Archives de Tag: 2theloo

Paris : les « dames pipi » attendent la décision des prud’hommes

France Infos, 27 août 2015 :

Depuis le 10 juillet, elles ne touchent plus de salaires, car elles n’ont pas été reprises par la nouvelle société chargée de gérer six points de toilettes publiques de la capitale. Le tribunal des prud’hommes, qui devait rendre son verdict jeudi, a renvoyé sa décision au 8 septembre.

Dans une salle des locaux de Force ouvrière, à Paris, six femmes attendent, silencieuses. Dehors, une autre, juriste du syndicat, traverse la cour au pas de course, sous la pluie. Elle porte le verdict tant attendu, rendu jeudi 27 août par le tribunal des prud’hommes. Ces femmes sont des « dames pipi », des employées (traditionnellement, la profession est largement féminine) chargées de l’entretien des toilettes publiques. En grève, elles n’ont pas touché de salaire depuis le 10 juillet.

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Les « dames-pipi » en grève pour conserver leurs emplois

France 3 Paris Ile-de-France, 19 août 2015 :

Depuis le 1er juillet dernier, l’entreprise hollandaise 2theloo a repris six lieux d’aisance publics à Paris, auparavant entretenus par Stem Propreté. Et refuse de garder les agents d’entretien. Onze « dames pipi » ont ainsi perdu leur travail.

Elles sont en grève et « se rendent chaque jour sur leur lieu de travail, sans rien faire, et y font leurs horaires habituels », indique Abbes Keddir, représentant de Feets-FO. Depuis le 1er juillet dernier, l’entreprise hollandaise 2theloo a repris six lieux d’aisance publics à Paris, auparavant entretenus par Stem Propreté. On compte notamment des établissements proches de Notre-Dame, de la place de l’Etoile ou de Montmartre. Problème : à son arrivée, la société hollandaise 2theloo a refusé de garder les agents d’entretien. Onze « dames pipi » ont ainsi perdu leur travail. Ces femmes ont trente ou trente-cinq ans d’ancienneté.

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Manifestation des dames pipi devant l’Hôtel de Ville à Paris

Le Parisien, 31 juillet 2015 :

En grève depuis douze jours, les dames pipi ont à nouveau manifesté ce vendredi après-midi, cette fois devant l’Hôtel de Ville, propriétaire des lavatories où elles travaillent. La société néerlandaise 2thelooa, qui a repris le marché des toilettes municipales, ne souhaite pas garder les onze salariés de l’ancien prestataire.

« On nous a dit qu’on allait nous recycler. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? On n’est pas des bouteilles en plastique, ni des cartons d’emballage », peste l’une d’elle, 62 ans, dont 30 à nettoyer les WC. De son côté, la Ville de Paris a déploré qu’« aucun accord ne soit à ce jour intervenu entre les deux entreprises concernées — l’ancien et le nouveau délégataire —, pour aboutir à une sortie par le haut de cette situation ».

Paris : la révolte des dames pipi menacées de licenciement

Le Parisien, 24 juillet 2015 :

Banderoles « en grève », sono à fond, chasubles rouges aux couleurs du syndicat FO par-dessus les boubous : les dames pipi sont remontées comme des coucous. Ce vendredi, elles manifestaient au pied du Sacré-Coeur (XVIIIe), à côté d’un des sites dont elles s’occupaient.

« On nous a jetées comme des serpillières », se lamente Gabrielle, 62 ans, dont 29 ans à nettoyer des toilettes publiques de la Ville de Paris.

« On est trop vieilles pour le nouveau prestataire, pas assez instruites », poursuit-elle. La Stem, société de nettoyage qui l’employait, elle et ses onze collègues, a perdu le marché.

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A Paris, la révolte des « dames pipi »

Le Monde, 22 juillet 2015 :

Une petite révolution se joue dans les lieux d’aisance publics de la ville de Paris. Il ne s’agit pas des 400 sanisettes mais des « lavatories », ces espaces souvent en sous-sol qui emploient des « dames pipi ». La révolution est due à l’arrivée de la société néerlandaise 2theloo (« Aux toilettes », en anglais), qui gère déjà plus de 150 de ces endroits dans 13 pays. Elle reprend ainsi le marché du nettoyage des lavatories que détenait la société Stem.

La société avait postulé pour plusieurs toilettes situées dans des lieux prestigieux et très fréquentées par les touristes, tels que le parvis de Notre-Dame, la place de l’Etoile, etc. Sa spécialité est de proposer des toilettes design avec boutique, dont la décoration diffère selon les quartiers, et de recourir systématiquement à des « dames pipi ». Mais aussi, selon la fédération Feets-FO (équipement, environnement, transport et services), d’ignorer le droit français.

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Gare Matabiau (Toulouse) : Les travailleurs du nettoyage en lutte

La Dépêche, 14 février 2015 :

Spectacle inhabituel hier pour les usagers de la gare Matabiau. Désormais chaque vendredi, les services de nettoyage font grève laissant libre cours aux poubelles qui débordent, aux quais et halls émaillés de papiers et aux toilettes un brin nauséabondes.

Un mouvement social lancé par les 25 salariés chargés de l’entretien qui dénoncent à la fois leurs conditions de travail et le «dumping social» de la SNCF et des sociétés de sous-traitance qui les emploient. «Pour diviser les salariés et ne pas leur permettre d’avoir un délégué syndical (impossible en dessous de dix salariés), en 2014 la SNCF a découpé en trois zones l’entretien de la gare entre quais et halls, bureaux et toilettes, précise Henrie Célié, délégué syndical Sud Rail.

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Victoire des «dames pipi» des gares parisiennes

TF1, 20 janvier 2015 :

Les salariées chargées du nettoyage des toilettes des gares Saint-Lazare, du Nord, de Marne-la-Vallée et d’Austerlitz, ont obtenu l’assurance, mardi, d’être reprises par le nouveau prestataire. De quoi mettre bientôt fin à un conflit qui dure depuis une semaine.

L’accord « est en train d’être trouvé » et n’est encore qu' »oral », selon Malamine Ndiaye, représentant FO-Propreté. En grève depuis plusieurs jours, les salariées chargées du nettoyage des toilettes de plusieurs gares parisiennes ont obtenu l’assurance, mardi, d’être reprises par le nouveau prestataire, sous-traitant de la SNCF. Lors d’une réunion du comité d’entreprise, il a été acté que « tous les salariés conservent leur ancienneté et seront repris aux mêmes conditions », et que « les jours de grève leur seront intégralement payés », écrit dans un communiqué la CFDT-Cheminots.

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