Archives de Tag: Manpower

Quand Manpower dissimule la mort de l’un de ses intérimaires pendant deux mois

Bastamag, 29 octobre 2015 :

Il était terrassier. Ouvrier recruté par le groupe Manpower, spécialisé dans l’intérim, il est décédé fin juillet, suite à un malaise sur un chantier de Clichy (Hauts-de-Seine), aux portes de Paris. L’accident de travail mortel dont il a été victime a été dissimulé pendant… deux mois ! Les instances représentatives du personnel de Manpower n’en ont pas été informées avant début octobre. « En France, des gens meurent et… disparaissent, c’est totalement inadmissible ! », s’insurge Alain Wagmann de la CGT Intérim. C’est probablement parce qu’il s’appelait Mamadou Traoré et était travailleur sans papier. Il intervenait en tant qu’intérimaire sur un chantier de la Sade (Société auxiliaire de distribution d’eau), une filiale de Veolia, lorsqu’il est décédé après, semble-t-il, son transfert à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

« La famille a-t-elle récupérée le corps ? A-t-il été enterré ? Une déclaration d’accident du travail a-t-elle été remplie ? Pour l’instant, on n’en sait rien », s’interrogeait le syndicaliste au lendemain d’un rassemblement organisé devant le siège de Manpower à Nanterre, le 17 octobre. Suite à des rumeurs persistantes depuis la rentrée, la CGT a interpellé la direction de Manpower, qui a finalement confirmé le décès de son employé. « Ils ont admis qu’ils avaient commis une erreur. Un salarié a des droits qui doivent être respectés, peu importe son état civil », commente Alain Wagmann. Lorsqu’un intérimaire est victime d’un accident du travail, une enquête conjointe de la société d’intérim et de l’entreprise cliente est normalement diligentée dans les jours qui suivent. Une réunion du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, a finalement été convoquée le 19 octobre, deux mois et demi après les faits. Contactée par courriel le 22 octobre, la société Manpower ne nous a pas répondu.

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Communiqué de presse CGT PSA sur le contrat « intérimaire à vie »

Communiqué de presse CGT PSA sur le contrat « intérimaire à vie », 15 septembre 2015 :

PSA et Manpower viennent d’annoncer la signature d’un accord concernant 300 salariés.

Manpower va embaucher 300 salariés en CDI qui travailleront dans les usines PSA ou les sous-traitants et fournisseurs PSA.

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700 contrats en 30 ans avant d’être remercié : un intérimaire attaque Manpower

Un intérimaire, ayant travaillé pendant 30 ans pour la même entreprise en cumulant plus de 700 contrats d’intérim, attaque mercredi le géant de l’intérim Manpower devant les prud’hommes de Bobigny.

AFP/AFP/Archives - Un intérimaire, ayant travaillé pendant 30 ans pour la même entreprise en cumulant plus de 700 contrats d'intérim, attaque mercredi le géant de l'intérim Manpower

AFP/AFP/Archives – Un intérimaire, ayant travaillé pendant 30 ans pour la même entreprise en cumulant plus de 700 contrats d’intérim, attaque mercredi le géant de l’intérim Manpower

Travaillant pour Placoplatre dès 1982, à son arrivée en France, ce Malien de 55 ans a été mis à la porte fin 2013, parce qu’il « avait simplement demandé à être en CDI », raconte Régis Verbeke, le syndicaliste de Force Ouvrière (FO) qui l’a épaulé.

Manutentionnaire, puis cariste, l’intérimaire voulait un contrat stable pour avoir le droit de faire venir sa femme et ses enfants en France, a précisé ce délégué syndical central chez Manpower. Lire la suite

Remercié après 700 contrats d’intérim en 30 ans, il attaque Manpower

Europe 1, 6 juillet 2015 :

Un manutentionnaire assigne le géant de l’intérim devant les prud’hommes de Bobigny après avoir réalisé, depuis 1982, plus de 700 missions pour la même entreprise.

Il a enchainé, trente ans durant, plus de 700 contrats d’intérim pour la même entreprise. Sans jamais avoir été régularisé. Cet homme attaque, mercredi, le géant de l’intérim Manpower devant les prud’hommes de Bobigny.

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Travailleurs sans papiers. C’est parti pour l’été!

L’Humanité, 5 juillet 2015 :

Si vous aimiez les séries, vous allez adorer le combat pour les papiers des « 400 » des Yvelines entamé depuis le 10 juin. Ils savent que ce sera long et s’y sont préparés. Mais tous sont sûrs d’une chose : la lutte collective, avec la CGT, c’est la seule façon de gagner.

Ce 27 juin, ils étaient plus de cinquante en assemblée générale – les autres gardant les piquets de grève ou prenant quelque repos – à faire le point de trois semaines de lutte. Et il y a de quoi avoir le moral! Avec le soutien de la CGT, les 400 travailleurs sans papiers des Yvelines décidés à faire valoir leurs droits ont réussi à faire monter la pression sur le patronat de l’intérim. Ils maintiennent l’occupation de trois agences aux enseignes des « majors »: Adecco à Montigny-le-Bretonneux, Randstad à Poissy, et Manpower aux Mureaux. Et la direction d’Adecco – qui a fait intervenir la police dès l’arrivée d’une délégation dans une de ses agences parisiennes le 22 juin et obtenu sur le champ l’intervention d’un impressionnant déploiement de gendarmes mobiles – a en revanche subi un revers cinglant en justice.

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Ouvriers intérimaires sans papiers en lutte pour leur régularisation

AFP, 1 juillet 2015 :

Une cinquantaine de travailleurs sans-papiers ont manifesté mercredi à Paris pour réclamer des documents nécessaires à la constitution d’un dossier de régularisation, menaçant d’occuper des agences d’intérim qui refusent de les leur délivrer, a constaté un journaliste de l’AFP.

« On veut les mêmes droits! », « Régularisation! », « On bosse ici, on reste ici! », a scandé au rythme d’un djembé la petite troupe de travailleurs pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, devant le siège de Prism’emploi, organisation qui regroupe plusieurs agences d’intérim.

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Montigny-le-Bretonneux : la demande d’expulsion des travailleurs sans-papiers rejetée

Le Parisien, 29 juin 2015 :

Les travailleurs sans-papiers qui occupent les locaux d’Adecco, à Montigny-le-Bretonneux, depuis le 10 juin peuvent rester sur place. Le juge des référés du TGI de Versailles a en effet débouté la société d’intérim, qui réclamait l’expulsion de tous les occupants pour « trouble manifestement illicite ».

Pour le magistrat, « il n’est pas démontré » que la secrétaire générale de l’union départementale CGT des Yvelines, Sonia Porot, qui coordonne le mouvement des sans-papiers, – la seule personne assignée par Adecco – « occupe les locaux » et « que les autres personnes sont occupantes de son chef ». La société a également été condamnée à payer les frais de justice.

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