Archives de Tag: chimie

Les « Conti » de Midi-Pyrénées en grève ce jeudi

France 3 Midi-Pyrénées, 7 avril 2016 :

Les salariés des trois sites de Continental en Midi-Pyrénées ont cessé le travail ce jeudi matin à l’occasion des négociation annuelles obligatoires.

Une partie du personnel de l’équipementier automobile Continental en Midi-Pyrénées a débrayé jeudi matin sur trois sites pour défendre des augmentations de salaires supérieures à celles proposées par la direction, a-t-on appris de sources syndicales.

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“C’est toujours dramatique, le travail”: un ouvrier rouennais raconte l’usine

Le Nouvel Observateur, 28 mars 2016 :

« Je vous écris de l’usine » est une admirable chronique ouvrière parue de 2005 à 2015 dans le mensuel de critique sociale «CQFD». Jean-Pierre Levaray y raconte la vie quotidienne dans son usine d’ammoniac et d’engrais, une de ces poudrières classées Seveso 2. Ce site de Grand-Quevilly, dans le Rouennais, était une filiale de Total avant d’être revendu en 2014 à des Autrichiens et à un fonds d’Abu Dhabi. Triste classique, auquel a préludé une série de «plans de sauvegarde de l’emploi» (PSE), comme on dit pour mieux jeter son personnel après usage.

« Dans leurs calculs, les ouvriers comptent pour du beurre», lit-on dans la chronique d’avril 2006 intitulée «Putain d’usine: on ferme !» Tout est consigné d’une plume fine et incisive, le meilleur comme le pire. La fraternité ouvrière et la servilité des cadres, toujours du côté du manche, le salaire qui peine à monter – 1,8% pour eux contre 33% pour celui des actionnaires -, le matériel vétuste, les accidents, nombreux, comme celui arrivé à un intérimaire turc recruté pour descendre dans un four immense changer un catalyseur.

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Grève chez Speichim à Mourenx

La République des Pyrénées, 3 mars 2016 :

La grève chez Speichim Processing, sur la plateforme Chem’pôle de Mourenx, entre aujourd’hui dans son neuvième jour. Elle provoque indirectement l’arrêt de son voisin Sanofi.

Ce mercredi, au terme d’une nouvelle journée de négociations, les 16 salariés postés et la direction n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente. Les grévistes ont pourtant revu leurs revendications à la baisse, « en proposant non plus une augmentation du salaire de base de 100 euros pour 2016 et 100 euros pour 2017, mais 200 euros sous forme d’une prime mensuelle », explique leur porte-parole Yann Raimbaud.

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Appel de la CGT Michelin Cholet à la grève le 9 mars

Appel de la CGT Michelin Cholet :

Pour le retrait de la loi El Khomri
Se mobiliser dés maintenant pour la grève du 9 mars 2016

Le projet de loi El Khomri est une violente attaque contre les droits des travailleurs. Il faut se mobiliser dés maintenant et surtout ne pas compter sur des supposés opposants au parlement. Le gouvernement changera peut être une ou deux virgules pour obtenir l’adhésion de politiciens complaisants et de certains syndicalistes.

La durée du travail

-La semaine de travail pourrait monter jusqu’à 60h ; la durée aujourd’hui est de 48h.
– Le repos entre deux journées de travail pourrait être réduit et fractionné; aujourd’hui, il est de 11h.
– Le taux de majoration des heures supplémentaires pourrait être ramené à 10%.
– Aujourd’hui, il est de 25% à partir de 36 heures.

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Goodyear, derrière le conflit social, un scandale sanitaire

L’Humanité, 3 février 2016 :

Aujourd’hui, pour des centaines d’ouvriers, après leur licenciement, plane un risque de maladies graves dues à leur exposition prolongée à certains produits nocifs tels que les HAP-CMR utilisés dans la composition des pneus. Or la direction de Goodyear a soigneusement omis de les informer des risques encourus alors même que la loi l’y oblige. Du coup c’est la double peine pour les victimes et leurs familles, non seulement ils sont malades, pour ceux qui ne sont pas décédés, mais ils doivent se battre pour faire reconnaitre leurs pathologie comme maladie professionnelle.

Aidés par les organisations syndicales, ils ont créé une association et entamé une action collective (class action) contre la direction américaine de Goodyear. Il ont des chance de voir leurs droits reconnus .. à moins que les récentes peines infligées aux ex employés de l’usine ne les empêche l’aller défendre leur dossier outre atlantique. Une condamnation qui arrange bien Goddyear… Entre 2006 et 2012, Mourad Laffitte suit le conflit social des Goodyear qui frappe durement les 1300 salariés de l’entreprise américaine. Après un plan social dévastateur, il aborde le chapitre des conditions de travail de ces salariés et les risques sanitaires qu’ils encourent dans son documentaire « Googyear, la mort en bout de chaîne »

Goodyear, le vrai bilan d’une fermeture : 1 143 licenciés, 12 décès, dont 3 suicides

L’Humanité, 22 janvier 2016 :

L’usine Goodyear a fermé ses portes il y a près de deux ans, mais les conséquences se font toujours ressentir à Amiens (Somme), ville frappée de plein fouet par la crise. Au-delà de l’impact économique sur le bassin d’emploi, ce sont évidemment les anciens Goodyear qui paient les pots cassés. Les huit condamnés sont aujourd’hui les plus menacés. Mais leurs anciens collègues ont eux aussi bien du mal à tourner la page. Sur plus d’un millier de licenciés, 120 ont retrouvé un CDI.

Leur monde s’est écroulé un jour d’hiver 2013. Bien sûr, tous savaient que les menaces de fermeture planaient depuis longtemps, mais cette certitude ne les a pas empêchés de trembler lorsque Mickaël Wamen, délégué CGT de Goodyear Amiens, leur a demandé de se rassembler dans l’usine, après avoir annoncé qu’il avait quelque chose à leur dire. « Ce jour-là, j’ai vu des collègues pleurer pour la première fois, raconte Éric Monvoisin, grand bonhomme calme au regard bleu perçant comme une dague. Pour nous, Goodyear, c’était plus qu’une entreprise. Certains se connaissaient depuis plus de vingt ans… On a compris qu’on ne retrouverait ça nulle part ailleurs. »

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Villefranche : Les travailleurs de Bayer en grève

Tonic Radio, 19 janvier 2016 :

La grève des salariés de l’entreprise Bayer est reconduite pour une semaine supplémentaire à Villefranche.

Le personnel sera, comme la semaine dernière, en grève entre 2 et 8 heures par jour. Ils organiseront vendredi un grand rassemblement, devant les locaux Le personnel réclame des revalorisations salariales. Les dernières propositions de la direction ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. La direction invoque sa crainte d’une récession.