Archives de Tag: amiante

Alstom condamné à verser 5000 euros à 54 ex-salariés

L’Express, 28 juillet 2015 :

Les prud’hommes ont décidé de sanctionner le groupe français, au titre de « préjudice d’anxiété », pour une exposition à l’amiante de salariés passés par une usine de transformateurs de Saint-Ouen.

Le groupe français Alstom a été condamné ce mardi par le conseil des prud’hommes de Bobigny à dédommager 54 ex-salariés de son site de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à hauteur de 5000 euros chacun, plus 500 euros au titre des frais de procédure. Ceux-ci demandaient réparation pour avoir été « délibérément exposés » selon eux à l’amiante au cours de leur carrière. Contacté, Alstom n’a pas souhaité commenter cette décision.

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Amiante : 18 mois requis contre Gerlero père et fils

La Dépêche, 18 avril 2014 :

Amiante à Lamagistère, Bessens et Saint-Alban (31)

On n’a jamais vu en France un tel stockage illégal d’amiante à l’air libre, sans protection, plus de 500 tonnes, soumis au vent, à la pluie», a lancé le procureur Sébastien Farges, avant de requérir 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Jean Gerlero, le patriarche, et Thierry Gerlero, le fils, ex-gérants de fait et de droit de la société Gerlero, et 50 000 € d’amende pour chacun d’entre eux, hier devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Société basée à Saint-Alban en Haute-Garonne mais qui déversa de grosses quantités de déchets aussi à Bessens et Lamagistère. «Une pollution énorme» mettant en danger la vie des salariés de la société aujourd’hui en liquidation, «tout ça pour faire du fric», selon le représentant du parquet.

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Amiante : les gérants de l’entreprise Gerlero et Fils seront jugés au Tribunal Correctionnel

Communiqué du Syndicat CGT Construction, Bois et Ameublement du 31, 14 avril 2014 :

En mai 2011, notre syndicat a lancé une mobilisation dans la commune de Saint Alban afin d’alerter sur les menaces de contamination liée à l’existence d’une déchetterie sauvage d’amiante.

Ami

Interpellées, les autorités publiques sont intervenues afin de faire respecter les obligations sanitaires. L’entreprise Gerlero a été mise en liquidation judiciaire et le patron a du verser plus de 100 000 euros sur ses fonds propres afin de commencer à dépolluer le site.

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La CGT port reçue au ministère du Travail

Les agents du port ayant été exposés à l’amiante bénéficient d’une mesure de départ en retraite anticipé. Cette mesure prend en compte l’exposition jusqu’en 1996, alors que les agents ont été exposés jusqu’en 2002.

La CGT est confiante après son entrevue au ministère du Travail, mais maintient la pression sur les ministères de la santé et du budget : «Il serait injuste de mettre en balance le coût et la santé des travailleurs!»

La CGT est confiante après son entrevue au ministère du Travail, mais maintient la pression sur les ministères de la santé et du budget : «Il serait injuste de mettre en balance le coût et la santé des travailleurs!»

La CGT a réclamé, jeudi à Paris et en compagnie de Yann Capet, un nouveau décret au ministère du Travail. La délégation est ressortie confiante de l’entrevue. Si un nouveau décret est promulgué, ce sera loin d’être anodin pour les agents du port. En raison de l’accord sur les départs en retraite anticipés, justifiés par une exposition à l’amiante, certains salariés pourraient partir à la retraite dès la promulgation. Une année d’exposition donne droit à quatre mois d’anticipation. En l’occurrence, la requête de la CGT – qui est portée par d’autres organisations syndicales du port – porte sur six ans d’exposition au-delà de la limite légale de 1996, soit deux ans de droit au départ anticipé. Lire la suite

Manifestation «pour un procès pénal de l’amiante»

Plusieurs milliers de victimes de l’amiante, venues de toute la France, ont manifesté ce samedi à Paris, de la Tour Montparnasse «amiantée» jusqu’au Palais de justice.

La Tour Montparnasse, où les seuils autorisés de poussière d’amiante sont dépassés.

La Tour Montparnasse, où les seuils autorisés de poussière d’amiante sont dépassés.

Plusieurs milliers de victimes de l’amiante, venues de toute la France, ont manifesté ce samedi à Paris, de la Tour Montparnasse «amiantée» jusqu’au Palais de justice, pour réclamer «la punition des responsables» et une meilleure «prévention» contre ce risque qui reste «actuel». Lire la suite

La CGT d’AKERS ne veut pas que le dossier amiante ne soit que poussière

Le syndicat CGT Akers, société de Berlaimont spécialisée dans la fabrication de cylindres de laminoirs, a perdu une bataille mais pas son combat. Mercredi, son délégué syndical Jacques Thurette a informé les salariés du rejet par le tribunal administratif d’annuler la décision refusant d’inscrire leur établissement sur la liste de ceux ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ACAATA). La CGT a jusqu’au 4 juin pour faire appel devant la cour administrative d’appel de Douai. Et c’est bien son intention.

Lens : Les retraités CFDT s’interrogent sur les produits qui ont remplacé l’amiante

Les matériaux de substitution à l’amiante, interdite en France depuis 1997, seraient-ils à leur tour dangereux pour la santé de ceux qui les manipulent au travail ? L’union des retraités CFDT de Lens et environs pose la question et a même rédigé un rapport. Pour ces anciens de CdF chimie ou d’HGD, il ne faut surtout pas répéter « l’erreur » commise pendant des dizaines d’années avec la fibre tueuse.

« On tient notre permanence à Bully parce que c’est plus près de Mazingarbe… » La proximité, on sait ce que ça veut dire dans l’équipe amiante qui s’est formée chez les retraités CFDT de Lens et environs. Pour aider les victimes de l’amiante à obtenir des indemnités, les retraités proposent des réunions à la Maison des associations de Bully-les-Mines, soit au plus près de l’usine de Mazingarbe et des lieux d’habitation de ses anciens employés. Du temps de Charbonnages de France, celle-ci faisait partie des « leaders » sur le secteur lensois en matière de manipulation de la fibre (qualifiée depuis de tueuse) par des ouvriers qui la respiraient à pleins poumons.

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Des salariés d’Akers à Lille, hier, pour faire classer leur usine en site amiante

C’est une nouvelle étape que des salariés d’Akers Berlaimont, usine spécialisée dans l’usinage de cylindres pour laminoirs, ont vécu hier à Lille. Venus en autocar spécialement affrété, au tribunal administratif sur l’invitation de la CGT et de l’Association locale de défense des victimes de l’amiante (l’ALDEVA), ces salariés réclament de la Justice qu’elle inscrive Akers sur la liste des sites amiante. Ce qui vaudrait à ces salariés de partir à la retraite plus tôt et ainsi de compenser une réduction possible, estiment-ils, de leur espérance de vie pour avoir été exposés à l’amiante…

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Secteur_Avesnes_sur_Helpe/2012/03/22/article_des-salaries-d-akers-a-lille-hier-pour-f.shtml

Les oubliés suisses de l’amiante

L’Illustré, 22 février 2012 :

L’Italie vient de condamner l’ancien propriétaire d’Eternit. En Suisse, le chemin vers la reconnaissance des maladies de l’amiante et la désignation des coupables est semé d’embûches.

L’ancien patron et propriétaire d’Eternit, le milliardaire Stephan Schmidheiny, a été condamné à seize ans de prison par le Tribunal de Turin, le 13 février dernier, pour un «désastre sanitaire» qui a coûté la vie à des milliers d’ouvriers. Compromettante pour l’image, la sentence est encore loin d’être exécutoire. Il reste deux voies de recours jusqu’en cassation, l’instance suprême. Et la Suisse ne pratique pas l’extradition. Le scandale de l’amiante a néanmoins un retentissement international qui pourrait réveiller des procès en cascade partout où la «fibre miraculeuse» a sévi. Premier paradoxe: le pays souche, siège d’Eternit, celui d’où l’amiante-ciment a autrefois déployé ses tentacules, ne reconnaît pas, ou très difficilement, ses victimes. Les rares procédures en justice contre l’industrie de l’amiante n’ont pas abouti. On invoque la prescription de dix ans qui prévaut dans le droit du travail. Est-ce bien raisonnable, alors que les maladies de l’amiante se déclarent vingt, trente, parfois quarante ans après l’exposition? Autre entrave dans le long chemin vers la reconnaissance, à défaut de la guérison: à l’exception du mésothéliome (cancer de la plèvre), caractéristique de l’amiante, difficile de prouver le lien de cause à effet entre l’inhalation des particules et une pathologie, par exemple le cancer des poumons, tumeur «d’origine multifactorielle». Qui doit payer? Le fabricant? La SUVA, caisse nationale d’assurance en cas d’accident? La caisse publique de l’assurance invalidité (AI), à défaut de pouvoir désigner un coupable? L’imbroglio en est à son firmament. Dans les faits: 2779 cas ont été enregistrés comme «maladies professionnelles liées à l’amiante» par la SUVA à ce jour, pour 650 millions de francs de prestations. On déplore 1389 décès. Les litiges finissent parfois au tribunal. Quatre procédures sont en cours. En Suisse, il y a des éclopés de l’amiante, vivant leur calvaire entre les rancunes, les maux et les souvenirs douloureux. Parfois dans l’indifférence générale. Voici leurs témoignages.

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Italie : Premier procès de l’amiante

Le Figaro, 13 février 2012 :

Le tribunal pénal de Turin a infligé lundi seize ans de prison à deux industriels responsables du drame qui a fait plus de 3 000 victimes en Italie en vingt ans.

Le procureur général Raffaele Guariniello avait requis vingt ans de prison -la peine la plus lourde possible- contre chacun des accusés, le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny, et le baron belge Jean-Louis Marie Ghislain de Cartier de Marchienne, jugés pour «catastrophe sanitaire et environnementale permanente» et infractions graves à la sécurité du travail: «Je n’ai jamais vu pareille tragédie», avait déclaré le procureur, lors de son réquisitoire prononcé le 4 juillet 2011. Lundi, avant d’entrer dans la salle du tribunal, il a parlé d’un procès «historique»: «C’est la première fois au monde qu’on a pu débattre du drame de l’amiante avec une telle ampleur», a-t-il dit. Sentence «historique» aussi pour le ministre de la Santé, Renato Balduzzi.

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