Archives de Tag: histoire

18 mars 1871 : Proclamation de la Commune de Paris

Alors que gouvernement et patronat veulent nous ramener au XIXème siècle, il est intéressant de revenir sur les luttes révolutionnaires qui ont fait la force du mouvement ouvrier.

Code19

Le 18 mars 1871, alors que Tiers veut désarmer la garde nationale, la population de Paris se soulève et proclame la Commune de Paris. Ce sera la première expérience d’exercice du pouvoir par la classe ouvrière, réprimée dans le sang le 28 mai 1871.

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A propos de Manouchian et de l’Affiche Rouge

La profanation du monument érigé à la mémoire des résistants du Groupe Manouchian par des néo-nazis ne peut que provoquer l’indignation. Insulte à la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui sont tombés victimes de la barbarie du régime nazi, insulte aux travailleurs d’immigrés d’hier et d’aujourd’hui qui ont toujours été partie intégrante de la classe ouvrière et de ses combats, insulte aussi à l’ensemble du mouvement ouvrier, cette profanation montre toute l’ignominie raciste, antisémite, xénophobe et anti-ouvrière de l’extrême-droite.

Un rassemblement est prévu pour protester contre cette profanation ce dimanche 21 septembre à 17 heures au square Manouchian au Pharo (Marseille).

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Entretien avec Asqar Karimi

La Bataille Socialiste, 20 février 2012 :

Asqar Karimi est président du bureau politique du Parti communiste-ouvrier d’Iran. Dans cette interview en plusieurs parties, il nous raconte son combat politique contre le régime du Chah d’Iran, puis de l’Ayatollah Khomeiny et son engagement dans la guérilla de Komala.

1) « On se considérait comme des Fedayin, mais on ne connaissait même pas leurs buts. »

La première chose que j’aimerais savoir, c’est où tu es né ?

Dans une petite ville au sud de l’Iran, Abarkû, entre Yazd, Ispahan et Chiraz, en 1952. J’ai habité là jusqu’à mes 15 ans. Ensuite, je suis allé étudier à Arvhâz, au Khuzestan, pendant un an, puis j’ai déménagé pour Chiraz, un an aussi, enfin la dernière année de lycée, j’étais à Ispahan, pour deux semaines. Mais c’était très cher, alors je suis allé à Abâdeh, une ville près de la mienne. Quand j’ai fini le lycée, je suis partie à l’université technique. J’ai étudié quatre ans jusqu’à mon arrestation et condamné à huit ans de prison, en 1975. Mais pendant la révolution, j’ai été libéré en février 1979. Je n’ai jamais terminé mes études.

Pourquoi est-ce que tu as été arrêté ?

Parce que j’avais participé à des manifestations à l’université et aussi, parce que j‘étais en lien avec l’organisation des Fedayin [organisation d’extrême-gauche pratiquant la guérilla urbaine], j’avais lu quelques livres, j’en avais fait circuler, voilà…

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Témoignages de militants communistes allemands sur la période nazie

Reportage de 2010 sur les souvenirs de militants communistes allemands (KPD) sur la résistance face au fascisme et la répression nazie (en allemand).

Témoignent dans ce reportage Günter Arndt (84 ans) de Francfort (Main), Philipp Benz (97 ans) de Darmstadt, Hans Heisel (87 ans) de Francfort (Main), Hans Schwert (102 ans) de Francfort (Main), Irma Strauch (88 ans) de Mainz.

Histoire des Roms de Roumanie : Sept siècles d’oppression

Article qui avait été publié sur le site de l’Initiative Communiste-Ouvrière le 11 août 2010 alors que le gouvernement se lançait dans une campagne raciste contre les Roms.

Les fichages de Roms en France comme en Italie rappellent des périodes les plus sombres de l’histoire en particulier de ce peuple, victime, en Roumanie comme dans de nombreux autres pays d’Europe (comme les stérilisations forcées), d’oppression, de discriminations et même de génocide. Ce texte, écrit fin 2002, permet de revenir sur l’histoire des Roms en Roumanie.

L’esclavage en Valachie et Moldavie [1]

Partis d’Inde entre l’an 800 et 950, on estime que les Roms [2] arrivent dans le sud-est de l’Europe dans le dernier quart du 13ème siècle. Arrivés comme des hommes libres dans la principauté de Valachie, ils apportent avec eux des savoirs-faire artisanaux (en particulier dans le travail du fer) d’Inde et de l’Europe byzantine. Cette venue de travailleurs qualifiés est alors une bénédiction pour les seigneurs valaches et moldaves qui ont besoin d’une force de travail. Les seigneurs féodaux, tout d’abord en dehors de toute base légale, commencent à réduire en esclavage ce peuple. Des mesures de plus en plus sévères sont alors prises par les propriétaires terriens, les seigneurs et les monastères pour obliger cette force de travail à rester sur place. Il est à noter que face à l’esclavage, des Roms ont tenté de fuir vers l’Allemagne ou la Pologne, mais, à cause de leur teint mat, on les considérait comme des « musulmans » et, face aux cruautés qu’on leur infligeait, ils sont repartis se cacher vers les montagnes des Carpates, où ils sont retombés entre les mains des esclavagistes. Les premières traces écrites de cet esclavage date du règne de Rudolf IV en 1331-1355, où les Roms sont décrits comme étant la propriété de monastères et de propriétaires terriens. Mais ce n’est que sous le règne de Basile le Loup de Moldavie (1634-1654) qu’est instituée une loi en quarante points concernant les esclaves Roms. A partir de 1500 d’ailleurs, le terme roumain tsigan devient synonyme d’esclave.

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Le génocide nazi des Tsiganes en URSS occupée (1941-1944)

Il y a environ un an, on se souvient des déclarations racistes de membres du gouvernement à l’encontre des Roms, et depuis les expulsions et Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) à l’encontre de Roms bien souvent citoyens européens, les expulsions de campements roms et la chasse et discriminations à l’encontre des Roms n’ont pas cessés en France. En Italie aussi, les Roms sont désignés comme bouc-émissaires, et ils sont discriminés et victimes de violences racistes sur tout le continent, en particulier en Roumanie, en Hongrie ou dans l’ex-Yougoslavie. Une des revendications des Roms est la reconnaissance du génocide dont ils ont été victimes dans toute l’Europe par le régime nazi. Dans un article publié en avril 2010 par « Le patriote résistant », Jean-Luc Bellanger  montre l’étendu du génocide Rom par les nazis dans l’URSS occupée de 1941 à 1944.

Estimation du nombre de victime du génocide des Roms dans l'Europe nazie

Le génocide nazi des Tsiganes en URSS occupée (1941-1944)

Les assassinats de masse perpétrés par les nazis dans les territoires occupés de l’Est européen visant les populations tsiganes ainsi que les malades mentaux sont encore peu connus. Des chercheurs allemands ont commencé à explorer les archives russes, ukrainiennes ou biélorusses qui ne manquent pas d’éléments pour attester de ces crimes. (…)

Voici un petit livre, 142 pages, dont le sous-titre est : Rapport d’expertise pour le Centre de documentation et de culture des Sinti et Roma allemands (1). Le président de ce « Conseil central des Sinti et Roma », Romani Rose, explique en introduction le pourquoi de cette étude : l’assassinat des Tsiganes qui se trouvaient durant les années de guerre  dans les territoires du « Reich grandallemand» (Grossdeutscher Reich) est relativement bien connu. Par contre ce qui s’est passé dans les territoires occupés de l’Est européen et dans les pays alliés des nazis reste en grande partie inconnu, et les recherches à ce sujet ont à peine débuté. En particulier les sources soviétiques attestant du génocide contre les Tsiganes ont été presque totalement négligées jusqu’à maintenant. Pourtant il n’a fallu que quelques mois à l’historien allemand Martin Holler, spécialiste de l’Est européen, pour rassembler, par des recherches intensives dans les archives russes et ukrainiennes, quantité de données encore ignorées. C’est le contenu de cet ouvrage.

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