir le pain et la liberté aux ouvriers et à la population en général, ce texte de 1851 du révolutionnaire socialiste français Blanqui, « Le toast de Londres », dans le contexte de la suite de la révolution de 1848, garde toute son actualité et a bien une portée universelle.

Quel écueil menace la révolution de demain ?

L’écueil où s’est brisée celle d’hier : la déplorable popularité de bourgeois déguisés en tribuns.

Ledru-Rollin, Louis Blanc, Crémieux, Lamartine, Garnier-Pagès, Dupont de l’Eure, Flocon, Albert, Arago, Marrast !

Liste funèbre ! Noms sinistres, écrits en caractères sanglants sur tous les pavés de l’Europe démocratique.

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18 Mars 1871 : Les ouvriers prennent le pouvoir à Paris

« Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat. » (F. Engels)

Il y a 140 ans, le 18 mars 1871 était proclamée la Commune de Paris. pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la classe ouvrière prenait le pouvoir politique.

Extraits de l’analyse de Marx sur la Commune de Paris, « La guerre civile en France » :

À l’aube du 18 mars, Paris fut réveillé par ce cri de tonnerre : Vive la Commune ! Qu’est-ce donc que la Commune, ce sphinx qui met l’entendement bourgeois à si dure épreuve ?

Les prolétaires de la capitale, disait le Comité central dans son manifeste du 18 mars, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques… Le prolétariat… a compris qu’il était de son devoir impérieux et de son droit absolu de prendre en main ses destinées, et d’en assurer le triomphe en s’emparant du pouvoir.

Mais la classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre tel quel l’appareil d’État et de le faire fonctionner pour son propre compte.

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