Archives de Tag: Mahalla

Vidéos : Une classe en lutte à travers le monde

Quelques vidéos de luttes des travailleuses et des travailleurs à travers le monde en cette fin décembre 2014. Malgré des contextes différents, ce sont partout des mêmes revendications pour une vie meilleure, contre la précarité et les licenciements, pour des hausses de salaires, des embauches et l’amélioration des conditions de travail, revendications similaires qui montrent que les travailleurs n’ont pas de patrie. Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

– Bosnie-Herzégovine :

200 travailleurs de plusieurs usines de Tuzla manifestent et traversent la frontière avec la Croatie pour dénoncer la fermeture de leurs usines et une année sans salaires versés. (voir l’article)

Grève fin décembre des travailleurs de Cosmos à Banja Luka, qui ne sont plus payés depuis des mois.

Lire la suite

Egypte: le mouvement de grèves continue et change, peu à peu, l’ambiance politique du pays

Les grèves ont démarré début février 2014 dans les usines textiles de la compagnie publique des «tissages et filages» lorsque les ouvriers ont constaté que la hausse du salaire minimum à 1200 LE [152 CHF] promise pour fin janvier par le gouvernement ne concernait que les 4,1 millions de fonctionnaires d’État et non l’ensemble des 7 millions de salariés de la fonction publique, dont eux-mêmes.

Travailleur des transports en grève pour les salaires

Des grèves dans la fonction publique…

La grève de l’usine textile emblématique de Mahalla el Kubra démarrée le 10 février a entraîné à sa suite celles de 9 autres usines du groupe, puis de proche en proche à de nombreux autres secteurs de la fonction publique exclus de cette hausse du salaire minimum: les employés des postes; les salariés des magasins d’État (alimentation ou équipements ménagers); des offices notariaux; des travaux publics des ponts et routes; de l’administration agricole de l’irrigation, de l’eau et de l’assainissement, des semences, de la réforme agraire; de l’industrie d’État (pétrole, industrie ou la réparation navale, centrales électriques); des transports publics; de la voirie et éboueurs; de la banque et des assurances; de l’immobilier; des universités (employés ouvriers, techniciens ou administratifs); des musées; des infirmiers et ouvriers ou employés administratifs ou de surveillance des hôpitaux et des médecins, pharmaciens et dentistes des hôpitaux publics, qui, bien qu’exclus aussi de ces mesures de hausse du salaire minimum, réclamaient pour leur part non seulement son application mais sa hausse à 3000 LE. Enfin, les vétérinaires de campagne s’associaient au mouvement des médecins par une grève nationale le 23 mars suivie à 100% dans les gouvernorats de Marsa Matrouh, Fayoum, Nouvelle Vallée et 49% sur l’ensemble de l’Égypte malgré les appels du syndicat des vétérinaires du Caire et Gizeh à ne pas suivre le mouvement.

Lire la suite

Egypte : Intifada ouvrière

« L’intifada des travailleurs renverse le gouvernement« , c’est le titre du grand quotidien égyptien Al Masry al Youm du 25 février après la chute du gouvernement Beblawi hier soir…

2014-635284820702481409-248

En effet la grève pour le salaire minimum à 1200 LE commencée le 10 février dans l’usine textile de Mahalla puis étendue à 13 autres usines textiles soit 47.000 ouvriers ( qui viennent d’obtenir tout ce qu’ils demandaient) est en train de s’étendre à de nombreux secteurs, plus de 100 000 salariés à ce jour estiment les commentateurs :

Lire la suite

Égypte : l’amorce de grève générale fait tomber le gouvernement

Le gouvernement Beblawi avec tous ses ministres y compris le maréchal Sissi, ministre de la défense, est tombé lundi 24 février au soir.

Ce gouvernement libéral à participation ou soutien démocrate, nassérien, de gauche et salafiste, nommé par l’armée à l’issue de son coup d’État du 3 juillet 2013 pour couper l’herbe sous le pied à la révolution populaire du 30 juin, a justifié sa démission par le défaut de soutien du peuple à sa politique de réformes qu’il juge nécessaires pour l’Égypte.

En fait, c’est la reprise des grèves amorcée le 10 février à l’usine textile d’État de Mahalla et leur menace de généralisation au pays — « le défaut de soutien du peuple » – qui explique la démission du gouvernement. En effet, cette grève de 7 usines des ouvriers du textile pour l’élargissement à l’industrie publique du salaire minimum de 1 200 LE promis par le gouvernement aux salariés d’État fin janvier 2014, s’est étendue ces derniers jours non seulement aux usines textiles d’État mais aussi aux transports publics du Caire, aux employés postaux, aux policiers de bas rang et à plusieurs entreprises privées de la chimie.

Lire la suite

Egypte : Les ouvriers ne décolèrent pas

Al Ahram, 17 février 2014 :

Les contestations ouvrières s’amplifient, mettant le régime dans l’embarras, avec plusieurs usines et sociétés au centre de débrayages cette semaine.

C’est surtout la grève de l’usine de textile de Mahalla, ville du Delta du Nil, qui retient l’attention. Plus de 22 000 ouvriers ont entamé une grève depuis le mardi 11 février contestant le non-paiement de leurs primes annuelles sur les bénéfices. A cause de cette grève, les pertes se sont élevées à 15 millions de L.E. Les grévistes accusent l’administration de mauvaise gestion et de corruption qui ont entraîné les pertes de l’usine et la détérioration du statut salarial des ouvriers. 34 syndicats ouvriers indépendants ont annoncé leur solidarité avec cette grève la qualifiant de « légitime ».

Lire la suite

Grève ouvrière à Mahalla et répression militaire

Le lundi 26 août, plus de 10.000 ouvriers du textile de la ville de Mahalla (Egypte) se sont mis en grève pour obtenir l’intégralité de leur prime (qui ne leur a été versée qu’à moitié), et ont ajouté d’autres revendications comme la démission du directeur Fouad Abdel-Alim (voir plus d’informations en anglais et en arabe).

Ce mardi 27 août, on apprenait que l’armée était intervenue contre les grévistes, investissant l’usine avec des chars et que des ouvriers en lutte sont menacés de poursuites pour « incitation à la grève ».

Egypte : vague de grèves dans le textile

Une nouvelle vague de grèves touche l’industrie du textile en Egypte. Le nouveau gouvernement est au pouvoir depuis moins d’un mois, mais les protestations ouvrières se renforcent. C’est la conséquence des mêmes politiques anti-ouvrières qui avaient déjà poussé les travailleurs égyptiens à faire tomber le gouvernement Morsi.

Ainsi, les ouvriers des usines Nasr Spinning et Weaving Company à Mahalla se sont mis en grève le 31 juillet pour protester contre les retards dans le paiement de leurs salaires et de leur prime de Ramadan.

Lire la suite

Egypte, 3 juillet, 21 h: Morsi est tombé

Déclaration de l’armée par la bouche du général Sissi en présence du Sheikh d’Al Ahzar, du pape des coptes, de El Baradei du FSN et quelques autres: Morsi est tombé remplacé par un gouvernement technocratique mis en place par la haute Cour Constitutionnelle, sous l’autorité de l’armée,  jusqu’à ce qu’un gouvernement de coalition nationale soit constitué,  la constitution islamiste est suspendue, tenue d’élections présidentielles anticipées, mesures pour intégrer les mouvements de jeunesse à l’autorité, commission pour réviser la constitution. Ensuite parlent le sheikh d’Al Ahzar et le pape des coptes qui confirment et parlent d’unité du peuple, etc.

Immense, immense, immense explosion de joie, partout, les gens chantent, crient, parlent, s’embrassent,  dans la rue, les cafés, le métro, les bus, hurlements de joie, concerts de klaxons, applaudissements, youyous , feux d’artifice, tout le monde descend  dans la rue. Immense fierté. Les gens crient »Tenez la tête haute, nous sommes égyptiens« , « le peuple a fait tomber le régime« . Des gens commencent à dire « libérez les prisonniers« , la révolution continue…
L’armée a informé Morsi à 17 h 00 qu’il n’était plus président

Le guide suprême des Frère Musulmans a été stoppé à la frontière lybienne alors qu’il essayait de passer

Misr 25, la TV des Frères Musulmans n’émet plus. On entend des coups de feu vers Rabaa où sont les Frères Musulmans.

Lire la suite

Egypte, 2 juillet, 8 h 45: Une immense fête toute la nuit, les Frères Musulmans résistent

Toute la nuit, ça a été une immense fête pacifique place Tahrir et devant le palais présidentiel Ittahidiya à Héliopolis lointaine banlieue du Caire. Parmi les chants et les slogans, un qui peut être significatif, après les « A bas Morsi » c’est « A bas les moutons » visant les Frères Musulmans mais aussi, à travers ça, les anifestants affirment qu’ils ne seront plus jamais les moutons de qui que ce soit,
religieux ou militaires.

Une fille est née cette nuit place Tahrir, baptisée Tamarod. A Luxor, Kafr el Sheikh et Mahalla, les manifestants ont anticipé l’appel à la désobéissance civile pour aujourd’hui 17 H, en assiègeant les gouvernorats. A Kafr el Sheikh, ils auraient pris le bâtiment du gouvernorat. A Sharqiya, les habitants d’un immeuble ont chassé du bâtiment les Frères Musulmans.

Lire la suite

Egypte, 2 juillet, 0 h 15 : après la fête, les affrontements ?

Place Tahrir, c’est un festival de chants et de feux d’artifice qui n’arrêtent pas depuis plus de 6 heures, tout comme devant le palais présidentiel où la foule est toujours si immense.

!cid_part2_03040204_08020006@wanadoo

De gigantesques manifestations anti-Morsi du même type dans la plupart des villes d’Egypte. C’est la fête mais pas partout.

A Mahalla, principale ville ouvrière d’Egypte, les manifestants ont décidé de mettre en pratique immédiatement la grève générale et la désobéissance civile.

Lire la suite