Archives de Tag: Leclerc

Chez Leclerc : « On m’a dit que les gens comme moi devaient dégager »

Ils ont le sentiment d’avoir été utilisés puis jetés. Pendant un mois et demi, ces chômeurs franciliens ont bossé gratos pour Leclerc, avant de se faire virer « pour des motifs farfelus ».

leclerc-pole-emploi

Sur le coup, ils n’ont rien dit : le Pôle emploi d’Evry (Essonne) et Leclerc leur avaient assuré un CDI à la fin de la formation, sauf faute grave. La date prévue d’embauche est même formalisée sur le document signé par les demandeurs d’emploi (voir ci-contre).

Le CDI, « on nous l’a promis 10, 20, 30 fois », assure Ouarda, 47 ans, l’une des chômeuses virées :

« On nous mettait toujours la carotte du CDI : on aura un boulot, on aura une mutuelle… On nous a vendu beaucoup de rêve. » Lire la suite

Publicités

Des dirigeants d’un magasin Leclerc sont jugés pour la séquestration de salariés et travail dissimulé

929491_3_d42b_l-enseigne-d-un-supermarche-leclerc_d53cca62086a64950fc5498a3af6035f

Les patrons sont parfois séquestrés, les salariés, très rarement. C’est pourtant un tel fait qui a mené quatre dirigeants du supermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs) devant le tribunal correctionnel de la ville, jeudi 14 novembre. Ils sont accusés d’avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l’inspection du travail. La CGT s’est portée partie civile. Une vingtaine de salariés ont demandé le paiement d’heures supplémentaires ainsi que des dommages et intérêts pour leur enfermement dans la réserve.

L’audience a duré treize heures, le temps d’essayer d’éclaircir de nombreux points de cette affaire exceptionnelle. Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l’inspection du travail, de l’Urssaf et des policiers. L’inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n’étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L’Est Républicain du 17 novembre 2011, qu’elle avait établi de faux relevés d’heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60. Lire la suite

Quand Leclerc fait travailler des chômeurs aux frais de Pôle emploi

Un préparateur de commandes dans un Leclerc Drive de Meurthe-et-Moselle, en février.

« Dans le cadre de l’ouverture de notre entrepôt Drive, nous recherchons 15 préparateurs/préparatrices de commandes en CDI. Formation en interne de 15 jours en amont de la prise de poste. » 

Sur le papier, l’annonce du Leclerc d’Auxerre, publiée fin juillet, était alléchante, surtout à une époque où les CDI se font rares. Mais derrière cette annonce se cachait une réalité bien moins reluisanteselon un des embauchés, qui a témoigné début octobre sur Rue89. Il venait de démissionner après seulement sept jours de travail pour l’enseigne. Lire la suite

Conflit social dans un Leclerc à Bordeaux : heurts entre manifestants et vigiles

L’ancien candidat à la présidentielle Philippe Poutou a été frappé par un vigile alors qu’il venait demander la réintégration de deux salariés récemment licenciés du magasin.

1

Environ cinquante militants ont participé à ce rassemblement en soutien à deux salariés du magasin récemment licenciés pour « faute grave ». Lire la suite

Travailler six semaines gratos pour Leclerc : j’ai craqué

Chez E. Leclerc, notre riverain Grégory Roumier (c’est un nom d’emprunt) n’a tenu qu’une semaine. A l’essai dans le tout nouveau « drive » d’Auxerre, il raconte comment Pôle emploi finance du travail gratuit. Rue89.

4603464896_f7a976d18f_oUn Leclerc Drive a ouvert ses portes le 20 août à Auxerre. Je devais y travailler six semaines, sans que cela ne coûte un centime à Leclerc. J’ai tenu six jours.

Tout a commencé lorsque j’ai répondu à une offre sur le site de Pôle emploi. La semaine suivante, je décroche un entretien dans leurs locaux, avec un de leurs conseillers et une personne de chez E. Leclerc.

C’est là qu’on m’explique qu’avant d’être embauché, je dois faire six semaines de formation. Je demande quelle sera la rémunération. Le conseiller me répond que je continuerai à percevoir mes indemnités, en Allocation de solidarité spécifique, soit 477 euros ce mois-ci. Mis à part cela, je ne pourrai prétendre qu’à des indemnités de frais de repas : 6 euros par jour ! Leclerc me promet un CDI à l’issue de ces six semaines de formation. Lire la suite

Grève pour les salaires à la SCAPEST de Châlons-en-Champagne

L’Union, 29 mars 2013 :

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Hier, une cinquantaine de salariés de la Scapest étaient en grève. Dans le cadre de la Négociation annuelle obligatoire (NAO), la direction leur propose 1,3 % d’augmentation. « Insuffisant vu les bons chiffres de Leclerc ».

DÈS 9 heures, ils sont sortis très remontés devant les entrepôts alimentaires de la zone de Saint-Martin-sur-le-Pré avec banderoles et drapeaux afin de marquer le coup.

Hier, à l’appel de la CGT, une cinquantaine de salariés de la Scapest parmi lesquels de nombreux préparateurs de commandes et caristes ont débuté un mouvement de grève suite à la NAO (Négociation annuelle obligatoire) qui vient de se tenir.

Lire la suite

Conflans-en-Janisy : Colère des salariés de Leclerc

Le Républicain Lorrain, 16 septembre 2012 :

Hier, des employés du centre Leclerc de Conflans-en-Janisy se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. Postés devant les portes de l’enseigne pendant douze heures, ils n’ont pas été reçus par leur direction.

Salariés maltraités, salariés en colère ! » Hier, selon la CGT, « 12 à 13 % des 210 employés du centre Leclerc de Conflans » se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. Dès l’ouverture de l’enseigne au public, les grévistes ont pris position devant les entrées principales du bâtiment. Tous ont distribué des tracts aux clients en les invitants à signer une pétition de soutien. Ces derniers ont néanmoins pu faire leurs courses normalement.

Lancé à 4h15, soit à la prise de service des premiers employés, le mouvement de revendication s’est achevé vers 16h. Malgré l’appui d’élus départementaux, les salariés mobilisés ne sont pas parvenus à obtenir une entrevue avec leur direction.