Archives de Tag: Etat

L’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

Etat de droit ? Non ! Etat bourgeois qui fait passer les intérêts individuels de ses serviteurs avant ceux de la collectivité :

Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés, complétée de nos propres informations. En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche. D’après une enquête de Mediapart, en 2014, au moins 115 députés (sur 577) ont salarié un membre de leur famille, en CDD ou CDI, sur un temps plein ou partiel. Huit élus sont même allés jusqu’à rémunérer deux de leurs proches.

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Contre l’austérité : marche citoyenne ou lutte des ouvriers ?

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

« Pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbres de la liberté, par des phrases sonores d’avocat, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours. » Blanqui, Le toast de Londres.

Suite à l’affaire Cahuzac, le Front de Gauche, par la voix de Mélenchon, appelle à une manifestation à Paris le 5 mai sur le mot d’ordre de « marche citoyenne contre la finance et l’austérité, pour la VIe République ». Eva Joly et une partie d’Europe Ecologie – Les Verts ont annoncé leur participation à cette manifestation, de même que le NPA.

Les communistes-ouvriers ne sont pas des partisans du « tout ou rien », si nous sommes révolutionnaires, nous participons au quotidien à toutes les luttes pour l’amélioration immédiate de nos conditions de vie et de travail et celles des humains qui nous entourent. Cela dépasse les revendications économiques dans nos lieux de travail ; nous luttons ainsi contre toutes les formes de discriminations, pour l’égalité des droits, pour la régularisation des sans-papiers… Même sur des questions constitutionnelles, bien des questions ne nous laissent pas indifférents comme une véritable séparation de la religion et de l’Etat, revendication qui reste à obtenir dans bien des pays d’Europe et même en France pour ce qui est de l’Alsace-Moselle, nous sommes aussi solidaires de revendications comme l’abolition de la monarchie dans des pays comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou la Belgique, non pas que nous ayons des illusions sur la forme républicaine de l’Etat bourgeois, mais ne serait-ce que parce que la population n’a pas à subir le poids financier des restes du féodalisme médiéval.

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A propos de « l’appel à la 6e République » du Front de gauche

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Une nouvelle fois, le Front de gauche a lancé un appel pour une « marche pour la sixième république » le 5 mai. L’idée d’une « sixième république » est un serpent de mer de la vie politique française, qui a été portée ces dernières années par le centriste François Bayrou et l’actuel ministre socialiste Arnaud Montebourg. Le texte de l’appel donne un aperçu des critiques que le Front de gauche fait de l’actuelle constitution et ses propositions pour la suivante. Une lecture serrée de ce texte montre ses insuffisances et la distance qui sépare ce nationalisme républicain du mouvement communiste ouvrier.

« La République malade de ses institutions »

Sous ce titre, l’appel énonce trois points principaux. Le premier point « Une constitution monarchique » dénonce la présidentialisation de la 5e République, le « Coup d’Etat permanent » selon la formule de François Mitterrand, idole de Jean-Luc Mélenchon. Le même Mitterrand qui s’est moulé dans les institutions de la cinquième république sans les réformer, en quatorze ans de présidence. « Exiger l’abolition de cette monarchie républicaine », comme le propose l’appel, est extrêmement vague, même si le texte laisse entendre que le président devrait être responsable en justice et devant l’assemblée.

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18 mars 1871 : Proclamation de la Commune de Paris

Le 18 mars 1871, les ouvriers de Paris prennent le pouvoir et proclament « La Commune », elle durera jusqu’au 28 mai, succombant sous les coups de la répression. Plus qu’une des nombreuses pages héroïques des luttes révolutionnaires de la classe ouvrière, La Commune de Paris est la première réponse, non pas théorique mais dans les faits, de ce qu’est la réalité du pouvoir ouvrier, non pas la vieille machine d’Etat de la bourgeoisie repeinte en rouge, mais sa destruction et la mise en place de nouveaux organes de pouvoir, la révocabilité des élu(e)s, l’abolition de l’armée permanente, le versement à tout mandaté politique d’un revenu équivalent au salaire moyen d’un ouvrier, etc.

A l’heure où, de l’Afrique à l’Amérique, en passant par le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe, des millions et des millions de gens cherchent une alternative pour en finir avec le capitalisme, ses crises et ses souffrances, l’expérience de la Commune de Paris reste d’une brûlante actualité. La révolution, pour vaincre, pour apporter le pain, la liberté et la dignité humaine, ne peut se contenter de mettre les Frères Musulmans et des militaires sur le siège de Moubarak, les islamistes sur celui de Ben Ali, ou tout autre force bourgeoise à la place d’une autre. C’est bien la machine d’Etat de la bourgeoisie qu’il faut briser, la remplacer par le pouvoir des conseils de travailleuses et de travailleurs, bref construire une forme nouvelle de pouvoir, un Etat du type de celui de la Commune.

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