Archives de Tag: KDC

Afrique du Sud : blocage des négociations dans les mines d’or en grève

Aujourd’hui le Maroc,15 octobre 2012 :

Patronat et syndicats étaient dans l’impasse lundi en Afrique du Sud, incapables de mettre fin à la grève sauvage dans les mines d’or, alors que les grévistes s’exposent désormais à des licenciements tandis que le mouvement s’est étendu chez Gold Fields.

Dans un effort pour obtenir la reprise du travail, le patronat des mines avait proposé la semaine passée des augmentations de salaires que le Syndicat national des mineurs (NUM) avait accepté de soumettre à la base, avant d’essuyer un refus.

Lundi, après avoir laissé quelques jours de plus aux grévistes pour réfléchir, la Chambre des mines, maîtresse de la grille des salaires pour les mines d’or, a refusé de marchander davantage.

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Contre l’avis de la bureaucratie syndicale, les grèves en Afrique du Sud font tâche d’huile

L’Usine Nouvelle, 4 octobre 2012 :

Les grèves qui affectent la production de platine et d’or en Afrique du Sud s’enveniment. Elles touchent désormais les mines à ciel ouvert de minerai de fer, de charbon et de diamants.

Travailleurs en grève des mines Gold Field

A mi-août, juste après le massacre de Marikana, tant les experts du mouvement social en Afrique du Sud que les dirigeants des compagnies aurifères niaient la possibilité d’une extension des grèves en dehors des mines de platine. Aujourd’hui, non seulement plus de la moitié des mines d’or du pays sont arrêtées par des grèves, mais le mouvement a débordé vers les mines de charbon, de fer et même de diamants. Le premier constructeur automobile local, Toyota, a lui aussi été touché par des débrayages d’ouvriers réclamant de fortes augmentations de salaire. Sans oublier une grève massive des camionneurs qui commence à peser sur l’économie sud-africaine.

Dans le platine, le plus important producteur mondial, Amplats, a beau menacer de sanctions sévères les grévistes, quatre de ses cinq mines situées dans la région de Rustenburg sont stoppées. Une grève non protégée touche également sa mine d’Union Platinum, dans une autre région, le Bushveld, et ce sont près de la moitié de ses 58 000 salariés qui ont posé les outils. La direction du groupe a qualifié la revendication d’un salaire de 16 000 rands d’ « irrationnelle et n’entrant dans aucune forme de négociations collectives ». Le numéro deux du secteur, Impala Platinum, qui avait craqué sous la pression d’une grève de six semaines en début d’année, accordant des augmentations en dehors de la convention collective avec le syndicat, vient de nouveau d’accepter de nouvelles hausses de salaires qui ajouteront 4,8% à sa masse salariale.

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Lutte de classes en Afrique du Sud

AFP, 4 octobre 2012 :

Le patronat des mines sud-africaines a accepté mercredi le principe d’une révision des salaires des mineurs d’or et de charbon, alors que ce secteur clé l’économie nationale tourne au ralenti depuis août en raison de grèves sauvages émaillées de violences.

Routiers en grève, 2 septembre 2012

« Nous allons travailler dur pour voir ce qu’on peut mettre sur la table. Nous nous revoyons mardi (prochain) et, nous l’espérons, avec des propositions pour traiter ces problèmes », a indiqué à l’AFP Elize Strydom, négociatrice pour le secteur de l’or à la Chambre des mines, à l’issue d’une journée de négociations avec le syndicat national des mines NUM.

« Nous avons 50.000 mineurs en grève sauvage dans le secteur de l’or », une situation qui exige « de trouver une solution le plus vite possible », a-t-elle ajouté.

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Afrique du Sud : les grèves continuent dans les mines

20 Minutes Online, 26 septembre 2012 :

La compagnie minière sud-africaine Gold Fields, dont une mine près de Johannesburg est paralysée depuis plus de quinze jours par une grève.

«Les employés de la mine Beatrix dans la province de l’Etat libre ont également entamé une grève illégale. La grève a démarré vendredi dans la section ouest (anciennement mine Oryx) et s’est étendue lundi au reste de la mine», a indiqué dans un communiqué le groupe, quatrième producteur d’or mondial.

«La grande majorité des 15’000 employés de KDC West (la mine proche de Johannesburg) et les 9000 employés de Beatrix participent à des grèves illégales et la production est stoppée sur les deux sites d’activité», précise le communiqué.

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Afrique du Sud : Tirs de gaz lacrymogène contre des grévistes

Belga, 12 septembre 2012 :

Mercredi, des grévistes qui voulaient bloquer un train à proximité de la mine d’or de Gold Fields à Carletonville, près de Johannesburg, ont reçu des tirs de gaz lacrymogènes de la part des gardes de sécurité, d’après la direction.

Equipés de masques à gaz, les gardes privés de sécurité ont fait usage de substances lacrymogènes au moment où plusieurs centaines de mineurs tentaient d’intercepter un train de marchandises en posant des blocs de béton et des barres de métal sur la voie ferrée menant à la mine, d’après les déclarations de Sven Lunsche, un porte-parole de Gold Field.

Un des grévistes, Mfanayedwa Themba, cité par l’agence Sapa, a justifié cette action en expliquant : « ce train, c’est une partie de la mine. C’est une partie de nous ».

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Afrique du Sud : Nouveau débrayage dans une mine d’or, la lutte continue à Marikana

TV 5 Monde, 11 septembre 2012 :

Quelque 15.000 mineurs sud-africains ont à nouveau débrayé lundi dans une mine d’or exploitée par Gold Fields dans un climat social toujours tendu par le bras de fer qui se poursuit à la mine de Marikana, théâtre d’une sanglante fusillade policière le 16 août.

Manifestation des mineurs de Marikana le 10 septembre

Le travail a cessé à la mine d’or KDC exploitée à plus de 3.000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg.

C’est le secteur Ouest qui est touché, quatre jours après une première grève sauvage affectant les puits Est de cette mine de 27.000 salariés, où la direction du principal syndicat, le NUM (National Union of Mineworkers) est contestée, pour une affaire de cotisation « obsèques ».

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Afrique du Sud : La grève s’étend dans le secteur minier

L’Humanité, 4 septembre 2012 :

Nourrie par un lourd sentiment d’injustice sociale, la colère ouvrière s’étend dans les industries d’extraction. Les salariés d’une grande mine d’or cessent à leur tour le travail.

Des mineurs de Marikana, à leur libération devant le tribunal de Ga-Rankuwa, le 3 septembre 2012.

Envoyé spécial. Près de 12 000 employés de la mine d’or KDC dans le West Rand (banlieue ouest de Johannesburg) se sont mis en grève. La direction de Gold Fields, dont dépend KDC, a aussitôt imputé le mouvement « à des désaccords au sein des organisations syndicales ». Une explication rejetée par Lesiba Seshoka, porte-parole du syndicat des mineurs (NUM), affilié à la Cosatu, qui a listé une partie des revendications des grévistes, notamment le refus d’être forcé de payer une police d’assurance destinée aux obsèques. La compagnie a obtenu une interdiction de la grève en justice. Gold Fields, groupe coté à Johannesburg et New York, produit 3,5 millions d’onces d’or par an et exploite huit mines en Australie, au Ghana, au Pérou et en Afrique du Sud.

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