Archives de Tag: Plaisir

Plaisir : Rassemblement devant l’agence Adéquat Intérim

Le Parisien, 27 juillet 2016 :

« Nous n’avions pas d’autre solution », estime Salif Ndiaye, responsable syndical CGT. Hier matin, une cinquantaine de personnes s’est regroupée devant l’agence Adéquat Intérim, rue de la Gare, à Plaisir, pour exiger les attestations de concordance de deux travailleurs sans papiers. « Ces documents sont nécessaires à leur régularisation » explique le syndicaliste.

Les deux Sénégalais concernés sont arrivés en France en 2009. Depuis, ils ont enchaîné plusieurs contrats, en tant que manutentionnaires dans la grande distribution ou dans le bâtiment. Pour cela, ils ont fourni différents « alias », des faux noms. Aujourd’hui, pour prouver à la préfecture qu’ils ont effectivement travaillé en France, la CGT demande à l’agence d’intérim un document attestant que ces différentes identités sont en réalité une seule et même personne. Un rendez-vous téléphonique a été convenu avec le siège d’Adéquat Intérim, à Lyon (Rhône), en fin d’après-midi. Au bout de quarante minutes d’entretien, les deux travailleurs sans papiers, restés dehors, commençaient à douter. « J’espère qu’ils vont tenir parole », lâche l’un d’eux.

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Allô ! Police… un travailleur étranger réclame son salaire

L’Humanité, 26 décembre 2014 :

Dans les Hauts-de-Seine, un employeur a organisé l’arrestation d’un de ses salariés sans papiers qui revendiquait le paiement de son salaire. Syndicats et associations exigent le rétablissement du travailleur dans ses droits et la condamnation du patron voyou.

Saliou B est sorti, lundi soir, du centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir (Yvelines). Vendredi dernier, il était convoqué pour un entretien préalable à son licenciement par le patron de l’entreprise de nettoyage pour laquelle il travaille. C’était en fait un guet-apens tendu par l’employeur. Au lieu de se voir signifier une rupture de contrat, Saliou B a été arrêté par la police, placé en garde à vue puis en rétention. « Ils m’ont menotté comme si j’étais un criminel, explique le travailleur. Les mains dans le dos, ils m’ont forcé à m’asseoir comme ça dans leur voiture. C’était pour mon patron le meilleur moyen de me licencier sans me payer les salaires qu’il me doit. » Saliou B est un travailleur sénégalais sans papiers vivant en France depuis 2011. Il est employé en CDI, depuis le mois de janvier 2014, au sein d’une entreprise de nettoyage, à Malakoff (Hauts-de-Seine). Au mois de mai, cumulant des heures supplémentaires, il demande à ce qu’elles lui soient payées. L’employeur, qui, lors de l’embauche, ne lui avait demandé aucun justificatif d’identité ni même un numéro de Sécurité sociale, commence alors à s’intéresser de près à sa situation administrative et le menace de prévenir la police. Le patron voyou va plus loin et stoppe également le versement de son salaire.

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Echos de la grève chez Ikéa

AFP, 27 octobre 2012 :

Plusieurs magasins du géant suédois de l’ameublement Ikea ont vu leur fonctionnement perturbé samedi par un mouvement de grève de salariés qui dénoncent la baisse de leur prime d’intéressement et la dégradation de leurs conditions de travail, a-t-on appris auprès de la direction et de syndicats.

Manifestation des salariés d’Ikéa sur la zone Atlantis à Saint-Herblain (banlieue de Nantes) le 27 octobre

« L’intégralité des magasins sont ouverts, mais quelques uns offrent des services restreints », a dit un porte-parole de la direction du groupe qui emploie environ 9.000 personnes en France.

C’était notamment le cas à Thiais (Val-de-Marne) ou Plaisir (Yvelines), deux des magasins déjà affectés le samedi précédent par une grève.

Les salariés se plaignent en particulier de la baisse de la prime d’intéressement en 2012 alors que le chiffre d’affaires est resté en hausse.

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