Archives de Tag: Latelec-Fouchana

Des ouvrières tunisiennes en grève de la faim pour le droit au travail

Depuis plus d’un an et demi, un conflit social se déroule dans l’entreprise LATelec-Fouchana en Tunisie. Dirigée par des femmes, cette lutte est remarquable à plus d’un titre, entre autres par la ténacité des salariées à vouloir rester dans le monde du travail. Avoir un emploi pour une femme en Tunisie et le garder reste une gageure. En effet, le taux d’activité féminin y est faible, soit en 2011 de 24,9 % de la population active totale contre 70,1 % pour les hommes.

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Humanité, 9/07/2014

LATelec est une filiale de l’équipementier aéronautique français Latécoère, un des leaders mondiaux de son secteur, qui fournit de grands noms de l’aviation comme Airbus ou Dassault. Cette entreprise a délocalisé en Tunisie en 2005 une partie de sa production de câblage, réduisant ainsi ses coûts de fabrication : les ouvrières sont payées autour de 150 euros par mois. Lire la suite

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Les employés des filiales tunisiennes de Latécoère en grève les 16 et 17 juillet

Business News, 3 juillet 2014 :

Une grève a été décrétée par l’Union régionale des travailleurs tunisiens de Ben Arous les 16 et 17 juillet courants dans la société française Latécoère qui travaille pour le compte d’Airbus.

Dans un communiqué daté du 2 juillet, le syndicat explique cette grève par le maintien de la direction générale de Latécoère de sa décision de non réhabilitation de 4 employées (2 ouvrières et 2 syndicalistes) licenciées par LATelec Fouchana, filiale de Latécoère, ainsi que par la détérioration du climat social dans l’entreprise.

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Les ouvrières de Latelec-Fouchana en grève de la faim

Leur combat contre le despotisme a commencé depuis quatre ans. Elles ont sacrifié leur travail, leur sécurité et leur santé. Les ouvrières de SEA Latelec-Fouchana, une filiale du groupe français aéronautique Latécoère, ont entamé une grève de la faim, depuis neuf jours, à Tunis. Après plusieurs actions, sit-in, conférences, grèves et négociations, Sonia Jebali et Monia Dridi ne trouvent ni issue ni soutien à leur cause. Elles ont décidé, alors, d’entamer cette grève pour revendiquer leur droit au travail.

« Notre droit à réintégrer notre usine n’est pas à négocier. Malheureusement, l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens a accepté de signer un PV qui ne nous arrange pas et qui ne respecte pas nos droits. Nous ne voulons pas d’indemnisation quelque soit la somme proposée, mais reprendre le travail à l’usine comme nos collègues », explique Sonia.

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