Archives de Tag: EPE Chemiserie

Grève du textile à Tizi Ouzou : Des emplois sur le fil du rasoir

El Watan, 31 octobre 2014 :

Elles ont déclenché une grève depuis juillet dernier pour réclamer de meilleures conditions de travail et surtout le départ du directeur. Depuis, pas de prise en charge de leurs doléances, ni même une réponse des autorités. Il s’agit de 150 ouvrières de l’EPE Chemiserie du centre de Tizi Ouzou. Elles ouvrent leurs portes à El WatanWeek-end et racontent leur désarroi.

«Il m’est arrivé de les battre, leur crier dessus et de sortir comme une folle en les laissant à la maison. Je ne peux pas. C’est ainsi que je réponds à mes enfants ces derniers temps.» Zahra, 43 ans et mère de famille, n’était pourtant pas prête pour nous recevoir. Vêtue d’un modeste ensemble de maison, faute de moyens. Elle est ancienne secrétaire du directeur d’une entreprise publique à Larbaâ Nath Irathen. Une petite localité au centre-est de la wilaya de Tizi Ouzou, où l’économie repose essentiellement sur l’arboriculture de montagne. Pendant 23 ans, et en passant par de nombreux postes administratifs, techniques et commerciaux, Zahra était une cible de l’acharnement de la direction. Accusée de «sorcellerie», elle a souffert de nombreuses rétrogradations abusives.

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Les ouvrières de l’EPE Chemiserie de Larbâa Nath Irathen en grève

Le Temps d’Algérie, 22 juillet 2014 :

«Exploitation» et «travail sous la menace», c’est ce que dénoncent les 190 ouvriers qui activent dans l’EPE Chemiserie de Larbaâ Nath Irathen, une trentaine de kilomètres de la ville de Tizi Ouzou, à travers leur grève d’hier. C’est avec détermination que les ouvriers à forte majorité féminine se sont regroupés hier devant ladite usine et ont paralysé toute les activités pour exiger la satisfaction de leurs revendications et le départ inconditionnel de leur directeur en poste depuis 2003. Jointe par nos soins, l’une des ouvrières et syndicaliste confie que leurs doléances avaient été présentées à leur responsable à maintes reprises mais celui-ci, «ne semble pas vouloir accorder de l’intérêt à nos problèmes socioprofessionnels». Interrogé sur leurs doléances en question, notre interlocutrice ajoutera :

«Nous travaillons dans des conditions lamentables et indescriptibles. Depuis de nombreuse années, nous subissons des agressions au sein même de l’usine et une injustice sans nom de la part de notre responsable qui n’hésite pas à renvoyer la première personne qui ose se plaindre.» En effet, selon cette ouvrière, les femmes, puisqu’elles représentent plus de 90% des travailleurs de cette usine, sont exploitées à longueur de journée dans leur labeur.

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