Archives de Tag: crimes d’honneur

Les femmes face à la politique réactionnaire d’Erdogan

RTBF, 8 juin 2015 :

On a voté en Turquie ce dimanche. L’enjeu est lourd pour le parti du président Recep Tayip Erdogan. L’AKP a perdu sa majorité absolue à cause de ses dérives autoritaires et conservatrices, principalement vis-à-vis des femmes.

« Au début cela a commencé par des pressions psychologiques. Et après c’est devenu des violences physiques. Et puis à la fin je ne pouvais plus les supporter ces violences ». Sefika a 28 ans. Elle a subi les violences de son ex-mari pendant plus de 5 ans. « C’était un mariage arrangé… avec un homme issu d’une tribu kurde. Le poids des traditions était très important ».

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Crime d’honneur en Tunisie: Marche blanche en mémoire d’Eya, brûlée vive par son père

Une marche blanche est organisée  jeudi 19 juin à 12h place des droits de l’homme à Tunis, pour lutter contre le silence des médias et alerter sur le traitement des femmes en Tunisie.

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L’histoire avait choqué sur les réseaux sociaux. Eya, une collégienne de 13 ans, est morte brulée vive par son père. Une marche blanche est organisée pour lutter contre le silence des médias et alerter sur le traitement des femmes en Tunisie. Parmi les organisateurs, Faten Abdelkefi, et Amal Bint Nadia, journaliste.

Lutter contre « l’indifférence »

Les circonstances du drame ne sont pas encore clairement établies. Selon certains témoignages, Eya serait rentrée du collège le 28 mai, en compagnie d’un camarade de classe, d’autres affirment que le père aurait aperçu sa fille en compagnie de camarades à l’intérieur du collège. Un acte qui aurait poussé son père à l’asperger d’essence avant de la brûler. Lire la suite

Manifestation contre les meurtres de femmes à Umm al-Fahm

Des dizaines de femmes ont manifesté vendredi 3 mai à l’entrée de la ville de Um al-Fahm pour dénoncer les meurtres de femmes au sein de la minorité arabe-palestinienne en Israël, suite à l’assassinat de Muna Mahjana, 29 ans, assassinée dans cette ville le dimanche précédent dans un crime dit « d’honneur ».

Les manifestantes ont brandi des pancartes avec des slogans comme « Assez d’assassinats de femmes » et « les criminels doivent être punis ». Parmi les manifestantes se trouvait la militante féministe Aida Touma-Sliman, éditrice du quotidien communiste de langue arabe « Al Ittihad« . Elle a déclaré « une société qui se respecte ne peut accepter de crime et rester silencieuse ». Elle a ajouté que des dizaines de dossiers d’assassinats de femmes ont été clos, malgré l’existence de preuves et sans aucune explication.

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Crime d’honneur. Afghanistan: un père exécute sa fille pour venger l’honneur de la famille

Halima est agenouillée, devant plus de 300 personnes au coeur du village isolé de Kookchaheel, au nord-ouest de l’Afghanistan. Agée d’une vingtaine d’années, elle porte un long tchador et attend son heure. Une prière funèbre est prononcée puis son père, placé cinq mètres derrière elle, tire trois balles avec une kalachnikov. Elle s’effondre. Son frère vient pleurer sa mort brutale, devant la foule impassible. 

Fin avril, c'est devant 300 villageois qu'un Afghan a exécuté de trois balles de kalachnikov sa propre fille, coupable d'avoir voulu s'enfuir avec un cousin et ainsi «bafoué l'honneur» de sa famille.

Fin avril, c’est devant 300 villageois qu’un Afghan a exécuté de trois balles de kalachnikov sa propre fille, coupable d’avoir voulu s’enfuir avec un cousin et ainsi «bafoué l’honneur» de sa famille.

Pour le tireur, sa fille avait déshonoré la famille en abandonnant son mari, tentant de fuir avec son cousin. L’histoire commençait à faire du bruit au village, il fallait rétablir l’ordre.

La scène filmée, personne arrêté

Selon l’organisation Amnesty International, cette exécution d’un autre temps a eu lieu le 22 avril dernier, plus de onze ans après la chute du régime intégriste des talibans, tristement célèbre pour ses exécutions publiques de femmes. Cette nouvelle affaire de «crime d’honneur» en Afghanistan suscite d’autant plus l’indignation que personne n’a jusqu’ici été arrêté. Pourtant, tout a été filmé.
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Justice pour Nigar Rahim

Un appel aux organisations de femmes et aux militants des droits humains pour condamner le gouvernement du Kurdistan régional et chercher justice pour Nigar Rahim

Violée par un frère, tuée par un autre frère pour laver la honte sur « l’honneur » de la famille.

Nigar Rahim n’avait que 15 ans quand elle a été assassinée par son frère le 20 juillet à Garmian au Kurdistan d’Irak. Nigar avait été violée et mise enceinte par un de ses frères. Elle avait été protégée avec son enfant par la Direction des enquêtes sur les violences contre les femmes pendant six mois après avoir accouché. Nigar et son frère ont été arrêtés au début de cette année ; son frère a été condamné à 20 ans d’emprisonnement tandis que Nigar a été libérée sous caution, d’après la police de Garmian où l’affaire avait été traitée. Elle se trouvait alors sous la protection de la Direction.

Après six mois, un autre frère de Nigar est entré en négociation avec la police et a signé un document promettant de ne pas lui faire de mal. La police l’a remise à la famille le 12 juin, mais elle a été tuée par cet autre frère le 20 juillet.

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Crimes d’honneur au Pakistan: près de mille femmes tuées en 2011

RIA Novosti, 22 mars 2012 :

Plus de 900 femmes et jeunes filles ont été tuées au Pakistan l’année dernière pour avoir bafoué le sacro-saint « honneur familial », a annoncé jeudi aux journalistes la Commission pakistanaise des Droits de l’Homme (HRCP).

« Au moins 943 femmes, dont 93 mineures, ont été tuées l’année dernière « au nom de l’honneur » », lit-on dans le rapport de la Commission, dont les médias pakistanais reprennent des extraits.

Il existe au Pakistan la tradition du Karo Kiri, c’est-à-dire de l’assassinat des femmes au nom de l’honneur d’un homme ou d’une famille. Une femme peut être exécutée pour des motifs divers, notamment pour le refus d’un mariage arrangé, des « relations illicites » ou un « mariage sans permission ». Certaines des victimes sont violées, parfois collectivement, avant d’être tuées.

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