Lutte à la société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT)

Togo Site, 20 août 2016 :

La grève de 72 heures entamée par le personnel de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) du 09 au et 11 août a pris fin hier. Les responsables syndicaux et les employés se sont retrouvés devant les locaux de la société. Une rencontre destinée à redéfinir de nouvelles stratégies afin de contraindre l’employeur à satisfaire leurs revendications. Les employés de la SNPT ont ainsi décidé de renouer avec la grève les 24 et 25 août prochains. Une nouvelle correspondance sera adressée à l’employeur à cet effet.

Mais évoquant la grève qui vient de se terminer, les responsables syndicaux ont informé leurs camarades de la correspondance que leur a adressée Michel Kézié, Directeur général de la SNPT, concernant les conditions dans lesquelles la grève a été organisée. « Nous constatons avec étonnement le non respect du service minimum, conformément au texte (Art 271 et suivant du Code de Travail) malgré les multiples demandes de l’employeur d’assurer la protection des installations et équipements. Par rapport à la loi, nous rappelons que votre responsabilité est engagée pour tous les dommages commis sur les installations. Par ailleurs, il nous a été signalé l’empêchement de certains travailleurs qui ont fait l’objet d’intimidations et de menaces de la part des responsables et autres grévistes devant les entrées de la société, alors même que ceux-ci se rendaient au travail. Il en est de même pour les travailleurs des sous-traitants à qui l’on a empêché par les mêmes méthodes et moyens, l’accès libre aux installations, en vertus des contrats qui les lient à la SNPT. Ces comportements et pratiques ne garantissent pas la sécurité et la pérennité des lourds investissements que l’entreprise réalise depuis quelques années », a écrit le DG.

Une lettre qui a été renforcé la détermination des employés. Selon les responsables syndicaux, la liste de l’employeur pour le service minimum n’a pas été transmise aux représentants syndicaux qu’après le début de la grève. Ils ont également relevé que la liste comporte cinq cent (500) noms alors que la SNPT emploie mille cinq cent (1500) agents. Michel Kézié a donc tenté de réquisitionner le tiers (1/3) des employés pour le service minimum alors que pour assurer ce service une cinquantaine d’employés suffissent.

« Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes en train de discuter des questions qui devraient être réglées d’office puisqu’indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise. Le respect des minimas conventionnels et la protection des travailleurs ne doivent pas faire l’objet de discussions et conduire même à une grève », a fustigé Poro Egbohou, Secrétaire général du Syndicat national des mineurs du Togo (Synamito). « L’employeur dit ne pas avoir les moyens pour satisfaire nos revendications. Mais depuis 2013, nous n’avons pas cessé de travailler, de produire et de vendre », a renchéri Satchibou Issaou, président des délégués du personnel.

Selon les syndicats, il existe actuellement 274 milles tonnes de phosphates en stock. De janvier à juillet 2016, la SNPT a vendu 591 milles tonnes représentant plus de 40 milliards de francs CFA. La satisfaction des minimas conventionnels et la gratification pour le compte de l’année 2015 représentent moins de 600 millions de francs CFA. Les employés de niveau CAP reçoivent soixante cinq mille (65 000) contre soixante-douze mille (72 000) FCFA. Au même moment, des expatriés percevraient entre dix (10) et trente (30) millions de FCFA.

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