Archives de Tag: Lampedusa

Sea-Watch : Sauver des vies en Méditerranée

Sea Watch est une association créée à par des « gens ordinaires » du Brandebourg puis de toute l’Allemagne, horrifiés par les milliers de réfugiés qui meurent en tentant de traverser la Méditerranée. Le projet a donc été de trouver un bateau pour faire ce que les Etats européens refusent de faire, c’est-à-dire sauver des vies de migrants entre l’Italie et la Libye.

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Le 20 juin 2015, pour la première fois, le bateau de Sea Watch a pris la mer au large de Lampedusa en direction des côtes libyennes. L’équipage du bateau et les autres personnes impliquées dans le projet dénoncent la militarisation et la fermeture des frontières de l’Union Européenne qui poussent des milliers et des milliers de migrants à risquer leurs vies pour fuir les guerres, les dictatures et la misère. D’ailleurs, dans la nuit du 24 juin, le bateau de Sea Watch a été intercepté par un navire militaire lui ordonnant de modifier sa trajectoire.

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Lampedusa : la vidéo de la honte

Le Nouvel Observateur, 18 décembre 2013 :

Ces images filmées en caméra cachée scandalisent l’Italie : on y voit des migrants faisant la queue pour être douchés à l’aide d’un produit désinfectant, nus, dans le froid.

« Un camp de concentration ». C’est ainsi que la chaîne italienne Rai2 décrit le centre d’accueil de migrants de Lampedusa. La chaîne publique a diffusé, lundi 16 décembre, une vidéo montrant les mauvais traitements infligés à des migrants dans le centre de rétention de l’île italienne. On y voit des migrants, dans une cour en plein air, dans le froid et les courants d’air, au milieu d’une foule de personnes, faire la queue pour « être douchés » par des employés du centre. Ils se déshabillent les uns après les autres devant des femmes et des hommes et attendent leur tour, nus.

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Manifestation à Rome de réfugiés érythréens après le naufrage de Lampedusa

AFP, 25 octobre 2013 :

Une centaine de réfugiés érythréens ont manifesté vendredi devant le Parlement italien après le naufrage de Lampedusa qui a fait 366 morts le 3 octobre, essentiellement leurs compatriotes, a constaté l’AFP.

Les manifestants ont réclamé davantage de droits pour les réfugiés en Italie et ont également protesté contre le régime érythréen, dirigé d’une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis la proclamation de l’indépendance en 1993.

«Le seul responsable de la tragédie de Lampedusa est le régime d’Afeworki», indiquait une inscription sur un tee-shirt porté par un des manifestants.

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Les murs de la honte de l’Union Européenne

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Selon les ONG, 20.000 réfugiés et migrants sont morts ces vingt dernières années en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Union Européenne. Généralement, on ne trouve pas la moindre ligne sur ces morts dans les journaux, et voilà, qu’après les drames récents survenus aux larges de Lampedusa et de Malte, politiciens de droite et de gauche s’émeuvent et versent des larmes de crocodile sur ce qu’ils appellent un « drame de l’immigration ». Comme le notait déjà Rosa Luxembourg, « Le prolétaire ne peut attirer sur lui l’attention de la société qu’en tant que masse qui porte à bout de bras le poids de sa misère. Même le dernier d’entre eux, le vagabond, devient une force publique quand il forme masse, et ne formerait-il qu’un monceau de cadavres. ».

Mais les larmes de crocodile ne sont pas encore séchées que les discours aux relents humanistes redeviennent la froide et inhumaine politique raciste de l’Union Européenne et de sa guerre contre les migrants et les réfugiés. Grand prince, l’Etat italien va accorder la nationalité italienne aux victimes du naufrage de Lampedusa, et même leur offrir ce qu’il refuse aux migrants vivants, un petit coin de terre pour les enterrer. Il est vrai que cette généreuse symbolique vis à vis de cadavres revient moins cher que de rapatrier les corps auprès de leurs familles restées sur la corne de l’Afrique. Pour les survivants, par contre, c’est la matraque des politiques xénophobes : une amende pour immigration illégale suivie de l’expulsion.

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Les frontières meurtrières de l’Union Européenne

Avec les récents drames de Lampedusa et de Malte, les politiciens de l’Union Européenne ont versé des larmes de crocodiles, allant jusqu’à offrir la nationalité italienne aux morts de Lampedusa pour mieux expulser les survivants. Mais au-delà de ces deux tragédies, où le nombre de victimes a fait la une de l’actualité, ce sont 20.000 migrants et réfugiés qui ont péri en tentant de traverser la Méditerranée ces 20 dernières années.

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Et ces 20.000 morts ne concernent que les noyades lors de la traversée de la Méditerranée… la carte ci-dessus (en anglais) montre l’ensemble des victimes recensées aux frontières de l’Union Européenne de janvier 1993 à mars 2012. En bleu les noyades, en jaune les suicides, en violet les morts par asphyxie, en vert les morts de faim ou de froid, en orange les morts par homicide ou manque de soins médicaux, et en gris les morts par accidents, champs de mines et autres.

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Lampedusa : Droit au séjour… que pour les morts

Selon le journal « El Païs » du 6 octobre, l’Italie va offrir la nationalité italienne aux victimes du naufrage de Lampedusa ainsi qu’un coin de terre pour les enterrer. Les survivants, par contre, seront condamnés à une amende de 5.000 euros pour immigration illégale et expulsés. Voilà, après les larmes de crocodiles des politiciens, la terrible réalité de la politique xénophobe en Europe : on n’offre le droit au séjour qu’aux morts.

Message des réfugiés de Bavière aux victimes de Lampedusa

Aux victimes des côtes de Lampedusa :

Avec ces quelques mots, nous souhaitons, nous, non-citoyens de Bavière, exprimer nos condoléances à toutes les personnes victimes et à leurs familles.

Une fois encore, des êtres humains ont perdus la vie sans raison, parce que les lois ne sont toujours pas changées. FRONTEX domine toujours aux frontières de l’Europe. Les gouvernements et les politiciens versent encore des larmes de crocodile, alors qu’ils savent que tout cela est la conséquence de leur politique.

Les Non-citoyens de Bavière, 6 octobre 2013

Lampedusa : l’Europe assassine

Tribune de responsables d’organisations d’aide aux migrants et de défense des droits de l’homme, publiée par Libération, 4 octobre 2013 :

Le drame de Lampedusa n’est pas une fatalité. L’Union européenne doit sortir de sa logique sécuritaire et renouer avec les valeurs qu’elle prétend défendre.

Le nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité. En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre les rives de l’île de Malte ou de l’Italie. Depuis le milieu des années 90, la guerre menée par l’Europe contre les migrants a tué au moins 20 000 personnes en Méditerranée.

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Lampedusa : Un drame inadmissible

Communiqué commun de la CGT et de la Fédération CGT des Officiers de la Marine Marchande, 4 octobre 2013 :

Ce nouveau naufrage, après la mort et la disparition de milliers de migrants ces dernières années en Méditerranée, est révoltant.

Nos pensées vont d’abord à ces femmes, ces hommes, ces enfants allant vers un espoir de vie meilleure, et qui, en fuyant les conséquences d’une guerre, de l’instabilité politique et sociale, de l’absence totale de perspectives chez eux, ont perdu la vie.

Aucun mur, aussi haut soit-il, aucune loi, aussi répressive soit-elle, n’empêchera jamais un migrant de partir s’il n’a aucun espoir de vie meilleure chez lui. Il est temps d’arrêter de fermer les yeux sur cette réalité

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Un responsable de l’ONU fustige les politiques répressives en UE

Le Monde, 4 octobre 2013 :

Pour François Crépeau, rapporteur spécial de l’ONU sur la protection des migrants, la noyade d’au moins 130 personnes après le naufrage de leur bateau au large de Lampedusa est la conséquence directe d’une politique de « criminalisation de l’immigration clandestine ».

S’exprimant au début d’un débat à l’Assemblée générale de l’ONU sur les migrations internationales, il a souligné qu’en verrouillant leurs frontières les pays européens ne font en réalité que « donner plus de pouvoir » aux passeurs et aux trafiquants d’être humains, dénonçant également une « paranoïa » entretenue par la classe politique.

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