Archives de Tag: Gao

Mali : La grève générale bien suivie

RFI, 21 août 2014 :

Sur les trois ponts de Bamako, ce jeudi 21 août, la circulation était très fluide. Dans leur très grande majorité, les fonctionnaires maliens ne se sont pas rendus au travail. Les tribunaux sont paralysés. La presse d’Etat et une grande partie de la presse privée ont également respecté le mot d’ordre de grève lancé par l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Mali. Seuls trois journaux sur la vingtaine de titres que compte le pays sont sortis.

Dans deux hôpitaux de la capitale que nous avons visités, la grève est également suivie, mais un service minimum est sur place tout comme dans l’administration. Cependant, dans la quasi totalité des banques, les portes sont restées clauses. Aucun acte de violence n’a été constaté à Bamako ni à l’intérieur du pays – selon les témoins – où la grève est également suivie.

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Mali : la population défie les islamistes à Gao

L’Express, 6 août 2012 :

Face à des groupes islamistes qui, comme le Mujao, tentent d’imposer la charia, une partie de la population résiste. A Gao, des manifestants ont ainsi empêché l’amputation de la main d’un voleur. Pour pallier l’absence du gouvernement, des Maliens ont décidé de former des groupes d’auto-défense.

Face aux brutes islamistes, la population de Gao s’organise et s’arme

Le verdict du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique (Mujao) était aussi limpide que terrible: la main du voleur serait tranchée sur la place publique. Mais les habitants de la ville de Gao, dans le nord du Mali, ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont empêché, dimanche, les islamistes qui contrôlent la ville d’appliquer la charia, la loi islamique.

Le Mujao avait annoncé samedi soir dans un communiqué sur des radios privées de Gao qu’il couperait dimanche la main d’un voleur. Le jour venu, des centaines de personnes ont manifesté à Gao pour protester contre son interpellation et exiger sa libération. « Ils (les islamistes) n’ont pas pu amener le prisonnier sur la place de l’Indépendance pour lui couper la main. Les habitants de Gao ont occupé la place et refusé qu’on coupe la main du voleur », a confirmé le responsable d’une ONG basée à Gao.

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