Archives de Tag: Calais

Calais : des salariés d’ISS en grève pour défendre des collègues licenciés

La Voix du Nord, 20 juin 2016 :

Ce lundi, des salariés d’ISS logistique et production, entreprise de vingt-sept personnes située rue Chateaubriand et spécialisée dans la logistique (*), se sont mis en grève.

« Trois salariés en CDI ont été licenciés lundi pour faute grave et trois intérimaires n’ont pas eu leur contrat renouvelé. La direction les accuse de ne pas avoir travaillé et d’avoir consommé de l’alcool sur le site, explique Teddy Vaduret, délégué du personnel CGT. Le 8 avril, en sortant du travail, un intérimaire a eu un accident et la police l’a contrôlé positif au test d’alcoolémie. La direction a été alertée et les autres membres de l’équipe – ils étaient cinq – ont pris pour lui. »

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La France interdit un convoi humanitaire à la destination des exilé-es à Calais

Les autorités françaises bloquent un convoi de 250 véhicules de la Grande-Bretagne transportant de l’aide pour le principal camp de réfugié-es de Calais.

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(Image d’archive)

La préfecture du Pas-de-Calais dit que les organisateurs du convoi ont appelé à une manifestation à laquelle ils ont invité les organisations qui soutiennent les réfugiés de toute l’Europe.

Diane Abbott, de Stand Up To racisme, l’un des organisateurs, a condamné la décision de bloquer ce convoi humanitaire composé principalement de bénévoles qui allaient fournir de la nourriture, la literie et les tentes aux exilé-es dans le camp.

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LA HAINE ET LA XÉNOPHOBIE SUR LE DOS DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE CALAIS

Article de Aleksa Gvozden paru dans le n°64 de Communisme-Ouvrier d’avril 2016

L’expulsion de la zone sud de la « jungle » est terminée. La municipalité de Calais s’en réjouit. Étant donné la stigmatisation des migrant-es et la récupération politique ignoble du désarroi des habitantes et habitants de Calais face à une situation qu’ils/elles, pas plus que les exilé-es, n’ont pas cherché, Natacha Bouchart, la maire de cette ville n’est sûrement pas le symbole de l’humanité et de l’hospitalité. Aux antipodes de toutes les Calaisiennes et tous les Calaisiens solidaires du sort des migrant-es, elle n’a pas raté une seule occasion pour nourrir la haine et la xénophobie, allant jusqu’à « un appel à une intervention militaire ». « Il faut que l’armée intervienne ! », martèle-t-elle depuis des mois.

Aucune réelle solidarité ni réponse politique ne peuvent se bâtir sans la solidarité locale, arrivée au stade où il n’y a plus de « nous » et de « eux », et peu importe le nombre de co-voitureurs qui montent de Paris ou d’ailleurs de temps en temps. Si les soutiens locaux à Calais peinent à construire une passerelle si nécessaire entre la majeure partie de la population et le camp des exilé-es, c’est aussi parce que les politiciens et le patronat local leur mettent les bâtons dans les roues, désignant les réfugié-es comme la source de tous les maux. Ce sont bien les politiciens et le patronat local qui s’acharnent à construire un véritable mur entre les gens.

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Calais : Préparations de la mobilisation du jeudi 31 mars

Nord Littoral, 27 mars 2016 :

Pour eux, rien n’a changé. Cette version 2, ce n’est pas une loi travail, mais « une loi Medef ». Alors, la CGT, FO, Sud, la FSU et le mouvement de la coordination des lycéens « qui est carté à rien du tout » appellent à nouveau à la manifestation. Le 31 mars, direction les rues de Calais pour les uns, celles de Lille pour les autres. Les syndicats se donnent rendez-vous à 10h30 devant la sous-préfecture pour le dépôt d’une motion, avant de rejoindre les bus qui partiront pour Lille vers 12 heures.

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Les lycéens seront plus matinaux puisque, dès 8 heures, les élèves de Léonard-de-Vinci et de Coubertin se mettront en route pour aller mobiliser leurs camarades de Sophie-Berthelot, moins réceptifs à ces appels à la mobilisation. Un cortège où sont attendus plus de 800 jeunes devrait défiler dans les rues de Calais.

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Fin des bouches cousues pour les Iraniens de Calais

Libération, 25 mars 2016 :

Après vingt-quatre jours de grève de la faim, ces réfugiés satisfaits de la décision du gouvernement «d’abandonner le projet de démantèlement de la zone nord de la jungle», affirment avoir arrêté leur mouvement par respect pour ceux qui les soutiennent.

Après vingt-quatre jours bouche cousue, neuf Iraniens de la «jungle» de Calais viennent de mettre fin à leur grève de la faim. Mokhtar, enseignant, Esmaïl, cadre dans la pétrochimie, Mohammad, mécanicien dans l’aéronautique, Hamed, vendeur de voitures, Davoud, agent immobilier et tatoueur, Sassan et Hossein, étudiants, Réza, prof de body-building, et Mohammad Réza, joaillier, installés dans l’ancienne cabane des No Border réclamaient, entre autres, «l’arrêt de la démolition de la jungle», mais aussi «la sécurité», «un représentant des Nations unies pour parler avec nous».

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Solidarité avec les grévistes de la faim et les réfugié-es à Calais

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Depuis le début de la destruction de la zone Sud de « la jungle » à Calais, 12 réfugiés iraniens se sont cousus les lèvres et ont entamé une grève de la faim pour alerter sur leur situation et protester contre la politique des Etats français et britannique.

Car, malgré la soi-disant « volonté d’accompagner les migrants vers une demande d’asile en France » martelée par Cazeneuve, ces gens-là ne souhaitent pas rester en France mais bien partir en Grande Bretagne.

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Grève de la faim dans la Jungle: «Nous le faisons pour tous les réfugiés »

Nord Littoral, 16 mars 2016 :

Au sein de la partie sud de la Jungle, ne restent que quelques baraquements isolés. Des points d’informations ou des lieux de vie, épargnés par les expulsions. Dans l’une de ces cabanes, neuf Iraniens entamaient mercredi leur 16e jour de grève de la faim. Les mêmes qui s’étaient cousus la bouche lors des premiers jours du démantèlement.

« Nous le faisons pour tous les réfugiés, expliquent Ismaël et Sassa, deux Iraniens en grève de la faim. C’est un acte collectif. » L’essence même de leur geste s’explique par la tension qui prédomine dans la Jungle depuis plusieurs semaines. « Le gouvernement utilise la violence contre les migrants. C’est pourquoi nous souhaitons manifester notre désaccord. »

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