Archives de Tag: Sambre et Meuse

Grève: quand les Stibus rendent visite aux Sambre et Meuse

La Voix du Nord, 10 avril 2015 :

Dans le val de Sambre, la solidarité ne fait pas grève. Ce vendredi matin, les ouvriers licenciés de Sambre et Meuse ont reçu la visite des chauffeurs de Stibus dans leur usine desaffectée. D’un côté comme de l’autre, « on ne lâche rien » et on espère créer un mouvement social de grande ampleur.

Ils ont quitté la gare routière de Maubeuge à 10 h 15, direction Sambre et Meuse. Les conducteurs de bus grévistes de Stibus ont pris place dans une dizaine de voitures, escortés par des policiers. Après un détour par le centre-ville de Feignies, ils sont arrivés, en musique, sur le site occupé depuis plus de trois semaines par leurs camarades de Sambre et Meuse. Pour les accueillir, des poignées de main et d’énormes volutes de fumée noire. Derrière un container à ordures positionné à l’entrée, des pneus brûlent à satiété. La CGT Stibus épingle une banderole revendicatrice. Les deux luttes, l’une naissante, l’autre désespérée, se rejoignent dans un même élan social.

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Sambre et Meuse: la pression ne faiblit pas dans la rue

La Voix du Nord, 4 avril 2015 :

Deux semaines après une première manifestation dans le centre-ville de Maubeuge, les salariés de Sambre et Meuse sont retournés faire entendre leur voix dans la rue ce samedi matin. Accompagnés de centaines de personnes, solidaires de ces travailleurs dont l’usine a été liquidée début mars.

Ils étaient nettement plus nombreux qu’il y a quinze jours, un peu plus de 500 personnes selon nos calculs, à battre le pavé aux côtés des ouvriers qui occupent jour et nuit leur usine depuis vingt jours. Mais la motivation et l’envie de se battre pour leur avenir, notamment pour obtenir une prime supra-légale de 20 000 € par salarié, était toujours là. Plus forte que jamais.

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Manifestation des ouvriers de Sambre et Meuse à Maubeuge

La Voix du Nord, 21 mars 2015 :

Depuis 9 h30 ce samedi matin, une centaine de manifestants a traversé le centre-ville de Maubeuge, passant par le marché pour se retrouver vers 11 h 15 sur le mail de Sambre. La situation s’est tendue : des œufs ont été jetés sur le local du Front national, espace Rive Gauche, tandis que quatre fourgons de CRS ont été dépêchés sur place.

Sur leur passage, à Feignies, peu après 9 heures, des riverains sont sortis sur leur pas de porte, poings levés en guise de soutien. Ce samedi matin, une vingtaine de véhicules ont pris le départ depuis l’usine Sambre et Meuse, à Feignies, où brûlent toujours des pneus devant l’entrée, direction le parking du centre hospitalier de Maubeuge d’où s’est ébranlé un cortège d’une petite centaine de personnes.

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Sambre et Meuse : le blocage est maintenu en attendant les salaires

La voix du Nord.fr, le 14/01/2015

Les salariés de Sambre et Meuse, à Feignies, qui bloquent depuis ce mercredi matin leur usine, attendent désormais le virement des salaires dont le virement doit être effectué ce soir selon la direction. Par ailleurs, un repreneur serait sur les rangs après le départ annoncé des Russes.

Salaires payés en retard, activité réduite et désorganisée, important chômage partiel, manque de visibilité, cession de l’usine en vue, probable plan de sauvegarde de l’emploi, autrement dit suppressions de postes : l’usine de fabrication de matériel ferroviaire Sambre et Meuse de Feignies est à nouveau dans le rouge.

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Salariés non payés : débrayages ce lundi chez Sambre et Meuse à Feignies

Une rencontre a eu lieu entre la direction et les représentants du personnel mais elle a tourné court. À l’appel de la CGT et de la CFTC, entre soixante et soixante-dix salariés se sont regroupés à l’entrée de cette entreprise emblématique de la rue des Usines où ils ont allumé un feu alimenté par des pneus et des palettes. À la mi-journée, les salariés affichaient la ferme intention de tenir cette position jusqu’à la fin du second poste de l’après-midi.

Selon Aurélien Motte, pour la CGT, ce type d’incident de paiement est devenu sans mauvais jeu de mot, monnaie courante depuis trois mois. « À 9,43 € de l’heure, des salariés se retrouvent à découvert. Un collègue n’a pas pu retirer de l’argent ce matin (lundi-NDLR). Ils sont hyper-motivés pour la grève. À la fonderie, on travaille dans un autre monde, dans des conditions éprouvantes. On ne comprend pas, on nous demande de produire, de venir le samedi… », s’interroge le Cégétiste.

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