Archives de Tag: manoeuvres patronales

Le délit d’entrave n’enverra plus les patrons jusqu’en prison

INFO OBS, 20-10-2014

Cette réforme a été présentée aux patrons étrangers par François Hollande : selon nos informations, la peine de prison pourrait être remplacée par des pénalités financières graduelles.

Des employés de l'usine Molex devant le conseil des Prud'hommes, le 4 septembre 2009. (AFP PHOTO / PASCAL PAVANI)

Des employés de l’usine Molex devant le conseil des Prud’hommes, le 4 septembre 2009. (AFP PHOTO / PASCAL PAVANI)

François Rebsamen en rêvait, François Hollande l’a confirmé : lors du deuxième « conseil stratégique de l’attractivité » qui se tenait dimanche 19 octobre à l’Elysée, le chef de l’Etat aannoncé la suppression de la peine de prison en cas de délit d’entrave, c’est-à-dire de manquement aux obligations d’information des représentants des salariés. Cette peine figure dans le Code du travail. Lire la suite

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Pôle Emploi : du contrôle des chômeurs au contrôle des conseillers

CGT Pôle Emploi Lorraine, 5 septembre 2014 :

Les récentes déclarations du ministre du Travail sur les offres d’emploi non pourvues et sur la nécessité (selon lui) d’augmenter les contrôles des chômeurs ont suscité de nombreuses réactions.

Ce que ne sait pas le grand public c’est que depuis fin 2011, la Direction Générale de Pôle Emploi sous l’impulsion des gouvernements Fillon, Ayrault et Valls met en place un contrôle mensuel des conseillers.

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Leurs patrons ont vidé l’entreprise pendant le week-end : les salariés sur le carreau

En prenant leur service, lundi 4 août 2014, les salariés d’une entreprise de transport implantée près du Havre ont trouvé des locaux vides. Leurs patrons sont injoignables.

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5/08/2014, 76Actu

Une mauvaise surprise attendait les salariés d’une entreprise située à Oudalle, près du Havre. Lundi 4 août 2014, au petit matin, en prenant leur service, ces employés de l’entreprise Agence générale de transport (AGT) ont fait une découverte quelque peu déconcertante : leurs bureaux et entrepôts ont été vidés pendant le week-end. Les dirigeants de l’entreprise, injoignables, l’auraient déménagée, prétendent les salariés. Lire la suite

Ikea : le directeur général et le directeur financier en garde à vue

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Le directeur général d’Ikea France, Stefan Vanoverbeke, et son directeur financier, Dariusz Rycher, sont en garde à vue à Versailles (Yvelines) depuis ce lundi matin, dans le cadre d’une enquête pour espionnage illicite. Ils sont soupçonnés de s’être renseignés illégalement sur les antécédents judiciaires de leurs salariés et de leurs clients depuis qu’un groupe d’employés de l’enseigne a déposé une plainte contre X pour «utilisation frauduleuse de données personnelles» en mars 2012.

C’est la deuxième fois que les deux hommes se retrouvent en tête-à-tête avec les enquêteurs.Le 7 novembre dernier, ils avaient été placés en garde à vue, mais sans être interrogés, dans le siège social d’Ikea France à Plaisir (Yvelines), où les policiers avaient mené une perquisition. Cette perquisition avait lieu dans différents services du siège, dont la direction et la comptabilité. Lors d’une précédente perquisition dans les locaux de l’enseigne, menée le 5 novembre, des ordinateurs et des documents papiers et numériques avaient été saisis. Lire la suite

Indonésie : Comment la direction de Freeport cherche à briser la grève des mineurs

Courrier International, 27 octobre 2011 :

Dans la partie indonésienne de l’île de Papouasie, une grève suivie par plus de 70 % des mineurs paralyse depuis plus d’un mois les activités de Freeport, la plus grande mine à ciel ouvert de cuivre et d’or du monde. L’exploitant américain, par voie de SMS et l’achat d’une demi-page de publicité dans la presse locale, offre 10 millions de roupies [800 euros] à tout employé non gréviste qui réussit à convaincre l’un de ses collègues ayant débrayé à reprendre le travail, lit-on dans Kompas.

La publicité, sous forme de BD, met en scène deux mineurs discutant dans leur langue indigène des modalités de cette offre dénommée sournoisement « Rentrer au village » : 50 % seront versés après la signature d’une lettre par le gréviste attestant de sa reprise de travail, et 50 % après la signature d’un nouveau contrat de travail. Le porte-parole du syndicat des mineurs dénonce la manœuvre qui, selon lui, ne peut que semer davantage de troubles au sein de la mine et dans l’ensemble de la Papouasie, qui connaît un regain de revendications indépendantistes.