Archives de Tag: fascisme

Il y a 75 ans, la nuit de cristal

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, les bandes nazies lancent à travers toute l’Allemagne et en Autriche un vaste pogrom antisémite. 400 synagogues sont incendiés à travers l’Allemagne, 7.000 magasins juifs sont saccagés, plus de 400 êtres humains sont assassinés par les bandes racistes et 30.000 Juifs envoyés vers les camps de concentration. 75 ans plus tard et alors que l’extrême-droite et autres réactionnaires distillent à nouveau la haine raciste à travers l’Europe, il nous semble intéressant de publier le texte diffusé mi-novembre 1938 par les communistes en Allemagne. Publié dans un numéro spécial de la Rote Fahne, journal alors clandestin du KPD (Parti Communiste d’Allemagne) sous le titre «  »Gegen die Schmach der Judenpogrome » (Contre l’ignominie des pogroms anti-juifs), ce texte, signé du Comité Central du KPD, n’avait à notre connaissance pas encore été traduit en français.

National Socialism, resistance, communist newspaper Die Rote Fahne (The Red Flag), catch line: Gegen die Schmach der Judenpog

Contre l’ignominie des pogroms anti-juifs (Die Rote Fahne, mi-novembre 1938)

Fidèle aux plus fières traditions du mouvement ouvrier allemand, dans le véritable esprit des plus grands poètes et penseurs allemands, le Parti Communiste d’Allemagne s’élève contre les pogroms anti-juifs d’Hitler qui, devant toute l’humanité, ont recouvert l’Allemagne de la plus profonde ignominie.

C’est un misérable mensonge que de prétendre que ces pogroms auraient été déclenchés par la « colère du peuple ». Ils ont été planifiés à l’avance, commandés et organisés par les dirigeants nationaux-socialistes seuls. Ils devaient en fait servir à cacher la colère montante contre la dictature nationale-socialiste et le pillage de l’ensemble de la population allemande par les millionnaires de l’industrie d’armement et les bonzes nazis corrompus, en s’en prenant à des innocents avec ce cri : « c’est la faute au Juif ».

Lire la suite

Publicités

Mai / juin 1945 en Allemagne : La « Freie Republik Schwarzenberg »

Si on a encore aujourd’hui tendance à voir l’Allemagne de 1933 à 1945 comme un pays entièrement nazifié, force est de constater qu’on trouvait encore en 1945, après des années d’un régime de terreur, des militantes et des militants issus du mouvement ouvrier capables de lancer des insurrections pour mettre tenter de mettre le plus vite possible un terme à la guerre comme en Haute-Bavière en avril 1945. Dans la région de  Schwarzenberg, située dans les Monts Métallifères de Saxe, pendant 42 jours, ce sont les comités d’action anti-fasciste qui ont exercé le pouvoir.

Carte de la "zone non-occupée" autour de Schwarzerberg

Carte de la « zone non-occupée » autour de Schwarzerberg

Cette petite région autour de Schwarzenberg, d’une vingtaine de kilomètres de Aue au nord à Johanngeorgenstadt au sud et d’une trentaine de kilomètres d’Ouest en Est, n’était, lors de la capitulation sans condition du IIIème Reich le 8 mai 1945, occupé ni par l’armée américaine ni par l’armée soviétique. Les raisons pour lesquelles cette zone n’a pas été occupée restent soumises à différentes interprétations et débats entre historiens. Vingt-et-un villages et villes se trouvaient dans cette zone non-occupée.

Lire la suite

Nuit du 2 au 3 août 1944 : La « Zigeunernacht »

Vendredi 2 août, à travers l’Europe, plusieurs initiatives ont eu lieu à l’appel d’organisations Rroms et anti-racistes pour commémorer le génocide perpétré par les nazis à l’encontre des Rroms et Sintis.

genocide_Rrom

Cette date du 2 août est celle du souvenir de la « Zigeunernacht » du 2 au 3 août 1944 où les nazis ont décidé de la liquidation du camp des tziganes d’Auschwitz-Birkenau, nuit où 2.897 Sintis et Rroms, hommes, femmes et enfants, ont été exterminés dans les chambres à gaz.

Lire la suite

Agen: 5 membres de Troisième voie déférés pour agression raciste

Cinq membres du groupe d’extrême droite radicale Troisième voie étaient déférés lundi soir devant le parquet d’Agen pour des violences aggravées, par le mobile raciste notamment, après avoir agressé dimanche deux hommes, dont un d’origine maghrébine, a-t-on appris de source judiciaire.

Sept jeunes, cinq hommes et deux femmes, présentés comme proches du groupe d'extrême droite Troisième voie, ont été interpellés dimanche à Agen après l'agression de deux festivaliers d'un festival rock d'influence libertaire.

Sept jeunes, cinq hommes et deux femmes, présentés comme proches du groupe d’extrême droite Troisième voie, ont été interpellés dimanche à Agen après l’agression de deux festivaliers d’un festival rock d’influence libertaire.

La police avait placé en garde à vue deux femmes et cinq hommes âgés de 22 à 35 ans aux premières heures de dimanche, après que les deux victimes, des hommes de 25 et 33 ans qui revenaient du Festival rock de La Prairie, au bord de la Garonne, se furent rendus au commissariat vers 3h00 du matin pour dénoncer les faits.

Le Festival de la Prairie est une petite institution à Agen, fondée il y a des décennies par des proches de la mouvance anarcho-libertaire.

Lire la suite

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Communiqué de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue. 

Appel unitaire :

400s

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

Lire la suite

Une semaine de provocation et de violence racistes et néo-nazies

Galvanisées par le score de l’extrême-droite aux dernières élections et par cinq années de banalisation du racisme, les brutes néo-nazies développent ces derniers temps leurs actes d’intimidations, de provocations et d’agressions contre des personnes ou des locaux.

Cimetières juifs ou mosquées vandalisés, attaques contre des locaux d’organisations politiques ou syndicales, agressions racistes à l’encontre de personnes considérées comme « étrangères », violences homophobes ou à l’encontre de « rouges ».

Vandalisme raciste et néo-nazi contre un lieu de culte musulman à Strasbourg

Pour ne prendre que des exemples récents :

– le lundi 21 mai, un militant de Action Contre le Fascisme (ACF) de l’Ain et Haute-Savoie, s’est fait agresser par une bande de néo-nazis se réclamant des « Nationalistes Autonomes ». Il faut noter que les néo-nazis se sont mis à trois contre ce camarade qui, handicapé, se déplace en chaise roulante (plus d’infos sur le site de l’Action Contre le Fascisme).

– le mardi 22 mai, la mosquée de Tarascon est souillée par des graffitis néo-nazis dont des symboles « SS ».

Lire la suite

Quelques notes sur la résistance ouvrière au nazisme

Quelques notes sur la résistance ouvrière au nazisme de 1933 à 1945 à l’occasion du 29 avril, Journée des Déportés.

On a tendance à voir dans l’Allemagne de 1933 à 1945 un pays entièrement nazifié, oubliant que le national-socialisme était une réponse de la bourgeoisie à la fois à la crise du capitalisme et à la combativité de la classe ouvrière. C’est d’abord contre le mouvement ouvrier allemand que s’est dirigée la violence terroriste de l’Etat nazi. Ainsi, de 1933 à 1939, 225.000 personnes sont condamnées pour motifs politiques à des peines de prison plus ou moins longues et un million d’Allemands et d’Allemandes sont envoyés en camp de concentration pour raisons politiques. De 1933 à 1945, 32.500 anti-fascistes allemands sont condamnées à mort et exécutées pour motifs politiques et on estime à 1.359 le nombre de personnes sont assassinées par des agents du régime nazi entre le 30 janvier 1933 et le printemps 1936.

Le texte suivant est loin d’être une étude exhaustive de la résistance au nazisme dans la classe ouvrière allemande mais ne cherche qu’à montrer quelques exemples de cette lutte.

Lire la suite