Archives de Tag: Bamako

Aux obsèques d’Adama Traoré, au Mali : « On pleure des larmes de haine »

Le Monde, 8 août 2016 :

Bouna a les lèvres qui tremblent et les mains pleines de terre ocre. Il vient d’enterrer son oncle, Adama Traoré, à Bamako. Il ne l’a vu « qu’une fois, au Mali », comme la majorité des gens qui ont assisté aux funérailles de ce jeune homme de 24 ans, mort dans des circonstances controversées, lors d’une interpellation le 19 juillet dans le Val-d’Oise. « Je connaissais son père, depuis des années. J’étais présent à son enterrement. Je viens ici soutenir la famille », explique Mohammed, drapé dans un beau bazin vert foncé.

Adama Traoré n’a pas grandi au Mali. Qu’importe, la solidarité et les racines familiales sont des motivations suffisantes pour la cinquantaine de personnes présentes ici. La pluie battante ne s’est pas arrêtée de la journée. Elle se mêle aux larmes, rince les mains et les visages de ceux qui viennent d’inhumer le jeune homme. « La pluie, c’est un beau présage. Cela signifie que les portes du paradis vont s’ouvrir devant lui », affirme Assa Traoré, sa sœur, qui a fait le déplacement depuis Paris.

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Mali : Grève illimitée et très suivie aux impôts

Mali Actu, 2 septembre 2015 :

Le Syndicat national des travailleurs des impôts (Syntim) observe depuis hier, une grève illimitée pour protester contre la non satisfaction d’un cahier de doléances en 13 points soumis au ministère de l’Economie et des Finances depuis 2011.

Le Syntim réclame l’adoption du projet de décret portant plan de carrière, d’un autre projet de décret portant statut particulier, l’audit du fonds d’équipement de la direction générale des impôts par une instance indépendante, le gel des transferts à la direction des grandes entreprises jusqu’à la mise en place de la commission paritaire. Le syndicat demande aussi la responsabilisation du comité pédagogique chargé de la formation des agents, la mobilité des responsables ayant passé plus de cinq ans dans le même service, la mise en place du fichier du personnel pour mieux gérer les ressources humaines en mettant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il exige aussi d’éviter à l’avenir des nominations ou des affectations en contradiction avec les impératifs contenus dans les plans de carrière, et recommande la dotation permanente et suffisante des services en matériels et équipements nécessaires à l’accomplissement des missions dévolues.

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Bamako : Grève des ouvriers d’Ozone Mali

Malijet, 22 juin 2015 :

Des trottoirs sans ouvriers d’Ozone Mali (une entreprise nouvellement créée), des poubelles remplies d’ordures, des rues non balayées… C’est le triste constat, depuis quelques jours, dans la ville de Bamako où les ordures s’entassent sur les différents tronçons. Motif : Grève des ouvriers de la société Ozone Mali.

En quelques jours, les rues, avenus et boulevards de Bamako sont devenus méconnaissables. Et pour cause. Une grève a été déclenchée par les ouvriers d’Ozone Mali. La manifestation qui est en cours depuis plus d’une semaine, a débuté par un groupe de travailleurs au niveau des communes 5 et 6. Très vite, le mouvement s’est propagé au niveau de toutes les communes où les travailleurs ont tous arrêté le service de nettoyage.

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Bamako : Grogne à l’hôpital Gabriel Touré

Mali Web, 5 mars 2015 :

En manque de tout pour satisfaire les patients, le Comité syndical du CHU Gabriel Touré envisage une grève de 48 heures à partir du lundi 9 mars 2015, à 00h. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée le mardi dernier.

Depuis un certain temps, le Centre hospitalier universitaire Gabriel Touré est confronté à un manque criard de matériels de travail. Malgré les différents préavis de grève, le mal persiste, affirme le Secrétaire général du Comité syndical de l’hôpital, Dr Loséni Bengaly. Au regard de cette dégradation exponentielle du cadre de travail et de vie du personnel, indiquera-t-il, le syndicat a déposé, le 19 février, sur la table du gouvernement un préavis de grève de 48 heures. Si rien n’est fait d’ici le 9 mars, a-t-il averti, la grève sera effective.

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Bamako : Le syndicat de l’hôtel Laïco Al Farouk lance un préavis de grève

Mali web, 16 février 2015 :

La visite médicale périodique des travailleurs, pourvoir les postes vacants au sein de l’établissement, assurer une prime de nuit pour les agents, réviser le règlement intérieur de l’hôtel, octroyer un contrat à durée indéterminée pour leur camarade Hamidou Dembélé.

Ce sont là les cinq principaux points de revendication du comité syndical de Laïco hôtel Al Farouk qui projette une grève à partir du 18 de ce mois si leurs doléances ne sont pas satisfaites.

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Mali : Les travailleurs du ministère des mines réclament cinq mois d’arriérés de salaire

Mali Jet, 30 octobre 2014 :

Les travailleurs de l’OREP, du PDRM (projet de développement minier en République du Mali), de la DNGM (Direction Nationale de la Géologie et des Mines) regroupés au sein du Syndicat National des Miniers(SYNAMI) ont tenu un sit-in hier, le 30 septembre 2014, devant le département des mines. La manifestation du jour, selon ses organisateurs, vise à faire entendre raison au Chef du département à qui ils réclament 5 mois d’arriérés de salaire sans succès. Dans un entretien, Amadou Mahamane Touré, chargé de communication de l’OREP, a affirmé à la presse que le syndicat projette d’entamer, dans les jours à venir, une grève si une issue favorable n’est pas trouvée à leurs revendications.

Un malaise général est perceptible au niveau du département des mines. Pour cause, le ministre Boubou Cissé n’est pas en odeur de sainteté avec les travailleurs de son département. En tout cas, le constat était amer à l’OREP, ce lundi 29 septembre 2014 où les travailleurs du département étaient assis devant la porte de cette structure.

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Mali: une grève aux répercussions économiques conséquentes

Fin de la grève de 48 heures déclenchée par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), principale centrale syndicale. Une grève largement suivie. L’évaluation exacte des conséquences de ce mouvement social est en cours, mais d’ores et déjà, on sait que cette grève est une mauvaise affaire pour l’économie malienne.

La grève de 48h initiée par l'UNTM a gêné l'approvisionnement de la capitale malienne en denrées.

La grève de 48h initiée par l’UNTM a gêné l’approvisionnement de la capitale malienne en denrées.

En temps normal, chaque mois, les douanes maliennes rapportent environ 33 milliards de francs CFA à l’Etat en recettes. Les 48 heures de grève ont provoqué un manque à gagner d’un peu plus de 2 milliards de francs CFA dans les caisses des douanes. Lire la suite

Mali : La grève générale bien suivie

RFI, 21 août 2014 :

Sur les trois ponts de Bamako, ce jeudi 21 août, la circulation était très fluide. Dans leur très grande majorité, les fonctionnaires maliens ne se sont pas rendus au travail. Les tribunaux sont paralysés. La presse d’Etat et une grande partie de la presse privée ont également respecté le mot d’ordre de grève lancé par l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Mali. Seuls trois journaux sur la vingtaine de titres que compte le pays sont sortis.

Dans deux hôpitaux de la capitale que nous avons visités, la grève est également suivie, mais un service minimum est sur place tout comme dans l’administration. Cependant, dans la quasi totalité des banques, les portes sont restées clauses. Aucun acte de violence n’a été constaté à Bamako ni à l’intérieur du pays – selon les témoins – où la grève est également suivie.

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Mali : L’UNTM prépare la grève générale des 21 et 22 août

Mali Actu, 15 août 2014 :

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) n’entend faire aucune concession sur le préavis de grèves déposé par son BE le 31 juillet dernier sur la table du gouvernement. Lors d’un grand meeting qu’elle a organisé le mercredi à la Bourse du Travail sous la présidence de leur secrétaire général Yacouba Katilé, la centrale syndicale a décidé d’aller jusqu’au bout de sa logique si l’Etat ne manifeste pas sa bonne foi. En expliquant le bien fondé des 17 points avec arguments à l’appui, les responsables syndicaux ont dénoncé de vive voix la mauvaise foi du gouvernement dans la prise en charge des doléances.

Pour gagner une plus grande mobilisation des travailleurs aux grèves des 21 et 22 Aout, le nouveau bureau exécutif de la grande centrale syndicale du Mali, l’UNTM a convoqué ce meeting d’information pour éclairer la lanterne de ses militants et les hommes de médias sur le pourquoi du préavis lancé.

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Mali : Les travailleurs de G4s en grève

Mali Actu, 13 août 2014 :

Le torchon continue de brûler entre les responsables syndicaux et la direction générale de la société de sécurité et de gardiennage G4s. Le mouvement de contestation a démarré la semaine dernière dans les rangs des travailleurs de cette société. Une partie des salariés entend ainsi protester contre ce qu’elle considère une violation des lois régissant les sociétés de surveillance et de gardiennage. G4S, une multinationale occupant la première place mondiale en matière de sécurité privée, emploie près de 500 000 salariés dans plus de cent pays au monde. Au Mali, où elle s’est installée voilà 5 ans, elle opère essentiellement à Bamako avec cependant quelques représentations à l’intérieur et emploie près de 2000 salariés.

Une grosse entreprise donc où le climat social s’enfièvre depuis quelques années. Une partie des travailleurs estime, en effet, que ses revendications ne sont pas prises en compte par l’employeur. Vendredi, un millier d’entre eux se sont ainsi massés devant la CSTM pour marquer leur mécontentement. « Ce n’est pas notre choix d’aller en grève, mais les conditions qui nous sont infligées nous y obligent », assure Mamadou Sidibé, le secrétaire général du syndicat. En terme de réglementation, explique-t-il, il existe depuis 2008 dans notre pays une convention collective des personnels des sociétés de gardiennage et de prestation de service qui donne un cadre formel aux relations entre employeurs et employés de ces sociétés. Le texte régit les rapports de travail dans le secteur mais, visiblement, la société G4S a du mal à s’y plier, regrette Mamadou Sidibé.

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