Archives de Tag: Patrons

LORS DU PASSAGE DU CAPITALISME AU COMMUNISME, FAUDRA-T-IL JUGER LES PATRONS ?

Article de Nicolas Dessaux paru dans le n°64 de Communisme-Ouvrier d’avril 2016

Il n’est pas question de juger qui que ce soit en fonction de son appartenance à une classe sociale. Ce serait la pire façon s’y prendre, la porte ouverte à l’arbitraire. On ne serait plus dans la justice, mais dans la vengeance. Il faut s’en tenir à un cadre juridique strict et clair, dont on peut fixer les contours.

On ne doit pas juger une personne pour ce qu’elle est, mais sur ses actes ou ses négligences. On ne doit pas juger quelqu’un parce qu’il a été chef d’entreprise, ou qu’il a assumé des fonctions à la tête d’une administration, mais pour les crimes et délits commis dans ce cadre. En disant cela, je pense particulièrement aux situations qui ont entraîné la mort d’un salarié, que ce soit par accident, par suicide ou par maladie ; celles qui ont entraîné un handicap ou une maladie chronique ; le harcèlement moral ou sexuel ; les discriminations sexuelles, raciales ou syndicales, et ainsi de suite. Bien sûr, on pourrait la juger pour l’ensemble des infractions commises envers la législation du travail, mais un tel systématisme peut devenir délirant. Il semble raisonnable de mener les procès si des personnes lésées, d’anciens salariés ou leurs familles, ou en encore une organisation syndicale, portent plainte. Ces salariés ont droit à la justice, ils ont le droit de voir leur souffrance prise en considération, oralement et matériellement.

Ça ne s’applique d’ailleurs pas seulement aux salariés : les patrons qui ont décidé de la production de produits dangereux pour la santé ou l’environnement doivent pouvoir être jugés sur la demande des personnes affectées. A contrario, si personne n’a à se plaindre de son ancien patron, tant mieux pour lui – ou elle. Ce sera sans doute le cas de nombreux patrons de toutes petites entreprises (TPE), par exemple.

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Ikea : le directeur général et le directeur financier en garde à vue

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Le directeur général d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke, et son directeur financier, Dariusz Rycher, sont en garde à vue à Versailles (Yvelines) depuis ce lundi matin, dans le cadre d’une enquête pour espionnage illicite. Ils sont soupçonnés de s’être renseignés illégalement sur les antécédents judiciaires de leurs salariés et de leurs clients depuis qu’un groupe d’employés de l’enseigne a déposé une plainte contre X pour «utilisation frauduleuse de données personnelles» en mars 2012.

C’est la deuxième fois que les deux hommes se retrouvent en tête-à-tête avec les enquêteurs.Le 7 novembre dernier, ils avaient été placés en garde à vue, mais sans être interrogés, dans le siège social d’Ikea France à Plaisir (Yvelines), où les policiers avaient mené une perquisition. Cette perquisition avait lieu dans différents services du siège, dont la direction et la comptabilité. Lors d’une précédente perquisition dans les locaux de l’enseigne, menée le 5 novembre, des ordinateurs et des documents papiers et numériques avaient été saisis. Lire la suite

Taylor : La voix du capitalisme

Article publié dans « Communisme-Ouvrier » n°30, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

L’entreprise américaine Titan, qui avait déjà repris une partie des activités de Goodyear aux USA et au Brésil, était considérée comme un repreneur possible pour l’usine Goodyear d’Amiens, qui emploie 1173 personnes. Il s’agissait de reprendre l’activité de production pneus agricoles (517 emplois).

Mais, pour annoncer qu’il se retire de ce projet, le PDG de Titan, Maurice Taylor, se permet d’insulter les ouvriers de Goodyear : « La semaine de travail pour un travailleur français, c’est 7 heures payées par jour. Il déjeune et fait des pauses pendant une heure par jour, travaille pendant trois heures et pendant les trois autres heures il s’assoit et discute ». Il ajoute « « Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d’un euro l’heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin ».

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Elle tue son patron et invoque le stress au travail

Le 4 mars dernier, le corps de Philippe Gletty, PDG d’une PME spécialisée dans la fabrication et de la pose de menuiseries extérieures en aluminium et en PVC, avait été découvert en rase campagne. Hier, sa secrétaire de direction a avoué avoir commis le meurtre. Elle a été mise en examen pour « assassinat » et incarcérée. L’avocate de cette femme, âgée de 41 ans et mère d’un enfant, a d’emblée démenti la piste d’une liaison entre la meurtrière présumée et son patron, et donc celle d’un crime passionnel. Selon Le Parisien de ce dimanche, elle « aurait agi pour un ‘motif professionnel’, ne supportant plus le stress et la pression du travail dans un contexte de difficultés financières de la société ».

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