Archives de Tag: grève de la faim

Fin des bouches cousues pour les Iraniens de Calais

Libération, 25 mars 2016 :

Après vingt-quatre jours de grève de la faim, ces réfugiés satisfaits de la décision du gouvernement «d’abandonner le projet de démantèlement de la zone nord de la jungle», affirment avoir arrêté leur mouvement par respect pour ceux qui les soutiennent.

Après vingt-quatre jours bouche cousue, neuf Iraniens de la «jungle» de Calais viennent de mettre fin à leur grève de la faim. Mokhtar, enseignant, Esmaïl, cadre dans la pétrochimie, Mohammad, mécanicien dans l’aéronautique, Hamed, vendeur de voitures, Davoud, agent immobilier et tatoueur, Sassan et Hossein, étudiants, Réza, prof de body-building, et Mohammad Réza, joaillier, installés dans l’ancienne cabane des No Border réclamaient, entre autres, «l’arrêt de la démolition de la jungle», mais aussi «la sécurité», «un représentant des Nations unies pour parler avec nous».

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Solidarité avec les grévistes de la faim et les réfugié-es à Calais

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Depuis le début de la destruction de la zone Sud de « la jungle » à Calais, 12 réfugiés iraniens se sont cousus les lèvres et ont entamé une grève de la faim pour alerter sur leur situation et protester contre la politique des Etats français et britannique.

Car, malgré la soi-disant « volonté d’accompagner les migrants vers une demande d’asile en France » martelée par Cazeneuve, ces gens-là ne souhaitent pas rester en France mais bien partir en Grande Bretagne.

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Grève de la faim dans la Jungle: «Nous le faisons pour tous les réfugiés »

Nord Littoral, 16 mars 2016 :

Au sein de la partie sud de la Jungle, ne restent que quelques baraquements isolés. Des points d’informations ou des lieux de vie, épargnés par les expulsions. Dans l’une de ces cabanes, neuf Iraniens entamaient mercredi leur 16e jour de grève de la faim. Les mêmes qui s’étaient cousus la bouche lors des premiers jours du démantèlement.

« Nous le faisons pour tous les réfugiés, expliquent Ismaël et Sassa, deux Iraniens en grève de la faim. C’est un acte collectif. » L’essence même de leur geste s’explique par la tension qui prédomine dans la Jungle depuis plusieurs semaines. « Le gouvernement utilise la violence contre les migrants. C’est pourquoi nous souhaitons manifester notre désaccord. »

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Calais: «J’ai 35 ans, je suis prêt à mourir»

Nord Littoral, 14 mars 2016 :

Depuis mercredi 2 mars, des Iraniens se sont cousu les lèvres et ont entamé une grève de la faim, protestant notamment contre le démantèlement. L’un d’eux témoigne.

Bouche cousue, affaibli, Morad* a décidé de poursuivre sa grève de la faim, comme huit autres Iraniens. Une action forte, un geste d’automutilation pour attirer l’attention, être écoutés, protester contre le démantèlement, la situation des exilés. Ils ne veulent pas lâcher. Pour Morad, comme les autres, c’est une lutte au nom de tous les exilés. « Je n’ai pas d’enfant, je ne suis pas marié. J’ai 35 ans, je suis prêt à mourir », lâche-t-il sans sourciller. Il n’a rien à perdre et il le fait comprendre.

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Manifestation de réfugiés à la frontière gréco-macédonnienne

L’Expression, 12 mars 2016 :

Des dizaines de personnes ont protesté samedi à Idomeni, où sont bloqués plus de 14.000 migrants, réclamant l’ouverture de la frontière avec la Macédoine, parmi lesquels un réfugié syrien qui a entamé une grève de la faim.

Environ 200 réfugiés, surtout des Syriens et des Irakiens avec leurs enfants, se sont assis à la mi-journée sur la voie ferrée frontalière, scandant « Open the border » (« Ouvrez la frontière », ndrl). Ce genre de protestation est récurrent à Idomeni où la frontière entre la Grèce et la Macédoine est fermée depuis une semaine. Parmi eux, Nazim Serhan, un Syrien de 44 ans, a commencé samedi la grève de la faim devant sa tente à Idomeni. Il voyage avec ses trois enfants et veut rejoindre sa femme, atteinte d’un cancer, et son quatrième enfant qui sont en Allemagne.

Soudan: des journalistes en grève de la faim après la fermeture d’un quotidien

RFI, 3 mars 2016 :

Au Soudan, une trentaine de journalistes, mais aussi des membres de la société civile, ont lancé mardi 1er mars une grève de la faim. Ils protestent contre la fermeture forcée, il y a trois mois, du quotidien El Tayar, qui couvre l’actualité politique du pays.

Mardi 1er mars, des journalistes se sont postés devant les locaux de leur journal, le quotidien El Tayar, en arborant des chaînes à leurs mains. Ils ont ensuite entamé un « sit-in » à l’intérieur du bâtiment pour dénoncer la décision de fermeture du quotidien.

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Grève de la faim au CRA de Rennes

Le Figaro, 25 février 2016 :

Une quinzaine d’étrangers retenus au Centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, ont entamé une grève de la faim, ont indiqué ce jeudi des sources préfectorales. « Vingt-deux retenus initialement et 15 maintenant ont refusé les plateaux-repas » de l’administration, a-t-on précisé de même source ce soir. Une quarantaine de personnes sont actuellement retenues dans ce CRA qui couvre le grand Ouest.

Ce mouvement de grève de la faim, apparemment inédit, a débuté hier matin. Dans un texte, transmis par le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), rédigé au nom des « personnes retenues au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande et signé par 26 personnes retenues, les signataires annoncent leur grève et écrivent: « Nous protestons contre notre enfermement (…) Nous voulons la liberté et le respect de nos droits fondamentaux ». Ils affirment aussi: « Nous protestons contre l’acharnement des préfectures. Une femme a perdu son bébé au centre de rétention tandis qu’une autre personne a tenté de se suicider ». Intervenues ces derniers jours, la fausse-couche de la jeune femme et la tentative de suicide ont été confirmés de source préfectorale.

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