Archives de Tag: Sarkozy

Ce que l’Etat versera à Sarkozy après son départ de l’Elysée

Challenge, 7 mai 2012 :

Nicolas Sarkozy ne sera pas dans le besoin. Quelle que soit sa décision sur la suite de sa carrière politique, il va bénéficier des avantages octroyés par la République aux anciens chefs d’Etat. D’abord, il percevra une indemnité de 6.000 euros brut, accordée à tous les « ex », quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée. Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11.500 euros net par mois.

François Hollande a certes promis de supprimer cette disposition qui permet aux anciens Présidents d’être nommés à vie dans cette institution, mais si elle est approuvée par le Parlement, cette remise en cause ne devrait pas avoir de caractère rétroactif. Par ailleurs, l’Etat accorde à ses anciens présidents des primes de « sujétion spéciale », pour « compenser les contraintes subies dans l’exercice des fonctions (sic) » dont on ne connaît pas le montant.

Lire la suite

Réponse à Sarkozy : Levons encore plus haut le drapeau rouge !

Initiative Communiste-Ouvrière :

Commençons par un constat : plus qu’en 2011, la « France qui se lève tôt » et autres « vrais travailleurs » se sont mobilisés pour ce 1er Mai 2012, sont descendus dans les rues. Non pas au Trocadéro ni au meeting de la fille du millionnaire Le Pen. Les « vrais travailleur », il est vrai, vont tous les jours au Fouquets, non pas pour y manger, mais pour y préparer les plats, faire la vaisselle, nettoyer les salles, et parmi ces « vrais travailleurs » certains n’ont pas de papiers. Les « vrais travailleurs » connaissent aussi très bien le yacht de Bolloré, non pas qu’ils y passent leurs vacances, mais parce que ce sont eux qui l’ont produit, et c’est aussi grâce à la sueur de milliers de « vrais travailleurs », qui se lèvent tôt, non seulement en France mais aussi dans plusieurs pays d’Afrique où cette multinationale est implantée, que Bolloré peut s’offrir cet article de luxe et en faire profiter Sarkozy. Alors, oui, effectivement, les bourgeois et leurs représentants politiques, les Sarkozy, les Parisot, les Le Pen, aiment les « vrais travailleurs », parce que ce n’est que grâce à nous qu’ils vivent dans le luxe. C’est nous qui produisons toutes les richesses, leurs profits, leurs yachts, leurs restaurants de luxe, leurs jets privés, tout cela est le produit de notre sueur et de notre sang. Mais comme le disait Sarkozy avant sa mascarade du 1er Mai, le vrai travailleur c’est « celui qui ne se plaint pas ». Mais, lorsque des « vrais travailleurs », en lutte pour ne pas perdre leur emploi à ArcelorMittal, se sont approchés du QG électoral de Sarkozy, la réponse du président-candidat, c’était les flics, les matraques et les gaz lacrymogènes. Même chose pour la Le Pen et le Front National : dès que la classe ouvrière relève la tête, lutte, défend ses intérêts, ce n’est plus la démagogie populiste qui sort de leurs bouches, mais les insultes et la haine contre celles et ceux qui se battent.

De Lille à Marseille, de Mulhouse à Brest, les « vrais travailleurs », la « France qui se lève tôt », mais aussi celle qui travaille de nuit, celles et ceux qui sont obligés de vendre leurs bras, leur sueur et leurs cerveaux pour vivre, et celles et ceux qui crèvent du chômage suite aux licenciements et aux suppressions de postes massifs, ont manifesté pour leurs revendications. Et, comme à Berlin, à Istanbul, à Bagdad, Manille ou New York, bien des drapeaux qui ont flotté dans ces manifestations étaient des drapeaux rouges de la couleur de la classe ouvrière mondiale. Cette « France qui se lève tôt », ces « vrais travailleurs », d’ailleurs, viennent des quatre coins du monde. C’est à la fois le prolétaire qui parle avec l’accent du Midi, ou d’Alsace, et celui qui a quitté l’Anatolie, les Balkans ou l’Atlas pour venir construire les routes de France ou les voitures chez Peugeot. C’est l’ouvrier sans-papier chinois qui travaille dans la confection, la travailleuse malienne qui nettoie les hôtels comme le salarié de Toyota Onnaing qui parle cht’i dans sa famille. Ce sont des millions et des millions de personnes en France, des milliards à travers le monde, qui partagent la même expérience de l’exploitation salariale et de l’oppression capitaliste.

Lire la suite

Contre le racisme et l’austérité, seule la lutte paie !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 28 avril 2012 :

La montée du score de l’extrême-droite raciste et fascisante représentée par la fille du millionnaire Le Pen lors du premier tour de l’élection présidentielle n’est pas une surprise après avoir subi cinq années de propagande et de politique nationalistes et xénophobes depuis les plus hauts sommets de l’Etat. Le racisme et les autres idées nauséabondes du FN sont un poison mortel pour la classe ouvrière et une honte pour l’humanité. Aux appels à la division raciste et nationaliste, il est plus que jamais nécessaire de lutter pour l’unité de tous les exploités, et pour l’égalité totale entre « français » et « étrangers », ce qui est une nécessité pour résister aux attaques anti-ouvrières qui se préparent.

En effet, Hollande ou Sarkozy, c’est pour nous les travailleuses et les travailleurs le choix entre une politique d’austérité de droite ou une politique d’austérité de gauche, des mesures anti-ouvrières imposées par un gouvernement UMP ou par un gouvernement PS.

Lire la suite

« Musulmans d’apparence… »

Initiative Communiste-Ouvrière, 3 avril 2012 :

L’expression employée par Nicolas Sarkozy n’est pas un lapsus, ni même une erreur de communication. C’est extrêmement révélateur de sa pensée, de la pensée conservatrice en général : la religion est quelque chose qui se voit sur la figure, ou qui devrait se voir. Des blancs chrétiens et des arabes musulmans, en résumé – et la figure du figure du caporal Abel Chennouf, de religion catholique, vient troubler cet ordre racial au point de faire fourcher la langue du président. C’est un condensé tragique de la pratique policière du délit de faciès et de l’ordre raciste qui assigne à chacune une religion immuable. Comme si celle-ci était génétiquement transmissible, comme si elle faisait partie de l’essence même d’un individu, un individu désindividualisé par la même occasion puisqu’il n’est plus que ses croyances, ses aspirations, sa conception de la vies lui sont assignées par sa naissance, par ses origines. Toute philosophie de l’ordre naturel est nécessairement réactionnaire, et plus encore quand elle s’applique à l’être humain.

Le plus sinistre, c’est que le président Sarkozy partage cette conception raciste avec Mohammed Merah, le tueur toulousain. Si celui-ci s’est attaqué à des soldats « d’origine maghrébine », c’est semble-t-il parce que, selon son idéologie islamiste, ils n’auraient pas du servir la France, encore moins dans une unité envoyée en Afghanistan – où certains n’avaient d’ailleurs jamais mis les pieds. Autrement dit, plus que des traitres à leur religion, ce sont des traitres à leur « race », dans la mesure où les deux notions sont confondues. Le film « La désintégration », fort peu cité dans les débats sur les tueries de Montauban et de Toulouse alors qu’il est sorti fort peu de temps avant, donnait une illustration fine et nuancée, mais très clair de ce processus : la propagande du militant islamiste consiste à faire comprendre à ses futures recrues qu’elles ont oublié leurs origines et qu’elles doivent y revenir ; la religion n’est pas un choix spirituel, mais une conséquence nécessaire de leur naissance.

Lire la suite

Sarkozy copieusement hué à Bayonne

Extraits de Libération, 1 mars 2012 :

Bayonne : Plusieurs dizaines d’opposants ont accueilli le président candidat au cri de «Sarko dégage», dès sa sortie de voiture. Nicolas Sarkozy, qui a dû se réfugier dans un bar, dénonce «la violence d’une minorité».

Nicolas Sarkozy a été accueilli jeudi par des huées et des sifflets dans le centre-ville de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, au cours de sa visite dans le Pays basque.

Lire la suite

Attaque en préparation contre les droits collectif des travailleurs

Communiqué CGT du 8 février 2012 :

Alors que le Président de la République dit donner deux mois à une négociation employeurs – syndicats sur les accords dit de « compétitivité » la majorité parlementaire tente le coup de force en modifiant dès maintenant l’architecture du droit du travail dans un article de loi « Warssmann ».

Alors qu’aujourd’hui, tout salarié peut exiger le respect de son contrat de travail en particulier sur les dispositifs relatifs aux horaires et à sa rémunération, demain sous couvert d’un accord compétitivité signé dans son entreprise, le salarié se verra privé de tout recours.

Lire la suite

Répression policière à Pamiers (Ariège)

La Dépêche, 18 janvier 2012 :

Midi. Les manifestants qui devaient se cantonner à la place Sainte-Hélène ont déjà commencé à remonter l’avenue Frédéric Soulié. CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires et les autres, sans compter les dizaines de collégiens et lycéens s’échauffent dans le cortège. Ils sont 1000 selon les syndicats, 400 selon les forces de l’ordre. À un kilomètre et demi, guère plus, dans la salle de la Rijole, Nicolas Sarkozy adresse ses vœux aux représentants de la ruralité ariégeoise. Et à défaut de se faire voir, ses détracteurs tentent de se faire entendre.

« C’est un scandale de n’avoir pas pu nous laisser accéder à la Rijole. Nous sommes parqués comme du bétail », s’indigne cette femme, employée à la mairie de Foix. Pas si parqués, puisqu’ils se sont autorisés à s’aventurer en terre interdite si l’on peut dire, remontant progressivement le long de la sous-préfecture. Pour autant, dans les rangs du cortège, beaucoup de colère, mais aucune violence. Bien sûr, quelques quolibets, mais pas de provocation face au barrage de CRS qui se tient juste au-dessus d’eux. Pourtant, subitement, c’est la panique. Après les sommations données sans porte-voix, un nuage de fumée blanche monte au-dessus de la foule, et les premiers manifestants font marche arrière illico, se couvrant le visage comme ils peuvent. Le gaz lacrymogène atteint peu à peu les personnes les plus proches. Beaucoup de gens âgés, qui s’enfuient tant bien que mal. « Respirez tranquillement, respirez tranquillement ! » Des voix tentent de calmer les esprits. En quelques minutes, forcément, la quasi-totalité de la foule a reculé. Plusieurs manifestants, au sol, peinent à se remettre de l’attaque au gaz.

Lire la suite

Les voeux de Sarkozy au patronat

Initiative Communiste-Ouvrière, 3 janvier 2011 :

Dimanche 1er janvier 2012, Sarkozy a adressé ses vœux… au patronat ! Inutile de croire aux miracles encore cette d’année, la raison du riche est toujours la meilleure !

Dans son panier garni, la hausse de la TVA. Sous couvert de vouloir lutter contre les délocalisations et faire du social, les étrennes de cette année seront encore en direction du patronat : alléger les charges des entreprises en compensant par une augmentation de la TVA de 5,5 à 7% ! Autrement dit, prendre dans la poche des travailleurs pour donner aux patrons. Et c’est encore nous qui triquons ! Mais cela montre bien, qu’en s’attaquant au droit de grève et en voulant restreindre les revendications de la classe ouvrière, que la peur a belle et bien changé de camp ! Car nous n’avons plus l’intention de subir l’esclavage salarié et l’exploitation. Nous ne marchons plus aveuglément sur un sol ferme et balisé. « Nous assistons à l’effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour » (Rosa Luxembourg) et devons nous en saisir pour faire triompher la justice sociale et nos droits. Belles victoires dans nos luttes !

Sarkozy et Medef : Vers une légalisation du chantage à l’emploi ?

Marianne, 22 décembre 2011 :

Forcer les salariés à accepter un baisse temporaire de leurs salaires pour garder leur l’emploi. La recette n’est pas nouvelle. Sauf que cette fois-ci elle est défendue par Nicolas Sarkozy, le Président du « Travailler plus pour gagner plus » !

En juillet 2009, Laurent Jeanneau écrivait dans le magazine Alternatives Economiques : « (…) Gagner moins pour continuer à travailler ! A la faveur de la crise, la tentation de rogner sur les salaires se fait de plus en plus pressante. Fiches de paie tronquées, rémunérations gelées, RTT supprimées… (…) Une pilule amère, que les entreprises tentent de faire avaler aux syndicats en invoquant la préservation de l’emploi (…) »

Lire la suite

Nous n’avons à payer ni leur crise ni leurs dettes !

Editorial de « Communisme-Ouvrier n°12 » (septembre 2011), bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Après nous avoir fait payer la crise financière de 2009, les politiciens de droite, mais aussi les responsables du Parti Socialiste, n’ont cessé de nous bassiner pendant tout l’été sur la dette publique, qu’il faudrait nous faire payer à nous les travailleuses et les travailleurs. Cette dette, qu’il faudrait éponger pour « rassurer les marchés », c’est leur dette, celle des capitalistes et des politiciens à leur service, et qui n’a cessé de croître ces dernières années, alors que se multipliaient les cadeaux au patronat en même temps que les politiques anti-ouvrières et les suppressions de postes dans le secteur public.

Sarkozy et Fillon ont donc annoncé, fin août, un plan de mesures d’austérité. La première de ces mesures, fortement médiatisée, c’est une petite contribution de 3% pour les riches (pour les revenus annuels dépassant 500 000 €), taxe pour une période limitée puisqu’elle ne devrait durer que jusqu’en 2013. Cette mesure devrait rapporter 200 millions d’euros, alors que les dernières baisses de l’ISF a déjà fait économisé 2 milliards d’euros aux plus riches. Pour comparer, l’augmentation du prix du tabac devrait ramener 600 millions d’euros. Et c’est bien ce qui ressort principalement du nouveau plan de rigueur, des augmentations diverses de la TVA, cet impôt qui touche principalement les plus pauvres, avec par exemple la mise en place d’une taxe sur les boissons sucrées. Fillon cherche de faite croire que ces hausses seraient aussi motivées parce que les politiciens se soucieraient de notre santé ! Quelle hypocrisie ! Dans le même temps, son plan de mesure prévoit une taxe sur les complémentaires santé qui devrait rapporter plus d’un milliard d’euros, taxe qui se répercutera sur les prix des mutuelles.

Lire la suite