Archives de Tag: fichage ADN

Les 5 de Roanne définitivement relaxés

L’Humanité, 3 mai 2014 :

Après 43 mois de procédure et d’acharnement judiciaire les cinq militants CGT qui ont refusé de subir des tests ADN, tels des criminels, sont définitivement relaxés. Cette victoire des syndicalistes relance l’exigence d’une amnistie sociale.

C’est la fin d’un acharnement judiciaire sans précédent à l’encontre de militants syndicaux poursuivis pour “tags” dans le cadre d’actions collectives menées dans la lutte contre la réforme des retraites, en 2010. Le Président de la Chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Lyon a en effet ordonné la non admission d’un appel formé par le Procureur général de la Cour d’appel de Lyon. Cette ordonnance n’étant pas susceptible de recours, les cinq syndicalistes qui refusaient d’être soumis à des tests ADN sont donc définitivement relaxés.

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La « justice » s’acharne sur les cinq de Roanne

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le procureur général de la cour d’appel de Lyon vient de faire appel de la décision du tribunal de Roanne, qui avait relaxé les cinq syndicalistes. Ces militants étaient jugés pour refus de prélèvement d’ADN, suite à leur condamnation pour des slogans peints sur les murs, à l’occasion du mouvement social de l’automne 2010.

Rappelons qu’au mois de mai 2013, la police était venu les arrêter à leur domicile, à la première heure. Harceler, ficher et pister les militants pour des raisons futiles, voilà leur obsession sécuritaire et anti-ouvrière. C’est un véritable acharnement contre ces militants, qu’il faudra défendre encore et encore contre la répression.

L’Initiative Communiste-Ouvrière soutient les cinq de Roanne, appelle à participer aux actions en leur faveur et dénonce toutes les mesures répressives contre les militants syndicaux.

Roanne : L’acharnement continue

Une déclaration de la CGT relative à l’acharnement judiciaire dont sont victimes les « cinq de Roanne » :

siteon0-dc90f Jeudi 2 janvier 2014,

Le Tribunal correctionnel de Roanne, dans sa sagesse, a prononcé le 17 décembre 2013, la relaxe des 5 militants Cgt, poursuivis pour avoir refusé le prélèvement de leur ADN, mettant ainsi fin au calvaire subi par nos camarades depuis 6 ans.

Monsieur le Procureur de la République de Roanne a accepté cette décision en ne relevant pas appel dans le délai prescrit. Lire la suite

Acharnement politico-judiciaire contre les « 5 de Roanne »

Reuters, 2 janvier 2014 :

La CGT a dénoncé aujourd’hui l’appel déposé par le procureur de la République de Roanne (Loire), après la relaxe accordée en première instance aux cinq militants du syndicat poursuivis pour avoir refusé un prélèvement d’ADN en 2010.

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La CGT évoque un « acharnement politico-judiciaire », estimant que le procureur de la République, qui a fait appel le 31 décembre 2013, a agi sur injonction du procureur général de Lyon.

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Les cinq militants CGT de Roanne relaxés

AFP, 17 décembre 2013 :

Dispensés de peine pour avoir inscrit des slogans contre la réforme des retraites de 2010 sur un mur, ils restaient poursuivis pour refus de prélèvement ADN. La justice leur a donné raison.

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Le tribunal correctionnel de Roanne (Loire) a relaxé mardi les cinq militants de la CGT qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, estimant que ce prélèvement n’avait en réalité pas lieu d’être.

A l’audience le 5 novembre, le parquet avait requis un mois de prison avec sursis à l’encontre des cinq prévenus, quatre hommes et une femme, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers. En novembre 2012, ils avaient été reconnus coupables par la cour d’appel de Lyon de «dégradations en réunion», mais dispensés de peine, pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2010.

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Mobilisation à Roanne contre la répression antisyndicale

Venus de toute la France et de tous les secteurs d’activité, environ 10.000 militantes et militants CGT se sont retrouvés à Roanne ce 5 novembre contre la répression anti-syndicale. Ce 5 novembre, en effet, 5 militants CGT passaient en procès à Roanne pour refus de prélèvement ADN. Ces cinq syndicalistes avaient été inculpés suite aux manifestations de l’automne 2010 contre la réforme des retraites pour avoir fait des tags. En novembre 2012, la Cour d’Appel de Lyon les avait dispensés de peine. Pourtant, ces syndicalistes ont été convoqués le 22 mai pour un prélèvement d’ADN à l’Hôtel de Police de Roanne, ce qu’ils ont refusé. Et le lendemain, dès la première heure, d’importantes forces de police sont venues à leurs domiciles, comme s’il s’agissait d’une affaire de grand banditisme !

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Aussi, un appel à une mobilisation nationale était lancée pour ce 5 novembre à Roanne. En plus de l’UL de Roanne et des structures de la région (Loire, Lyon, Ain, Isère, etc), ce sont des travailleurs de toute la France qui ont répondu à l’appel, venant avec plus d’une centaine de bus, depuis Paris, la Franche-Comté, les Ardennes, les Bouches-du-Rhône, la région Centre, la Bourgogne, la Lorraine, et même depuis le Havre ou Cherbourg. Etaient présents des cheminots, des métallos, des salariés de la RATP, des ouvriers du bâtiment, des postiers, des dockers, des employés des collectivités territoriale, des travailleurs de la santé et de l’action sociale, de la chimie, du commerce, de l’agroalimentaire et de bien d’autres branches d’activité, sans oublier les privés d’emploi et les retraités.

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Les travailleurs ont le droit de se défendre, tous à Roanne le 5 novembre !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

On s’en souvient ! Le 23 mai à Roanne, la police est venue arrêter à 6 h 30 cinq militants CGT à leurs domiciles ! Ces cinq syndicalistes avaient été inculpés suite aux manifestations de l’automne 2010 contre la réforme des retraites pour avoir fait des tags. En novembre 2012, la Cour d’Appel de Lyon les avait dispensés de peine. Pourtant, ces syndicalistes ont été convoqués le 22 mai pour un prélèvement d’ADN à l’Hôtel de Police de Roanne, ce qu’ils ont refusé. Et le lendemain, dès la première heure, d’importantes forces de police sont venues à leurs domiciles, comme s’il s’agissait d’une affaire de grand banditisme ! Ils repassent le 5 novembre devant le tribunal de Roanne.

 Roanne

Non seulement le gouvernement a refusé une loi d’amnistie pour les militants inculpés lors des luttes sociales, mais à Roanne l’acharnement répressif contre des militants syndicaux a dépassé un nouveau stade. De façon plus générale, on assiste dans toutes les luttes d’ampleur, une tentative de criminaliser les ouvrières et les ouvriers qui se défendent face au patronat. C’est, dans toutes les boîtes, l’acharnement du patronat pour licencier ou pousser à la démission les syndicalistes et autres militants ouvriers combatifs. Et l’Etat appuie cet acharnement anti-syndical, comme lorsque pendant la grève à PSA Aulnay, des militantes et militants CGT ont été convoqués devant la sûreté d’Etat ! Lorsque, comme à Metz, la justice s’acharne contre un syndicaliste CNT qui avait participé, au cours d’une manifestation de près d’un millier de personne contre la casse des retraites sous Sarkozy, au blocage de la gare. Et on pourrait multiplier les exemples ! Lire la suite