Archives de Tag: chibanis

Argenteuil : Pour denoncer l’état de leur foyer ils suspendent le paiement du loyer

La colère des Chibanis

Argenteuil. Des résidents du foyer des remparts souhaitent que la cafétéria, qui a brûlé, soit refaite.

Argenteuil. Des résidents du foyer des remparts souhaitent que la cafétéria, qui a brûlé, soit refaite.

Des résidents du foyer des remparts à Argenteuil en ont ras-le-bol. Dans le hall, des feuilles avec le titre « en grève » s’affichent sur les portes de l’ascenseur. Le plafond encore noirci par l’incendie qui s’est déclaré dans la cafétéria toujours fermée – le 2 mai dernier -, mine les visages des chibanis.

Ces travailleurs migrants venus en France durant les Trente Glorieuses sont nombreux à vivre leur retraite dans des foyers comme ceux d’Argenteuil.

Leurs revendications ? « Que des travaux soient enfin réalisés. Nous voulons que les lieux soient sécurisés, notamment au niveau des portes d’accès, que la peinture des chambres soit refaite et l’entretien mieux pris en charge… », précise Letaïef Dhraoui, président du comité des résidents. Pour se faire entendre, ils ont décrété la grève qui se traduit pour certains d’entre eux par l’arrêt du paiement de leur loyer. Lire la suite

Nouvelle audience pour les Chibanis de la SNCF

Contractuels toute leur vie, parce qu’ils n’avaient pas la nationalité française, ces cheminots de seconde zone n’ont jamais eu accès aux examens, aux soins, aux tarifs préférentiels pour voyager…
Il s’agit du 4e groupe de cheminots Chibanis sur 15 à passer devant le tribunal des Prud’hommes du 10e arrondissement de Paris. Au total, ils sont 850 pour une série de procès qui se révèle être sans fin. Cet après-midi, ils étaient 27 sur le banc à réclamer l’égalité des droits dans leur carrière de cheminots. Et aujourd’hui, surtout dans leur retraite.
Ces Chibanis ont été recrutés au Maroc dans les années 70, et pour certains, plus rares, en Algérie. Il existait à l’époque une convention de main d’œuvre entre les deux pays et la France. En signant leur contrat, les cheminots marocains et algériens ne savaient pas encore qu’ils allaient être « condamnés » à rester des contractuels toute leur vie et à ne jamais devenir des cadres permanents. Lire la suite